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MAP - publié le Jeudi 10 Décembre à 15:40

Park Chan-Wook, le cinéaste à la vision élégante de la cruauté humaine



Marrakech - Le cinéaste sud-coréen Park Chan-Wook, honoré mercredi soir dans la Cité ocre à l'occasion de la 15-ème édition du Festival international du Film de Marrakech (4-12 décembre), est mondialement reconnu pour sa vision élégante de la cruauté humaine.



Ph. FIFM
Ph. FIFM
La puissance émotionnelle combinée à la violence percutante émanant de ses opus lui permet en moins de huit films de construire une œuvre singulière et reconnue internationalement (Grand Prix à Cannes), s'imposant comme l'une des figures de proue du dynamisme et de la créativité du cinéma coréen.

En 2004, Park Chan-wook reçoit des mains du réalisateur américain Quentin Tarantino le Grand Prix du Festival de Cannes, pour Old Boy, se positionnant ainsi comme le metteur en scène majeur de cette compétition la Palme d'Or revenant au documentaire de Michael Moore.

Son oeuvre qui dit avec élégance et émotion, la cruauté et la complexité des relations humaines, sera de nouveau primée par ses pairs en 2009 avec le Prix du Jury au Festival de Cannes pour Thirst, ceci est mon sang.

Allant plus loin dans sa vision, il réussit à transcender, en 2013, le scénario qui lui a été confié, et fait de Stoker un modèle de mise en scène, brillamment interprété par Nicole Kidman.

S'il y a une thématique qui revient en récurrence dans son œuvre, c'est celle de la vengeance, y voyant une caractéristique de la nature humaine. L'abordant, c'est une façon, pour lui, de dépeindre "la stupidité humaine", celle qui fait qu'un individu dédie toute sa vie à venger la disparition d'un bien-aimé alors qu'il sait parfaitement qu'il ne saura le récupérer une fois l'acte de vengeance est accompli.

"Sympathy for Mr. Vengeance" (2002) qui est indéniablement l'un de ses plus grands succès, est révélateur du génie du cinéaste quand il s'agit de traiter ce sujet. A travers cette descente aux enfers d'un homme ayant kidnappé une jeune fille dans l'espoir de soigner sa soeur avec l'argent de la rançon, il expose le téléspectateur devant un dilemme : où situer sa sympathie, du côté du criminel ou du côté du père éploré ? 

Omniprésente dans son œuvre, la violence n'est pour lui qu'un moyen pour comprendre la nature humaine qui pousse à ces actes, ce qui pourrait contribuer, selon sa vision, à en réduire les manifestations et partant à la paix.

Passionné de cinéma depuis son plus jeune âge, Park Chan-wook crée lors de ses études à l'Université de Sogang le club Movie Gang. Son diplôme de philosophie en poche, il en profite pour publier plusieurs essais critiques sur le cinéma avant de signer son premier long métrage en 1992 : Moon is the sun's dream, un film de gangsters se déroulant à Pusan, l'une des plus grandes villes de Corée du Sud. Il enchaîne en 1997 avec The trio, un portrait comique de trois personnages hors-la-loi.

En 2000, le thriller Joint security area l'impose comme un des cinéastes majeurs du nouveau cinéma coréen. Le film, relatant une enquête sur un meurtre perpétré sur le pont du Non-Retour, à la frontière de la Corée du Nord et de la Corée du Sud, reçoit plusieurs récompenses dont le Prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au Festival du Film asiatique de Deauville.

Son film Stoker (2013), son premier film à Hollywood, est un modèle de mise en scène, revisitant Hitchcock à sa manière. 

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