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Kamal Znidar - publié le Lundi 3 Février à 12:14

Opération d'authentification des actes de mariage à Skhirate-Témara



A l'initiative de l'organisation des "Filles de Renaissance", une séance mobile d'authentification d'actes de mariage a eu lieu dimanche à la préfecture de Skhirate-Témara dans les deux communes urbaines de Aïn Attig et de Témara (Douars Bennasser, Belmekki, 70 et Cheikh Daoui).



Cette séance mobile, initiée en coordination avec les autorités locales et le ministère de la Justice et des libertés, s'est entamée dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur l'authentification des actes de mariage lancée par le ministère. À la fin de l'année 2013, le ministère de la Justice et des libertés avait indiqué qu'une grande campagne de sensibilisation sur l'authentification des actes de mariage serait lancée dès le début de l'année 2014.

Le ministère a appelé les citoyens n'ayant pas encore authentifié leurs actes de mariage à soumettre leurs demandes auprès des juridictions compétentes afin de préserver leurs droits et ceux de leurs enfants. Aussi, il a exhorté les départements concernés et les organisations de la société civile à adhérer à cette initiative et participer à la campagne de sensibilisation sur l'authentification des actes de mariage, au service de l'intérêt général.

L'article 16 du Code de la famille stipule que le document de l'acte de mariage constitue la preuve valable du mariage et prévoit une période transitoire de réception de l'action en reconnaissance de mariage pour les citoyens n'ayant pas pu, pour des raisons impérieuses, établir ledit document en temps opportun. La première semaine de février constitue la date butoir pour la régularisation des unions contractées sans acte de mariage.

Le Code de la famille avait prévu au début un délai de cinq ans à partir du 5 février 2004 pour que les citoyens n'ayant pas accompli cette procédure puissent s'adresser au tribunal pour obtenir des jugements de confirmation de leur mariage. Mais en raison du nombre important de demandes déposées, cette période a dû être prorogée de cinq nouvelles années.

À Témara, les étoiles étincelantes de l'organisation "Filles de Renaissance" ont été mobilisées afin de traiter le maximum de demandes dans les meilleurs délais. Des mesures ont été prévues pour simplifier et alléger les procédures, les rendre accessibles aux personnes et inciter celles-ci à entreprendre cette démarche indispensable pour régulariser leur situation et celle de leurs enfants.

Selon Fatima Ezzahra Arif, la secrétaire générale de la section Skhirate-Témara de l'organisation "Filles de Renaissance", cette séance mobile va permettre au tribunal de traiter 12 nouveaux cas qui s'ajoutent aux 30 autres demandes de reconnaissance de mariages qui ont été déposées par l'organisation au niveau de la préfecture de Skhirate-Témara.

De son côté, Ilham Rahioui, une autre membre de l'organisation "Filles de Renaissance" section Skhirate-Témara, a fait savoir qu'en plus de l'obtention de jugements de confirmation de ces 42 mariages, cette initiative rendra possible l'inscription dans les registres de l'état civil de plus de 100 enfants.

L'absence d'un acte de mariage officiel a des conséquences très graves, particulièrement pour les enfants. Cette absence ne posait le moindre problème pour les anciennes générations. Mais avec le changement des normes et les systèmes de vie, sans parler de la mentalité, cette absence commence à poser des problèmes graves surtout pour les enfants nés de ces mariages non-déclarés aux autorités : problèmes d'accès à l'école et aux soins et de succession en raison de la difficulté d'établir la filiation.

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