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ONU : Clinton appelle le monde à s'unir contre l'islamisme


AFP - publié le Mardi 25 Septembre 2012 à 09:04 modifié le Mardi 25 Septembre 2012 - 09:05

New York : Inquiète des violences antiaméricaines dans le monde arabe, Hillary Clinton a exhorté lundi la communauté internationale à se dresser contre l'extrémisme islamiste et a enchaîné les rencontres avec des dirigeants musulmans à la veille de l'Assemblée générale de l'ONU.



ONU : Clinton appelle le monde à s'unir contre l'islamisme
Les Etats-Unis sont sous le choc depuis l'attaque du 11 septembre contre leur consulat à Benghazi (Libye) qui a coûté la vie à leur ambassadeur et ils cherchent à répondre à la vague de violences en Afrique du Nord, au Proche-Orient et en Asie soulevée par un obscur film amateur américain dénigrant l'islam.

Depuis deux semaines, la chef de la diplomatie américaine martèle le même message à l'adresse des pays arabes et musulmans, dont certains ont fait en 2011 leur révolution du Printemps arabe: les Etats-Unis ne "tourneront pas le dos" aux peuples et aux dirigeants de ces nations qui "n'ont pas troqué la tyrannie d'un dictateur pour la tyrannie des foules".

Elle l'a répété à New York à la veille de la 67e Assemblée générale des Nations unies.

En allusion aux récentes attaques contre les représentations diplomatiques américaines en Libye, en Egypte, au Soudan, en Tunisie ou au Pakistan, Clinton a appelé le monde à "s'unir" face à des "extrémistes partout dans le monde qui s'échinent à nous diviser".

"Il faut que soyons rassemblés pour résister à ces forces et soutenir les transitions démocratiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient", a insisté la secrétaire d'Etat.

Une vingtaine d'entretiens bilatéraux

Mme Clinton passe toute la semaine à l'ONU et enchaîne une vingtaine d'entretiens bilatéraux normalement réservés au président Barack Obama, qui est cette année pris par sa campagne.

Aux Etats et peuples arabes et musulmans, elle a fait part des remerciements des Etats-Unis "pour s'être exprimés contre la violence et la haine". Avec une mention particulière pour les habitants de Benghazi qui "ont pleuré la perte de l'ambassadeur Stevens" et "repoussé les extrémistes" en se soulevant vendredi contre des milices armées, dix jours après la mort du diplomate et de trois autres agents américains.

Clinton a écouté attentivement le président libyen Mohamed al-Megaryef lui promettre que le régime né de la chute du colonel Kadhafi en octobre 2011 ne "sera pas un poids pour la communauté internationale". Au lendemain de l'attaque de Benghazi, les Etats-Unis, qui furent les principaux contributeurs à l'opération de l'Otan en Libye, avaient assuré Tripoli de leur "amitié" durable.

Clinton s'est aussi évertuée à réchauffer les relations avec le Pakistan, mises à mal par l'opération américaine contre Oussama Ben Laden en mai 2011 et les attaques ciblées de drones américains contre des islamistes à la frontière afghano-pakistanaise.

Elle a rencontré le président Asif Ali Zardari qu'elle a appelé "mon ami" avant de lui dire à quel point les Etats-Unis avaient "apprécié la réponse forte de (son) gouvernement" aux violences antiaméricaines déclenchées par le film "L'innocence des musulmans", sur fond d'un profond ressentiment au Pakistan contre Washington.

Zardari lui a répondu "qu'une ou deux personnes dérangées ne devaient pas mettre en péril la paix mondiale, sous couvert de la liberté d'expression".

Le Pakistan a été l'un des principaux foyers de violences ces derniers jours, avec 21 morts et plus de 200 blessés pour la seule journée de vendredi. Et un ministre a mis à prix pour 100.000 dollars la tête du réalisateur du film. Une initiative que le gouvernement pakistanais a condamnée.

Mme Clinton s'est ensuite longuement entretenue avec le président afghan Hamid Karzaï, notamment pour préparer le retrait des troupes internationales fin 2014. Elle a ensuite vu pour la seconde fois depuis juillet le président égyptien islamiste Mohamed Morsi pour parler de sécurité régionale et d'aide économique. "Une Egypte sûre et démocratique est importante pour la sécurité nationale des Etats-Unis et pour toute la région", a commenté un responsable du département d'Etat.



           







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