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Nasrallah Belkhayate - publié le Mardi 22 Avril à 22:00

Pourquoi pas un conseil national des festivals ?




C'est parti pour le boom des festivals au Maroc. Ca sort de partout. Festival du cinéma, festival des roses, festival du désert, festival du silence des montagnes ...Les jeunes marocains créent des associations et se lancent dans des organisations d'événements tous azimuts. Une nouvelle génération est née.



Ils mettent pour la majorité à l 'épreuve leur créativité, leur talent et leur besoin de réussite sociale. En paralléle les ténors de l'événementiel font fort, ils donnent une trés belle image du pays et un bel exemple de réussite.

L'improvisation est souvent l 'apanage de ceux qui se lancent organisateurs et ça ne risque pas de fleurir comme ils le souhaitent. Un encadrement est donc plus que souhaitable.

Les sponsors ne peuvent pas non plus suivre tout projet festivalier. Ici il y a un problème. D'une part on a une génération qui s'investit corps et âme dans le montage et l 'organisation événementielle et d'autre part les sponsors qui ne peuvent pas répondre à autant d'ardeurs créatives. Que faut-il faire ?

Au delà de toutes ces contingences, les festivals exercent néanmoins une série d’impacts positifs sur les territoires du royaume où ils s’inscrivent.

Au niveau artistique, ils encouragent la création et l’innovation et, de plus, « assument plus volontiers le risque artistique que les institutions permanentes, favorisant l’éclosion des jeunes talents ».

Ils contribuent ainsi au développement culturel des communautés humaines dans lesquelles ils se déroulent, offrant la possibilité d’assister à des expositions et des spectacles vivants. Un tel mélange de culture facilite la cohabitation et génére une ouverture d'esprit orientée vers un enrichissement intellectuel certain. Le festival de Mawazine ou encore le festival international du cinéma à Marrakech en est une parfaite illustration.

La dispersion, le caractère festif et éphémère des festivals permettent sans aucun doute d’attirer nombre de spectateurs qui ne se seraient, peut-être, jamais rendus à ce type de représentation. Le tourisme en profite à tous point de vue pour peu que l 'encadrement citoyen de la ville est à la hauteur de l 'esprit festif en question.

En outre, plusieurs festivals ont redonné une forme de vie et d’activité à des villes ou des régions totalement démunies culturellement. De même, par la diversité des genres des spectacles offerts, les festivals apportent à un public nouveau des représentations traditionnellement réservées aux seules grandes villes : certaines expositions d’art contemporain, des mises en scène par de grands noms du spectacle vivant qui n’auraient pas, dans d’autres conditions, de motif pour se déplacer dans les régions.

Si toutefois les acteurs politiques et même économiques accordent un peu plus d'intérêt à ce qui s'annonce ces derniéres années comme l 'un des meilleurs facteurs de développement du tourisme durable. Mais avant celà les mairies et les conseils régionaux pourraient s'y mettre avec un peu plus de volonté ... financière ! C'est la loi du marché qui le suggère.

Les festivals jouent également un rôle non négligeable dans la réhabilitation et l’animation des lieux patrimoniaux. La réutilisation des espaces patrimoniaux pour la tenue de spectacles ou d’expositions est une pratique qui a fleuri au sein des festivals ; elle fait revivre des monuments délaissés.

Pourquoi ne pas créer par exemple une division des festivals dans les mairies puisque l 'imminence ne fait plus aucun de doute.

Aujourd'hui le Maroc peut se vendre chez lui ! Il l 'a prouvé par le caractère professionnel atteint ces dernières années par les matadors des manifestations. La new génération s'exprime bien et s'adapte trés rapidement au contexte culturelle qui fait vendre.

Pourquoi donc ne pas élaborer une feuille de route autour de cette mine d'or en terme de marketing territorial et touristique. L 'organisation mondiale du tourisme encourage cette nouvelle vague de promotion puisqu'elle rapproche les peuples dans un même esprit de symphonie musicale ou artistique.

Les festivals à Marrakech ou Tanger par exemple participent au développement économique des collectivités qui les accueillent en générant des retombées économiques directes mais aussi indirectes. De la même manière, ils contribuent à la création d’emplois directs mais aussi induits.

Sur le plan touristique, les festivals attirent un grand nombre de visiteurs, soit fidèles, soit occasionnels, en animant la vie de la commune ou de la région. Ils donnent un coup de projecteur sur le territoire à un moment donné. Aussi, l’impact sur l’image d’une ville
accueillant un festival réussi et la notoriété qu’elle en retire jouent un rôle déterminant concernant l’attractivité touristique de la région et suscitent, qui plus est, l’intérêt des entreprises et autres investisseurs.

En outre, ce dynamisme et cette valeur ajoutée permettent de retenir les habitants sur le territoire, de prévenir la désertification, voire d’en attirer de nouveaux.

Sur un plan social, les festivals apportent beaucoup aux territoires hôtes en renouvelant le tissu social et l’esprit des habitants en accueillant des gens de différents milieux socio-économiques, en favorisant les échanges culturels et les rencontres, et surtout en éduquant le public à donner une bonne image de sa ville et en mobilisant l’esprit créatif des populations avec les spectacles présentés.

Une mobilisation va naître et unir les intervenants pour la réussite de la promotion de leur région. Ce constat est d'une portée considérable pour les pays en quête d'épanouissement et d'approche participative.

Une opportunité de taille qui n 'appartient qu 'à la capacité de l 'élite à décider de sa stratégie collective.



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