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LeMag.ma - publié le Samedi 1 Décembre à 09:59

Paysage politique marocain : Elixire du moment, les populismes ?




Marrakech : Après les remous du 20 février, vinrent les réformes constitutionnelles, naquissent alors, dans son sillage, une nouvelle race d’encadrant populaire, des hommes politiques porteurs de discours vulgarisés et contre-élitistes.



Paysage politique marocain : Elixire du moment, les populismes ?
Abdelilah Benkirane, Hamid Chabat, Mohamed El Ouafa, Ilyas El Omari, Abdelatif Wahbi, Abdelhadi Khairate ou Idriss Lachgar, sont les nouvelles stars du paysage politiquo-médiatique marocain.

Une nouvelle génération de politiciens, ayant en commun, malgré leurs dissensions politiques, un discours populiste.

Abdelilah Benkirane s’était offert en model pionnier, il gagna les élections législatives du 25 novembre 2011, qui le portèrent à la tête de l’exécutif marocain, non pas grâce au programme, toutefois banal et difficilement différentiable, de son parti le PJD, mais grâce à ses allocutions enflammées, ses boutades et blagues ou critiques empoisonnées, lancées dans tout les sens, y compris vers le haut.

Les marocains découvrissent alors une nouvelle catégorie de shows, les concernant plus et les mobilisant d’avantage, car faisant d’eux et de leurs questions, leurs sujets.

Populisme : Une necessité marocaine ?

Nombreux sont les observateurs de la scène politique marocaine qui incombent cette évolution aux exigences de l’étape post –réforme constitutionnelle :

En effet, relèvent ils, la nouvelle constitution a délégué à la classe politique, la fort sensible mission de faire écran, encadrer pour mieux stabiliser la population et prévenir ainsi les mauvaises surprises, après les séismes qu’a provoqué le printemps arabe, or pour y parvenir, il fallait intéresser le peuple à la politique.

Se développa alors un discours adapté, empruntant ses étymologies, au parler de tout les jours chez les marocains les plus simples.

Il le fallait, explique certains analystes de la politique au Maroc :

Les marocains sont pour nombreux d’entre eux des ruraux, très récemment citadinisés, déconnectés des formules savantes, analphabètes et sentimentaux, les politiques devaient s’adressaient à eux dans leurs manières, pour mieux les endoctriner, Benkirane et son PJD y parviennent, en réussissant de porter le taux de participation au scrutin législatif, de 37% en 2007 à 45% en 2011.

tromperies ?

D’un autre côté, se dressent d’autres observateurs, appréhensifs cette fois, qui, concédant que les élites rationalistes et technocratiques sont en déchéance populairement, ils estiment ce néo-populisme à la marocaine, une forme avancée de mensonge.

Selon eux, on piège le peuple dans une croute de préoccupations, en le détournant des vrais challenges du moment, en transformant ainsi la chose publique en un show sur-vulgarisé de grande consommation, une suite de sketchs amusant la plèbe, ou se battent des hommes entre eux, en s’échangeant des insultes et en se faisant des farces.

C’est une apparence de démocratie que l’on donne à consommer au peuple, conclut on, sans pour autant que la vox populi n’ait un vrai impact sur la chose publique, qui jusqu'à nouvel ordre, restera chose privée, déterminé bien loin du peuple, un peu plus haut.



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