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Dr Ben Kirat - publié le Lundi 15 Juillet à 13:31

Pourquoi Benkirane doit démissionner






Pourquoi Benkirane doit démissionner
Benkirane patine à la réunion du PJD tenue le 13 juillet 2013. Il parait qu’il prend plus soin de sa personne et le gout de s’imposer, et que ses promoteurs lui conseillent de changer son image pour plaire, alors on le voit, de plus en plus, habillé d’une chemise blanche et d’une cravate, mais reste avec un visage mal rasé mais, dans la plupart du temps, bien taillé mais rien ne change, ce symbole islamiste et non islamique à la mode est tout simplement moche. Il veut être plus royaliste que les royalistes du PAM du RNI et du MP-MNP tous réunis. Il veut s’attacher au pouvoir, comme l’a déclaré l’Atatürk Saad Eddine Otmani à la fin de la réunion, donc le message est mal compris par ces têtes dures de l’ensemble du PJD, qu’il faut aller aux urnes. Car Benkirane, en disgrâce est mal à l’aise au point qu’il ne pouvait pas se prononcer lui-même. Il a mauvaise mine est loin de paraître heureux car il a l’air humilié, abattu, découragé, déchu, perplexe et ni son rosaire et ni les signes du zodiaque qu’il consulte en secret ne pouvaient l’aider. L’homme est sans charisme et son discours du Msid n’arrive pas à convaincre la majorité des marocains. Il n’ose même pas s’adresser à la Presse ou à la télévision, il a peur; les mots lui échappent, aucune interview ou déclaration directe au peuple marocain concernant le retrait de l’Istiqlal n’est apparue. Quoi dire? Que c’est fini pour lui? Il est trop orgueilleux ou arrogant et même les deux à la fois et ne peut le faire, qualités qui sont néfastes pour un homme politique. Mais Benkirane n’est pas un homme politique, c’est un Machiavel, c’est un homme avec des notions politico-pieuses, un Dante déchu comme Dante lui-même partagé entre le politique et le religieux, et on sait sa fin, exilé à Modène jusqu’à son dernier souffle. Benkirane doit comprendre et commence à comprendre que le discours archaïque du Msid du VIIe siècle n’est pas celui de la politique moderne, et maintenant regrette le jour de son engagement avec Dr Khatib de joindre son parti et de se trouver exposé dans une aventure qui n’est pas la sienne et non plus celle des islamistes, car ils appartiennent au Msid où l’obscurantisme brille parmi les illettrés. Il ne lui reste qu’à demander au Commandant des Croyants de lui octroyer une des 27 paroisses qui vont voir le jour au Maroc, pour pratiquer son catéchisme, dans une nouvelle hiérarchie de l’Islam moderne dont le nouveau Vatican est inauguré récemment à Rabat-Salé, pour gérer les 27 diocèses proposés.

Maintenant que l’Istiqlal s’est officiellement retiré du gouvernement en attendant la décision finale du roi, il ne reste à Benkirane qu’à faire appel aux élections législatives sans démagogie de coût et bien avant que la bulle éclate comme en Egypte. La démocratie ne s’achète pas à bon marché ou à la Joutia ou au marché aux puces, car ne pas procéder aux élections ça serait un appel au soulèvement, les marocains ont ras-le-bol avec les islamistes, l’amourette avec le PJD est finie et le parti doit comprendre l’allusion. La démocratie marocaine se conjugue encore une fois avec l’échec de Ban Karane pour manquer d’organiser et les élections législatives ou se prononcer sur la régionalisation, et comme l’échec de Morsi; tous les domaines sont concernés, sociaux, économiques et politiques, et en particulier le ministère de l’éducation, dirigé par un ‘traître’ opportuniste originaire de l’Istiqlal et dans le fond islamiste, avec une réussite de 37,91% au Bac en première session de 2013 au Maroc. Pertes de ressources et négligences d’éduquer les jeunes marocains qui sont la base du futur du pays, et de créer un système qui réponde aux exigences d’apprentissage des élèves. Le système ne marche pas et c’est la faute du gouvernement et il revient à eux de se réunir avec les enseignants et de revoir les raisons de ces défaillances et de promouvoir le recyclage des professeurs moins performants et de remédier le népotisme de ses décideurs placés au ministère sans expériences pédagogiques. Il faut une réussite avoisinant les 100%, car la recherche montre que même un chômeur éduqué peut se débrouiller dans la vie mieux que 100 illettrés. Pour dévier l’opinion publique de l’échec total de la promesse de Benkirane de s’attaquer à la corruption au Maroc, il envoie la police aux classes de Lycées du Royaume pour intimider les adolescents, au lieu de laisser la tâche aux surveillants des établissements, pratique internationale. Il n’est pas de la juridiction de la police, car celle-là a un rôle en dehors des établissements scolaires et non dans les affaires internes de l’éducation. La triche est sanctionnée par l’échec d’office et n’a pas de criminalité dans le monde scolaire, et celle organisée se trouve dans la société à l’extérieur. La criminalité est une chose et la surveillance et l’intimidation pendant les examens est tout à fait une autre: un souci et de l’angoisse en plus pour les jeunes, tandis que rien ou presque rien ne se fait pour combattre la criminalité de la drogue qui se pratique au quotidien dans les enceintes externes des établissements scolaires et la corruption administrative endémique partout au Maroc. Les autorités sont confiantes de donner des statistiques des crimes liés à la drogues, mais le devoir de les contrôler est un échec frappant à tous les niveaux et qu’on n’ose même pas publier les chiffres des détenus, parce qu’ils sont faibles et incapables de les maîtriser, ou même complice du laissez-faire, sinon comment savoir l’un sans connaître l’autre?

‘72% des marocains jugent inefficace la politique du gouvernement’ en ce qui concerne la corruption. Elle n’a pas changé car elle a introduit d’autres preneurs qui étaient exclus dans les régimes précédents, c’est au tour de certains Islamistes descendants du bled de former leur classe moyenne et de partager le gâteau, sinon la dernière tranche de qui reste, comme l’ont fait certains avant eux émanant de l’Istiqlal, de l’USFP, du PPS, du MP, du RNI, du PAM et d’autres de moindre importance et qui rêvent encore de l’ouverture de la boîte de pandore. Mais, le ministre de l’éducation a bien incriminé les lycéens, ces futurs faiseurs de troubles, et d’introduire la police en classe pour contrôler les fraudes. Voilà à quoi se résume la politique des jeunes du PJD. Chapeaux! Mais, et les autres crimes et vrais criminels et corrompus du Maroc, qu’est-ce que vous en faites?
Tu parles, tout va bien au Maroc maintenant que nous sommes au pouvoir, nous sommes maintenant tous à égalité, tous les partis politiques jouent leur part.
Vous voulez dire prennent leur part?
Mm, je n’ai pas dit ça, oh! Salaud tu veux me truquer, me faire dire des choses que je ne comprends pas?
Moi aussi je ne comprends pas, seulement je registre ce qu’on me raconte dans ma Halkﻗa ou Joutia où je pratique mon art de la renommée et bien aimée Jamaع Lafna de Marrakech dont ma dernière visite date de 1993, lors de mon séjour à Rabat pour ma recherche de Doctorat d’Etat au Royaume Uni (PhD).

Le RAMED, autre chose que je ne comprends pas, mais ne t’en fais pas mon vieux, me rassure mon ami, personne ne comprend, même le Ministre de la Santé n’arrive pas à maîtriser tous ces tiers qui en font un rien, tu piges? Il ne faut même pas en parler car tout le système est déchu et à revoir: il n’est ni pratique ni général et encore moins équitable et reste flou dans son organisation et dans son application. Plusieurs cas de négligence grave ont été signalés y inclus des décès et au moins une immolation. Voilà quelques chiffres dont je ne comprends rien: ‘Le RAMED, pour 8,5 millions de bénéficiaires, déclaration du 18 Décembre 2012’, et voilà le dernier résultat annoncé par Hussein Ouardi: «4,56 millions de personnes ont été inscrites au Régime d'assistance médicale (RAMED) depuis son entrée en vigueur le 13 mars 2012 et jusqu'au 1er juin 2013, dont 1,5 million détiennent le récépissé, tandis que 1,7 millions de cartes sont prêtes, a indiqué lundi le ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi», ça veut dire que personne n’a accès au service et sont dans le limbe entre inscription et cartes prêtes mais non délivrées, et le reste bouche cousue. Tu comprends vite. Est-ce qu’il faut payer du Zakat ou corrompre l’employé, qui ‘montre davantage d’affections pour les beaux yeux de sa cassette’ qu’il n’a jamais montré pour ses humains, ce qui a poussé un citoyen au moins à s’immoler, pour ne pas avoir reçu la carte de sa femme dans un état de maladie grave, mais impossible de trouver cette carte magique qui change de tiroir et nécessite une contrepartie pour s’ouvrir par une combinaison de magie des quarante ‘Sages’ et de ‘l’Avare’, ‘Sésame, ma caissette bien aimée, ouvre-toi’, ou encore le désordre, «Mettant le doigt sur certains dysfonctionnements que connait le RAMED, le ministre a souligné l'existence de 70.000 porteurs de la carte de ce régime qui bénéficient, en même temps, de la couverture médicale obligatoire, une donne qui ralentit l'octroi de ces cartes, selon lui.» N’est-ce pas ici le problème majeur du système qui devrait être uniforme sans distinction aucune entre les citoyens et leur fonction, un système de santé égalitaire et unique avec une carte médicale pour tous les marocains sans distinction aucune. Ceux qui veulent prendre le privé ça serait leur affaire et non celle de la citoyenneté ou de l’État, car ils doivent contribuer au système national qu’ils veulent en bénéficier ou non, car au cas d’accident grave de circulation ou de tragédie nationale et d’autres, on se dirige vers l’hôpital le plus proche et non, nécessairement vers des cliniques privés.

Quant aux programmes de la télévision marocaine révisés par le PJD, ils se limitent à répéter les mêmes informations pour ne rien dire et pendant 24 heures pour passer des messages dépourvus de sens et que les marocains n’arrivent même pas à comprendre, parce que le contenu est vide de toute information lucide, mais pleins de généralités et des flous sans détails ni clarté. Pourquoi gaspiller tant d’argent pour multiplier des chaînes qui répètent la même propagande tout le long de la journée et une bonne partie de la nuit, au lieu de diversifier, car convertir la 6 en une chaîne internationale en langue Anglaise et el Maghrébia en une chaîne en langue Française et une autre en Espagnole, car toutes ces langues font partie de l’héritage marocain et feront bien l’affaire et avancer plus les intérêts du Maroc que le fait actuellement la 6. Peut-être faut-il convertir la 2M encore en programme pour les idiots des feuilletons Turcs, Egyptiens, d’Amérique Latine et même de certains du Maroc comme ‘Nass el Hحawma’ ou ‘Ras Lamhحayane’ et d’autres. Enfin ce n’est qu’une suggestion, il faut avoir de l’humour comme même pour plaire à Benkirane et sauvegarder l’identité marocaine, si vraiment elle est mentalement malade et stupide, une comédie de Molière qui devient la norme et le normal de l’imaginaire du marocain du XXIe siècle à travers sa télévision, et par son dialectal et sa perfection artistique du Médecin malgré lui, de doublement odieux, sinon l’invention du clonage des films doublés qui passent à la TV marocaine.

Le projet d’une télévision régionale reste à voir le jour, car cette initiative pourrait contribuer au développement de la culture régionale, au moins ses habitants pourraient entendre un autre appel de prière au niveau local plutôt que l’agacement d’interrompre les programmes, déjà très médiocres, pour écouter l’appel qui ne concerne que Rabat et sa région, voilà une démocratie régionale et non dictatoriale, comme si sans ses appels à la prière le Maroc deviendra moins musulman qu’il l’est maintenant ou que la fatwa, ou suivant le Ministre des Habous, l’opinion des Oulémas va faire des antithéistes bon citoyens marocains aussi des bons musulmans.

Mais vous oubliez qu’il y a des programmes marocains à la télévision, qui sont refuge et asile des fous! Continue mon ami. Est-ce ça la société marocaine que vous voulez? Bien sûr que non! Il faut alors revoir ces programmes d’urgence, mon ami, car on se demande s’il y a des gens normaux au Maroc ou seulement des fourbes et des idiots comme certains feuilletons les présentent au quotidien à la TV marocaine. Mais, c’est la réforme du PJD, réplique mon ami, comme ça nous n’avons pas à engager des acteurs chers pour d’autres productions que les marocains ne peuvent pas comprendre, ils ont besoin du regard de soi et ses caractères sont représentatifs de la société: le regard de l’autre. Ah oui, maintenant je comprends, les marocains sont mentalement retardés. Pire encore, mon ami me raconte, - ils comprennent mieux ce doublement des films turcs et étrangers, ce clonage avec les mêmes voix et le même langage sans sens, avec des histoires banales et sans fond, mettant la femme au bas de l’échelle, car tout son espoir est limité au mariage à un imbécile heureux pour ne pas dire un conard et de regagner la cuisine, sans ambition ni personnalité pensante et indépendante, c’est facile à retenir; n’est-ce pas là la prémisse de la politique des Islamistes? On se demande où sont les femmes dans le gouvernement misogyne de Benkirane? Est-ce vraiment par ces exemples que le Maroc va avancer? Ces films turcs, quel message? Quelle culture cinématographique le Maroc est en train de soutenir? Quelle technique de doublage le cinéma marocain espère développer? Le même dialogue avec les mêmes voix sans sensibilité ni émotion aucune. Ou encore ces films hindous où la parole est limitée avec une musique de suspense à perdre l’effet, donc parfaite pour les andouilles. Ça plaît peut-être à Monsieur Benkirane et son ministre de la culture ou à la direction de la programmation des chaînes de télévision, me dit-on: je vous assure qu’ils comprennent très bien ce dialectal vulgaire de leur tribu et qui convient au sens de leurs humours et commérages. Il ne faut pas oublier non plus qu’ils ont maintenant une clientèle élargie car plus de 98% des ruraux qui représentent plus de 60% de la population marocaines ont accès à l’électricité, et par conséquent la télévision et il faut contrôler ces gens à ne jamais se réveiller du long sommeil, dont parle Averroès. Voilà que la langue arabe que Benkirane promeut se transforme au dialectal de la rue ou au silence hindou à vision électorale dans le monde rural, sinon de bonnes affaires pour assurer les contrats avec nos amis corrompus de l’AKP, ‘nous voulons être comme eux, suivre leur modèle’, n’est-ce pas ce qu’a annoncé Benkirane tout au long de son mandat? Mais il faut admettre que les programmes alloués à la musique Amazigh brillent, ce qui échappe peut-être, à l’étau de Benkirane, et sont, tout simplement, les meilleurs.

Pour le reste, c’est pire encore, mon ami me raconte que la télévision de la réforme de Benkirane est devenue une extension de la Mosquée, ces brebis égarées, ces infidèles de marocains, il faut qu’ils s’occupent davantage du profane car Dieu est négligé et doivent continuer à se repentir et se prosterner devant l’écran, qui est maintenant licite/halal, mais non, pour garder notre pudeur, la pornographie est chose privée et n’est pas acceptable même dans les chaînes européennes, sauf payantes, comme au Maroc d’ailleurs. Il faut tout de même laisser les affaires temporelles au PJD et aux autres mafieux politiques pour en prendre la charge: il n’y a pas assez d’argent pour tous, mais Dieu n’a pas besoin ni d’argent ni de manger, dit, avec indignation mon ami. Au contraire, l’endoctrinement s’institutionnalise et le Vatican de Rabat a planifié plus de 27 projets pour construire des Centres de contrôle, même à Berkane, cette région délaissée depuis que Sidi Ahmed Aberkane les a maudits parce qu’ils ont congédiés les français.

Mais il ne faut pas exagérer, ce contrôle n’est pas du tout comme celui des US-NSA de Snowden ou le quartier général du GCHQ britannique , c’est très modeste et on ne met pas tout le monde à l’écoute, mais dans la démocratie marocaine tout le monde écoute, et participe à la surveillance du territoire par le service de sécurité du gouverneur et autres services (DST/DCRG/CAB et ces Widadiates à l’étranger…) en plus des indicateurs du Maroc qui tous assurent bien ensemble la sécurité du pays et font parfaitement l’affaire. Est-ce qu’on va revenir aux années de plomb et des arrestations en masse, coupable et non coupable et laisser à Dieu de décider de leur sort, c’est-à-dire utiliser la même logique que celle du «12 juillet 1209, [où] plus de 7,000 personnes, entre enfants, femmes et hommes ont trouvé la mort sous les ordres d’Arnaud, commandant de l’armée et Abbé de la région qui exécuta les Cathares comme les Catholiques, en les faisant sortir de l’Eglise où ils prenaient refuge, en laissant à Dieu, selon l’histoire, de distinguer entre la foi de l’un et de l’autre, «Caedite Eos. Novit enim Dominus qui sunt eis.» Au fait, à l’extérieure de l’Eglise, des milliers ont été assassinés et mutilés et utilisés comme cible de tire par les fanatiques de la croisade. Arnaud a eu la témérité d’écrire au pape que son armée a passé vingt-mille personnes à l’épée.» Est-ce le sort qui attend les marocains aux mains des islamistes? Mais mon ami me corrige pourquoi parler d’Arnaud, car nous avons Tazamamart qui fait bien l’affaire, centre d’accueil des coupables et non coupables, dans cette histoire noire du Maroc. Jamais encore.

Et certains pour préserver leur poste, comme Saad Eddine Otmani, osent dire aux marocains qu’une élection démocratique est coûteuse, mais ne disent pas que les constructions de mosquées sont inutiles et dans la plupart du temps sont vides. Mais, mon ami c’est pour avoir la conscience tranquille; Marx n’a-t-il pas dit qu’il faut transformer le monde, car la religion l’opprime, elle est l’opium du peuple? Donc il faut opprimer les gens pour leur bien. Est-ce qu’il y a un choix entre l’industrie et les Mosquées? Car ces dernières font du boom au Maroc et les premières sont presque inexistantes, et celles qui existent sont en majorité des entreprises étrangères. Rien de mal en ça, mais il faut qu’il y ait en parallèle une industrie marocaine, en dehors du tourisme qui est la racine du mal de l’économie espagnole, des babouches et la terra cota, la Chine maintenant en produit à gogo! Le Maroc fera un saut exceptionnel si avec chaque Mosquée créée il y a, en contrepartie, une entreprise de production (PME), et ce que le FMI recommande à l’Espagne, ce qui est aussi valable pour le Maroc qui en manque encore plus, et ce que Jacques Attali a toujours maintenu depuis l’époque Mitterrand que c’est la production qui fait la fortune d’un pays et le reste ce n’est des retombées, et pour y en arriver il faut aussi un investissement direct étranger (IDE) et de taille.

Car le grand échec de Benkirane est dans le domaine de l’économie et des questions sociales, telles la retraite, les salaires, un autre type de couverture médicale généralisé pour tous, sans distinction aucune avec les citoyens, tous sont nés égaux. Voilà pour quelques chiffres de nos voisins, l’Algérie: «Avec 4.110 dollars américains par habitant et par an, l’Algérie fait partie du groupe des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Elle est devancée par la Tunisie (4.150 USD/habitant/an) et suivie du Maroc (2.940 USD) et de la Mauritanie (1.110 USD).» Ou encore avec le même pouvoir d’achat «La Tunisie se classe à la 116e place [mondiale], avec 9.360 dollars internationaux en 2012» tandis que l’Algérie a un pouvoir d’achat avec 7.550 dollars internationaux et vient en 122e position», en d’autres termes, «Le PIB par habitant au Maroc (147e) s’était établi à 2.940 USD (Sahara occidental compris) pour un pouvoir d’achat de 5.040 dollars internationaux (141e). Voilà les chiffres officiels de l’état du PIB du Maroc. Il est loin et de la Tunisie qui occupe la première position et de l’Algérie, la deuxième. Il y a du temps à rattraper et que les marocains doivent savoir qu’ils sont loin et même très loin du développement économique et de la Tunisie comme de l’Algérie, même si cette dernière dispose des ressources énergétiques énormes, mais on ne peut pas dire la même chose de la Tunisie. Il faut admettre que la performance marocaine, malgré ces déclarations belliqueuse à la télévision et dans la presse, on ne peut pas changer la réalité et que le Maroc reste, de loin, dans la dernière position de ces deux pays, et l’écart est comparable avec le Maroc et la Mauritanie avec 1.110 USD et l’autre écart est avec le Maroc, d’une part et la Tunisie et de l’Algérie d’autre part. Il faut doubler les salaires et doubler en même temps la production. Pour cette dernière il suffit de faire face aux fuites des marchés noirs et de la corruption pour générer ce manque de production au Maroc qui représente 50% du PIB du pays, comme indiqué ci-dessous.

La démocratie ça veut dire tout d’abord qu’il faut avant toute élection procéder à la révision de la constitution, en particulier les règles qui gèrent l’accès au pouvoir, comme déjà souligné dans un article précédent, «Elle nécessite un amendement immédiat afin de démocratiser la formation d’un gouvernement lorsqu’aucun parti n’a pas réussi à obtenir une majorité absolue. Il faut limiter le temps de consultation au parti avec le plus de sièges à un mois afin de former son gouvernement, faute de quoi, la relève passe au deuxième parti ayant reçu la deuxième place par le nombre de sièges et ainsi de suite; cette démarche universellement utilisée peut se limiter au moins à trois reprises avant de procéder à de nouvelles élections, faute d’arriver à un consensus de former un gouvernement. Si ce système était en place, le PJD n’aurait jamais été au pouvoir et encore moins être invité à faire partie de quelconque gouvernement. C’est la voie démocratique la plus pratiquée dans le monde, et non recourir encore une fois au clientélisme d’antan.»

Il faut aussi se débarrasser de ce paysan, soi-disant ‘ingénieur en mécanique,’ mais incapable de pratiquer son métier et préfère prêcher au Msid sédentaire de ses aïeuls avec son rosaire qu’il continue de porter sur lui quand il reçoit les leaders politiques étrangers suspects pour les exorciser au siège du gouvernement. Heureusement que Makarios n’est plus au pouvoir pour faire face à un rosaire plus long et une croix plus lourde autour de son cou, comme la tâche qu’il occupait, et tout ce que fait Benkirane est de prier dieu de le délivrer de Satan et de le reconduire sur le bon chemin, car il ne sait quoi faire ou dire, sauf réciter le rosaire ‘al Hamdulillah, Allahu Akbar 33 fois et continuer ad infinitum, espérant un miracle descendant du ciel pour résoudre le problème croissant de l’économie du Maroc et ce depuis son arrivée au pouvoir. Mais les miracles sont réservés au Vatican, à Rome et non au Vatican de Rabat qui bénéficie, par contre de la baraka, ou baraka/assez de démagogie et retournons à l’Ijtihad, c’est-à-dire au travail, au concret. Benkirane connait bien sa Soura ou catéchisme, car la mécanique de nos jour le dépasse, donc il ne lui reste qu’un Jama’ع ou Msid et par ses limites ne mérite même pas une Mosquée/Masjid, et il est temps de plier bagages vers la campagne là où il appartient.

Quant au trafic d’essence, des médicaments, des vivres et des drogues qui ont fait la page de tous les quotidiens marocains et des chaînes de TV, comme si le phénomène était nouveau. Au fait ces pratiques sont endémiques dans tous les points de frontières du Maroc avec l’Algérie et l’Espagne du Nord au Sud du pays, mais avec l’accusation récente des Algériens, tout d’un coup une compagne sans pareil vient d’être menée à Beni Drar, ce qui est bienveillant, tandis que ce mal date depuis des décennies au point qu’il est devenu sophistiqué, armé et bien organisé qu’il est difficile d’anéantir dans un proche avenir, ou sera toléré encore une fois le bruit algérien s’est atténué.

Ces gendarmes et policiers de la région ainsi que les gouverneurs et les walis qui sont responsables pour ces interventions étaient aussi bien au courant de ce phénomène qui date depuis très longtemps; certains étaient preneurs, d’autres impuissants ou sans pouvoir et se contentaient, pour l’apaisement social et manque d’orientation de Rabat, de fermer l’œil. Tous les propriétaires des stations d’essence de la région ont porté plainte aux autorités sans suites. Les seuls stations qui ont survécu dans la région de Berkane par exemple, mon ami me raconte, sont celles qui ont passé des contrats avec les autorités locales ou entreprises privées, avec bonus, sous-entendu, pour les responsables, passeurs de contrats, de s’approvisionner pour usage personnel gratuitement. D’autre part, rien n’est fait pour le trafic de Melilla, de Ceuta et des Iles Canaries. La réalité est que ces régions sont négligées, mais il y a un surplus de Mosquée et un manque énorme d’industrie et par conséquent le chômage domine et le désespoir mène à la contrebande. L’homme et de nature doté d’un instinct de survie, donc du Darwinisme de la survie du plus fort, et doit se nourrir; mieux cette entreprise accompagnée du culte d’espoir des harragas au risque de la mort que le vol ou le soulèvement social et la violence. Les gouvernements, passés et présents, sont complices et conscients de ces démarches, avec le hachich, qui nuisent à l’économie du pays, que suivant certaines sources des Nations Unies portent cette économie souterraine à 50% du PIB du Maroc. Il ne faut pas être naïf non plus de penser qu’éliminer ce fléau sans créer de vrais emplois pour tous dans la région est chose facile. Voilà, tout de même la possibilité de doubler le PIB marocain en éliminant la contrebande et la corruption au Maroc, avec de nouvelles impositions comme indiqué ci-dessous.

De même rien n’est fait pour introduire des impôts aux plus aisés parmi les grands exploitants agricoles et d’autres industries qui échappent à payer leur contribution; ‘2% des entreprises marocaines,’ suivant la présidente de la CGEM Meriem Abdelkader Bensalah, affectueusement connu à Berkane depuis le mouvement de libération du Maroc comme Franco, ‘payent 80% de la recette nationale des impôts’ et on ignore qui sont les 98%. Ce déficit d’imposition peut bien boucler les retombées de la crise et lever le niveau de vie des marocains et par leur salaire et par la retraite. Plus encore, la caisse de compensation cible très mal ces clients, car les marocains au pouvoir d’achat le plus élevé en profitent mieux que les pauvres, car toute comparaison devient inutile. Comme je l’avais déjà exprimé dans des articles précédents ici là, ce que ni la harira au pauvre (pourquoi mobiliser 5,000 personnes pour cette opération au lieu d'envoyer un chèque bancaire à chacune des familles concernées; il faut laisser cette activité aux œuvres caritatives et non à l’état), ni les subsides alimentaires et énergétiques ne font l’affaire, mais un DROIT (une partie, même médiocre de la richesse du pays revient de droit à ses citoyens) aux allocations de chômage qui s’impose. Il doit s’appliquer à toute personne inscrite et aux autres nécessiteux qui sont incapacités pour une raison ou une autre, que ça soit l’âge, un handicap physique ou mental et autres qui doivent être déterminés par les experts dans le domaine de la justice sociale avec la participation de la société civile et des services de santé et exclure toute notion d’exploitation religieuse au modèle des Frères Musulmans (ils ont le Zakat, ceci est différent et c’est laïc). Il ne faut en faire des mendiants et porter atteinte à la dignité des marocains démunis et dans des situations précaires. Ils ont des droits comme ils ont des responsabilités, et à chacun d’honorer son contrat, base de tout gouvernement démocrate.

Mais Benkirane promettait de finir avec toute cette magouille et de combattre de toutes ses forces contre la corruption au plus haut niveaux, mais au contraire il s’attaque maintenant aux lycéens qui sont une cible faible et facile! Il ne peut pas jouer dans l’arène des grands il préfère celle des petits. Voilà à quoi se résume le mandat de Benkirane et pourquoi il doit démissionner ou volatiliser, peu importe.


Ben Kirat PhD, Professeur à l’Université de Marbella, Malaga, Espagne, Auteur des livres,
1- International Relations and Franco-Moroccan Co-operation 1940-2012, (Oxford: Joshua Horgan Partnership, 2012).
2- Immigration and the Influence of Islam in French Politics and International Relations 1900-2012, (Oxford: Joshua Horgan Partnership, 2012).
3- La Civilisation Religion et Antithéisme dans les Relations Internationales à l’Aube du XXIe Siècle, Malaga, 2013

Dr Ben Kirat, Visiting Professor at Marbella University, Centro Comercial Vasari-Alzambra, Urbanizacion Vasari-Alzambra, 29660 Nueva Andalucia, Marbella, Malaga, Spain.



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