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- publié le Jeudi 24 Mars à 14:26

Pourquoi quittent-ils ?

Une naive attente




Zaccharia - L'émission sur la fuite de cerveaux prévue pour éclairer les téléspectateurs sur les raisons du départ des cerveaux a ouvert un débat plus large et dévoile un malaise profond.



Je m'attendais naïvement à une réponse claire, précise, indémontable. Je n'espérais nullement une raison unique mais au moins, je souhaitais entendre quelques explications qui abonderaient dans le même sens.
Et puis, non ! Chacun y allait de ces explications, chacun essayait de se prévaloir d'une explication. Les discours sur les raisons qui nous poussent à partir fusaient dans tous les sens et s'attachaient à des raisons aussi diverses les une que les autres.
J'étais frappe, sidéré, abasourdi qu'autant de raisons puissent pousser les gens à partir ou plutôt à quitter, je pense. Autant les partants que les participants n'arrivaient à se mettre d'accord sur une tendance, sur un levier qui pousse les gens à plier bagage. Il eut été plus judicieux à mon avis de développer cette émission en plusieurs parties ou épisodes car à mon humble avis, ce feuilleton n'est pas prêt de se terminer.


Trop de raisons pour partir.

A ce moment-la de ma réflexion, un profond malaise m'envahit, un sentiment d'impuissance me traverse. Et si la principale question n'était pas aussi simple à formuler ? J'attendais, sans trop y croire, à une réponse à une question simple, maintenant j'ose à peine espérer des bribes de réponses à une question beaucoup plus complexe : quelles sont les diverses raisons qui poussent nos "cerveaux" à partir et pourquoi ces raisons sont-elles aussi disparates, aussi éloignées les unes des autres?

S'attaquer à un problème unique est souvent facile même si le résoudre peut ne pas l'être. Mais quand les problèmes sont aussi divers et variants, la tâche devient incroyablement immense. D'autant plus que dans ce cas, je crois que notre pays subit les attaques de ces différentes raisons. Plus les raisons sont variées et hétéroclites, plus les tentations de quitter le navire sont grandes et plus la population touchée par ce désir d'horizons lointains s'élargit. Actuellement, seule la politique des quotas pratiquée par les pays hôtes jugule l'hémorragie. On doit peut-être notre salut à des politiques protectionnistes d'autrui. Quelle ironie !
Ils fixent des quotas d'immigrés comme nous fixons des quotas de pêches. Ils se délectent d'une des richesses nationales qui malgré tous les repos biologiques ne pourra jamais retrouver sa vigueur. Mais les mailles de leurs filets sont trop fines et leurs bateaux trop puissants. Non, c'est peut être l'inverse finalement, oui, je le crois : nos mailles sont trop larges et nos embarcations pas assez puissantes. Et le plus affolant est le fait que nos "cerveaux" s'engagent consciemment dans les filets d'outremer.


Il faut une lueur d'espoir


Outre les différents aspects du débat, une chose m'a fortement marquée : nos jeunes veulent du mouvement, de l'espoir, veulent voir une lueur au bout de leur tunnel. Ils refusent l'immobilisme et rejettent l'idée de sacrifices vains de leur part. Car, pourquoi partir et donc repartir à zéro si les conditions dans notre ensoleillé pays sont encourageantes ? Ils ne demandent pas l'éden mais espèrent au moins un futur plus lumineux et là plusieurs intervenants ont fait part de leur pessimisme.

Pour ma part, l'injustice et le clientélisme finiront par rendre notre pays exsangue.

Zaccharia


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