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Nasrallah Belkhayate - publié le Jeudi 31 Juillet à 16:21

Pour un meilleur climat d'affaires






La banque Mondiale a publié le 29 Octobre 2013 son édition 2014 du classement vedette sur la facilité à faire des affaires et classe le Maroc au 87ème rang sur 189 pays étudiés. Le rapport du Doing Business 2014 classe aussi 8 villes marocaines. Agadir et sa région (Souss-Massa-Draâ) arrive en tête, alors que Casablanca, pourtant capitale économique du royaume n'est classée que 6ème sur 8. Ce classement et ces rapports sont établis chaque année par la Banque mondiale et sa filiale la SFI.

Le Doing business étudie et analyse tout une pléiade de critères sur l'environnement des affaires : le délai des procédures, la protection des entrepreneurs, le droit des affaires…
Et c'est sur le critère du démarrage d'entreprise que le royaume se place le mieux à parité avec la plupart des pays européens.

Le calibrage et l’évaluation ont porté sur 11 étapes du cycle de vie d’une entreprise : la création d’entreprises, l’obtention de permis de construire, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats, le règlement de l’insolvabilité et enfin l’embauche de travailleurs.

L’amélioration de l’environnement des affaires économiques au Maroc est lié en partie au domaine des impôts puisque le Maroc est passé de la 115e position à la 78e, un gain de 37 places. C’est dire l’impact dans le monde des affaires de la réduction du nombre d’impôts à payer par les entrepreneurs, passant de 18 à 6 seulement en 2013. La Banque Mondiale note aussi que le Maroc a facilité le transfert de propriété des entreprises et des sociétés et la création d’entreprises.

De tels résultats pourraient être aussi le fruit de l’ étroite collaboration entre le comité national de l’environnement des affaires (CNEA) et la commission régionale Doing Business de Casablanca qui, il faut le rappeler, travaillent en parfaite symbiose pour l’excellence du climat des affaires au royaume. Une volonté du Maroc de faire de l’amélioration de l’environnement des affaires une priorité nationale.

En revanche d’un autre coté la diminution des coûts et procédures liés à l’import et à l’export de marchandises a fait perdre au Maroc 3 rangs en passant de la 34e au 37e rang, l’octroi de permis de construire a baissé de la 83éme place à la 81e position et l’octroi des prêts de la 109e en 2013 à la 105e en 2012, une perte de 4 places. La protection des investisseurs a chuté du 115e rang en 2013 au 113e rang en 2012. Un tel indicateur est un déterminant important aux yeux des décideurs du milieu des affaires économiques en raison de son caractère sécuritaire et rassurant lié à la protection du capital et de l’argent de l’investisseur national et étranger. La justice, critère non retenu par les études du rapport, constitue une véritable embûche à l’encouragement à l’investissement et devient du coup le chantier prioritaire.

Pour conclure le classement du Doing Business ne suffit pas à lui seul pour donner une image cohérente de l’environnement des affaires. Un redressement du système judiciaire, un contrôle du marché paralléle, une édification et automatisation de l’ administration marocaine en contact permanent avec les entrepreneurs, une formation expérimentale du capital humain, des politiques de soutien à la demande locale de projets régionaux, une réelle capacité à identifier le génie des jeunes leaders, un développement du savoir-faire et de la recherche... C’est autour de toute cette dynamique économique et sociale intérieure du Maroc que se forge et qu'émerge l’attractivité de l’investissement et, de facto, fait appel au milieu des affaires et au capital étranger.

Le nouveau Maroc est en marche. Les hommes et les femmes qui font la locomotive socio économique du pays développent de plus en plus une vision à long terme. Les marocaines ont donné un pouvoir incontestée à la force sociale et ont gagné une place de choix dans la prospérité des affaires du pays. Toutes les réformes qui sont proposées dans le cadre de l’amélioration des affaires sont un défi qui unit les patrons aux autorités pour un objectif commun, un meilleur climat des affaires.

Démocratie, multipartisme, solidité des institutions, reconnaissance des droits politiques et sociaux, liberté d’expression : le Maroc est un modèle en Afrique. La stabilité du pays est citée en exemple dans le monde entier.

Acteur influent en Afrique, le Maroc est signataire des conventions internationales sur la protection de l’environnement, les droits de l’homme, le commerce, les droits d’auteur, le droit du travail, etc. Le Maroc se distingue aussi par son leadership dans la prise de grandes décisions en faveur de l’Afrique.

Depuis l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a bien changé. Même si l’évaluation du changement, de sa vitesse et de sa portée peut différer d’une partie à une autre dans le pays, il y a bien un constat qui met tout le monde d’accord et selon lequel le changement est positif et bien tangible. La dynamique royale tire vers le haut l 'ambition et le courage des entrepreneurs locaux et étrangers mais aussi les marocains installés à l 'étranger. La marche vers l’avenir concerne tous les marocains qui passent à la vitesse supérieure et acceptent d'assumer le rôle d'un véritable citoyen. L’élite de la société a un rôle crucial à jouer. La vraie élite est celle qui ouvre un nouveau monde fédérateur autour d'une seule et même finalité. C’est le Nouveau Maroc, le Maroc de Mohammed VI.

Je cite un extrait du discours royal du 31 Juillet 2014 : " Nous sommes profondément convaincu que l’Afrique est apte à réaliser son essor. Cependant, cet objectif ne pourra être atteint que si le continent compte sur ses enfants et sur ses ressources propres. Ici, Je tiens à réaffirmer ce que J’ai dit à Abidjan : l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique. Partant de là, Nous réitérons Notre engagement à adopter à l’égard de nos frères africains une politique harmonieuse et cohérente, fondée sur l’exploitation commune des richesses, la promotion du développement humain et le renforcement de la coopération économique.
Cette orientation s’illustre à travers les visites que Nous effectuons dans un certain nombre de pays africains frères, et la portée et la qualité des conventions qui ont été signées à cette occasion, et qui constituent le fondement d’un modèle privilégié de partenariat Sud-Sud, que Nous voulons solidaire et efficient.
Par ailleurs, Nous renouvelons notre engagement en faveur de la coopération tripartite et multilatérale et pour des partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques avec les pays du Nord. "



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