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Farid ZERROUQ - publié le Mercredi 29 Avril à 12:14

Pour un système de retraite à géométrie variable




La Justice, l’Enseignement, la corruption, les déficits, la compensation, la retraite, …, tous, des dossiers prioritaires, que l’actuel gouvernement a eu le mérite d’annoncer, mais qu’il n’a que partiellement abordés, sans jamais aller jusqu’au bout.



Le système des retraites au Maroc est menacé de faillite. Le gouvernement en exercice a raison d’en faire un dossier prioritaire. Il essaye d’ouvrir le débat avec les partenaires sociaux, et propose comme base de discussion la fameuse « trithérapie », qui consiste à augmenter les cotisations, à diminuer les rémunérations, tout en reculant l’âge de départ à la retraite.

Cependant, l’approche pour remédier au problème ne doit pas consister à reculer « l’inévitable », à « colmater les brèches », mais à véritablement, chercher à mettre en place un système équilibré et dynamique : Les solutions envisagées doivent s’adapter en continu, à l’évolution de la société.

Le premier pilier de la réforme souhaitée, à mon avis, est que le citoyen doit pouvoir choisir à qui confier ses cotisations, c’est quand même la moindre des choses !, finissons en avec la situation de monopole que nous connaissons actuellement. Cela aurait un effet immédiat sur les performances des acteurs concernés.

Il faut ensuite, imaginer un système à plusieurs vitesses. Tout en exigeant un nombre minimal d’années de cotisation, (que le citoyen doit pouvoir acheter, s’il n’a plus envie de travailler), pour pouvoir bénéficier d’une retraite normale, qui reste à définir, je propose de mettre en place 3, 4 ou plus de niveaux de cotisations au choix, auxquels correspondraient différents coefficients de calcul de l’indemnité lors du départ à la retraite.

Ainsi on pourra choisir de cotiser moins pour toucher moins à la retraite, et inversement. Un tel système de retraite à géométrie variable, permettrait de retrouver l’équilibre, tout en laissant la liberté au citoyen de choisir lui-même le régime de retraite qu’il préfère, auprès de la caisse de retraite qui lui convient, avec la possibilité de changer de caisse, à certaines conditions.

Et pour éviter de laisser l’épargne des citoyens à la merci de caisses dépensières et mal gérées, je propose de mettre en place des organismes qui seraient à la fois, banque, assurance (tous secteurs confondus) et caisse de retraite. Qui mieux qu’une banque pour faire fructifier les cotisations et l’épargne des gens, sous l’œil vigilant de l’Etat. C’est beaucoup plus facile et infiniment plus sûr, à mon avis.

Prof. Farid ZERROUQ
Président du GRDD


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