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khalid benslimane - publié le Mardi 7 Octobre à 18:05

Plan de carrière ou le credo de l’exagération






Plan de carrière ou le credo de l’exagération
Il suffit d’une petite navigation sur le net, et plus particulièrement sur les sites dédiés aux ressources humaines, pour se rendre compte de l’aseptisation et de l’intemporalité de cette notion de « plan de carrière » par la façon quasi « mécanique » dont elle nous est présentée.

Une mécanique bien graissée par tout un tas de concepts « novopsy » et « PNL » faisant paraître ce profil pointu à acquérir coûte que coûte par toute ressource humaine méritant ce nom, même au détriment de sa propre humanité, comme une machine parfaitement rompue au jeu implacable du pouvoir décisionnel.

Tous s’accorderons à vous dire qu’un plan de carrière réussi est un plan s’appuyant sur une gestion savamment dosée des différentes composantes anthropologiques constituant l’homo officius (1), et consistant à le faire projeter dans son futur professionnel en sachant mettre à profit les recommandation d’une liste jamais exhaustive consistant à maîtriser :

• L’identification de ses points forts et ses points faibles = réussites et échecs,
• La cohérence de ses intérêts, son parcours professionnel et son métier,
• Le réseautage ou comment s’appuyer sur son réseau professionnel
• La détermination de son projet professionnel : changer de travail voire effectuer une réorientation professionnelle,
• La mise en place de divers plans d'action.

Si ces principes sont certes efficaces, puisque relevant tout simplement du bon sens, leurs bienfaits et la méthodologie de leur mise en œuvre est très souvent « exagérée » par tout un panel de promoteurs du « moderne », œuvrant plus pour asseoir la « nécessité » de la raison d’être de leur profession que pour procurer un atout certain à qui désire concrétiser un besoin évolutif.

Ainsi les « coachs » prolifèrent en gourous du grand secret, offrants des solutions miracles et des méthodologies aseptisées de toute composante culturelle ouvrant la voie grande, quel que soit le lieu, quel que soit le temps, au développement aussi bien personnel que professionnel. Le monde pourtant ne les a pas attendus pour évoluer depuis des millénaires.

Il ne suffit pas, pour un quelconque employé, d’une pratique à la lettre de ces recommandations pour garantir un plan évolutif satisfaisant mais encore, faut-il que l’employeur dispose un terreau fertile à cette évolution en adoptant des principes et une organisation propices afin de permettre cette évolution, ce qui est loin d’être le cas pour bon nombre de nos entreprises locales.

L'évolution de carrière, n’est pas le fruit de la volonté propre de l’individu mais de celui de la volonté conjointe de tous les acteurs du milieu socioprofessionnel en respect des règles fondamentales de la déontologie propre à chaque milieu professionnel et de tout un tas de codes socioculturels propres à une société donnée. Autrement, le plan de carrière risque de basculer dangereusement dans la zone active de la simple « prédation ».

(1) L’homme de bureau



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