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MAP - Safae El Yaaqoubi - publié le Vendredi 17 Juin à 15:36

Pour les Marocains de Washington, le Ramadan est le moment où le mal du pays se fait le plus vif



Washington - Avec l'avènement du Ramadan, la communauté marocaine installée dans la Grande région de Washington se mobilise pour accomplir les rites de ce mois béni dans le cadre d'une ambiance typique de pure dévotion malgré les contraintes de l’éloignement ainsi que les conditions socioculturelles différentes de celles de la mère-patrie.



Ce mois d’endurance, qu'est également connu souvent par sa dimension communautaire comme un moment intense de communion et de solidarité, peut s'avérer, pour certains, comme une épreuve assez difficile, surtout ceux qui vivent loin de leur famille.

"La communauté marocaine vivant à Washington demeure attachée à conserver les traditions ramadanesques qui règnent au Maroc", confie à la MAP Hanane B., mère de deux enfants qui réside au pays de l'oncle Sam depuis dix ans, ajoutant qu'elle effectue tous les préparatifs accompagnant le mois sacré et ne ménage aucun effort pour préparer les incontournables mets savoureux qui garnissent la table du ftour.

"Je cherche toujours à trouver les moyens pour que mes enfants partagent la même expérience que j'avais vécue durant le mois de Ramadan au Maroc", dit-elle, jugeant important qu'ils comprennent sa signification en tant que mois de compassion, de générosité et de patience.

Le mois de Ramadan est sans doute l'un de ces moments où on ressent le plus le mal du pays, estime, pour sa part Hassan Samrhouni, Président du Moroccan American Club.

Il fait observer, cependant, que si on le compare à ce qu'il était il y a trente ans, les Marocains au pays de l'Oncle Sam peuvent aujourd'hui vivre pleinement le Ramadan: aller aux mosquées avant et après le ftour, organiser des réunions entre amis et proches, et regarder des programmes des télévisions marocaines adaptées à nos horaires grâce aux nouvelles technologies.

L'expérience du Ramadan aux Etats Unis a beaucoup changé en raison, notamment de la croissance exponentielle de la communauté marocaine dans la région de Washington ainsi que les récentes initiatives des autorités américaines, qui prennent le soin de souhaiter, chaque année, un bon mois de jeûne à la communauté musulmane et d'organiser une réception du rupture du jeûne à la Maison Blanche, ajoute-t-il.

Pour Hiba T, qui s'est installée il y a un an dans la capitale fédérale US où elle travaille pour une ONG de développement, le moment de l’annonce de la rupture du jeûne est le plus dur à surmonter. "jeûner loin de l’ambiance familiale et des amis est quelque chose de difficile", dit-elle.

De son côté, Sami Ben Abdellah, un jeune doctorant en physique éprouve un sentiment de nostalgie en se remémorant des souvenirs des rituels du mois de Ramadan passés entre famille au Maroc.

"Au Maroc, l'expérience du Ramadan est partagée par tout le monde, vous pouvez vous à habituer à ce mois parce que les gens autour de vous respectent cette coutume, même si c’est dur", explique Sami, qui se trouve obligé de travailler les mêmes heures qu'en temps normal et rate souvent les repas du ftour, en raison des cours de nuit.

Mais malgré les contraintes, le Ramadan au pays de l'Oncle Sam demeure aussi authentique et pur qu'au Maroc, car en fin de compte, ce qui importe c’est l’intention et la foi inébranlable", souligne-t-il en souriant.

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