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MAP - Taoufik El Bouchtaoui - publié le Mardi 16 Février à 12:25

Nord du Mali : La nébuleuse djihadiste persiste et signe dans sa besogne macabre




Bamako - Attaques de bases de l'Onu, embuscades tendues aux forces armées, pose de mines, tirs d'obus : Un déluge de feu s'abat sur le nord du Mali où il ne passe plus une semaine sans que les groupes se réclamant de la nébuleuse djihadiste ne fassent sinistrement parler d'eux par des actes meurtriers malgré le déploiement dans la région d'une force internationale des Nations -Unies trois ans et demi.



On les disait affaiblis et on les donnait, en grande partie, anéantis par l'intervention internationale lancée en janvier 2013 par la France en vue les chasser des régions qu'ils occupaient dans le nord du Mali, ces groupes terroristes semblent avoir repris de poil de la bête au cours des derniers mois en multipliant les attaques, montrant qu'ils gardaient une réelle capacité de nuisance.

Contraints d'abandonner la totalité de leurs bastions urbains dans le nord, ces jihadistes continuent de s'activer dans de vastes zones dans le septentrion malien qui échappent encore au contrôle des autorités de Bamako et des forces étrangères, dont celles de la mission de l'Onu (composées de 9 142 soldats et 1.178 policiers) et de la forces française Barhkane.

Ainsi, depuis deux mois, au moins une trentaine de personnes, dont des casques bleus, des soldats maliens et des civils ont trouvé la mort dans le nord du Mali au cours d'attaques séparées revendiquées par des groupes jihadistes dont l'attentat contre un grand hôtel à Bamako en décembre dernier avait amené les autorités maliennes à décréter l'Etat d'urgence sur l'ensemble du territoire jusqu'au mois de mars.

Pas plus loin que la semaine dernière, une quinzaine de personnes dont des militaires et six casques bleus ont péri dans des attaques revendiquées pour la plupart par le groupe terroriste malien Ansar Edine, dirigé par Iyad Ag Ghaly et Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI).

Vendredi dernier, deux attaques ont été ainsi perpétrées au nord-est et au nord-ouest du Mali, l'une à Kidal et l'autre à Tombouctou, faisant neuf morts (six casques bleus et trois soldats maliens), en plus d'une trentaine de blessés.

Pour l'attaque de Kidal, "des tirs de roquette ont précédé l'explosion d'un véhicule avec à son bord des kamikazes à l'intérieur du camp de l'ONU'', selon le responsable du contingent guinéen, qui a précisé que le véhicule a foncé dans le camp entre deux tirs de roquettes.

Parallèlement, trois soldats maliens ont péri le même jour dans une embuscade tendue par des jihadistes d'Aqmi dans la région de Tombouctou.

Ces attaques qui coïncident avec la première visite de terrain dans le nord du Mali du nouveau chef de la mission des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, ont suscité plusieurs réactions de condamnation à travers le monde.

Le Secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a souligné "que les attaques ciblant les casques bleus des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international, et a appelé à ce que les assaillants soient traduits en justice''.

Le chef de la MINUSMA a dénoncé, pour sa part, un "acte odieux et irresponsable" qui "traduit le désarroi du camp des ennemis de la paix" au Mali, soulignant qu'il se produisait "48 heures après (son) passage à Kidal".

Le Maroc a condamné "avec la plus grande fermeté", ces attaques terroristes et qui a causé la mort de trois soldats maliens et six casques bleus guinéens.

Le Royaume a exhorté, à cette occasion, la communauté internationale à promouvoir davantage la coopération et la concertation entre les pays pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations.

Pour sa part, la France a condamné l'attaque terroriste de Kidal, tout en saluant l'engagement des pays contributeurs de troupes ainsi que le travail de la MINUSMA.

La MINUSMA, déployée depuis juillet 2013, est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.

Les attaques de jihadistes présumés se sont succédé la semaine dernière dans le nord du Mali.

Un douanier et deux civils ont été tués jeudi à Hombori (nord). Trois militaires maliens ont aussi été tués mardi dernier dans l'explosion d'un engin improvisé au passage de leur véhicule un peu plus au sud, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Le 05 février, une attaque menée par des jihadistes contre un camp de la mission de l'ONU à Tombouctou, avait fait cinq morts, dont quatre assaillants, selon une source militaire.

Une semaine auparavant, ce sont quatre soldats maliens qui avaient péri dans deux attaques séparées, dont l'explosion d'une mine au passage d'un véhicule d'escorte dans le nord du pays.


Tagué : Nord du Mali

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