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RAZAK - publié le Mercredi 4 Février à 21:19

Plantu, l'adepte de la philosophie du juste milieu et de la juste mesure






Conformément aux critères de sélection en vigueur depuis 2005, l’année où le Prix International de l’Humour a été lancé et compte-tenu des performances réalisées avec brio par le caricaturiste français Plantu,le Prix Bouzghiba-2014 est revenu à ce grand ’’journaliste qui écrit des articles dessinés’’. Ce caricaturiste de presse dont la philosophie du juste milieu et de la juste mesure est si saillante chez lui est un vrai battant. Infatigable, l’œil distrait et inventif et puis se souciant peu de l’usure du temps, il étonne pas sa détonante créativité. Collaborant depuis des lustres avec le journal Le Monde, Plantu fait bon usage de son périscope satirique, toujours à l’affût de ce qui est risible dans l’actualité quotidienne. Parfois, cette quête de l’insolite, ressurgissant des méandres sociétaux et du background commun, transforme les choses anodines et sournoises en une matière d’historiographie à impact réel et récurrent.

Avec un itinéraire si riche et un style de vie ayant horreur de la fanfare et des déroutantes fanfaronnades, Plantu aime ’’planter’’ des petites risettes sur le visage des lecteurs de la première page. Son journal dessiné, inséré au milieu des colonnes, offre cette attrayante vertu : le délassement instructif. C’est pour cela qu’il mérite le trophée du 10e Bouzghiba-Awards. Félicitations !
Le trophée a été envoyé au lauréat par voie aéropostale, le mardi 13 janvier, via le journal précité avec lequel il collabore depuis plus de 40 années.

Pictural et bibliographique, tels sont les deux traits distinctifs de ce prix qui fait de la critique artistique un levier de perfectionnement. Deux livres monographiques parus respectivement en 2008 et 2012 en font l’apologie. Le premier tome de la monographie bouzghibienne était une sorte de livre d’achalandage thématique. Il fallait faire les présentations nécessaires, énoncer les critères de sélection et ébaucher le concept. Le second tome, publié en France, en double format est relativement plus étoffé car, la pagination s’est dilatée et l’ouvrage a été rehaussé par des apports fort instructifs, comme l’aspect biologique de la Fabacée Bouzghiba, sur laquelle l’initiateur du prix avait jeté son dévolu, pour en faire un avatar socioculturel en prise directe avec l’actualité de tous les jours. Outre les fiches artistiques des trois lauréats qui ont pris la relève, une consistante Dardacha-Chat entre le personnage humoristique Bouzghiba et son géniteur (Razak) a étayé le contenu, au même titre qu’une sélection de tableaux conçus selon une vision bien déterminée, puisqu’un manifeste artistique a été élaboré pour en spécifier le contour et peaufiner la teneur sémantique. Cette parution européenne a confirmé l’élan universaliste de ce prix culturel se situant aux antipodes de certains prix trop lucratifs qui ont perverti les milieux artistiques. Le troisième tome en phase d’édition destiné aux quatre derniers lauréats qui ont pris la relève est d’une texture commémorative inédite puisqu’il marque la célébration de la première décennie des Bouzghiba-Awards.

Récapitulation: Patricia Piccinni (artiste australienne, 2005), les animateurs de l’émission tv ’’C’Est pas sorcier’’ (2006) , Theo Jansen (artiste hollandais, 2007) , Zhang Yimou (le réalisateur qui a supervisé le show inaugural des JIO de Pékin 2008), Larbi Sebbane (2009), Claude Derib (bédéiste suisse, 2010), Shah Rukh Khan (acteur indien, 2011) , Ahmed Fouad Nam (poète égyptien, 2012) et le sport footballistique (2013, le trophée est envoyé à la FIFA à titre honorifique) et Plantu (2014).

A propos des activités artistiques programmées pour l’année 2015, Razak va donner à voir et à lire (du 5 au 31 mars 2015) dans l’Alliance Franco-Marocaine de Safi une exposition thématique sous l’intitulé : «Haïkus picturaux». Ce sera l’occasion d’exposer, en plus des haïkus illustrés picturalement, les œuvres livresques éditées au Maroc (3 ouvrages), au Canada (1) et en France (3). Par ailleurs, des duplicatas sérigraphiques des 10 trophées du Prix Bouzghiba seront montrés au public safios. Cette expo picturo-poétique est un prélude aux 1eres Olympiades de Haïkus, un projet culturel et éducatif d’une envergure internationale dont Razak est l’initiateur incontesté.


Tagué : Plantu, RAZAK

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