Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Maroc – Afrique : Emergence d’une diplomatie des contrats: Paris:... | via @lemagMaroc https://t.co/oN902uV2Ce https://t.co/lX1HTSCAPM



Darrehmane Boudriss - publié le Mercredi 12 Mars à 10:28

Naissance de la linguistique et linguistique textuelle






Naissance de la linguistique et linguistique textuelle
Comme tous les sujets du monde, le sujet de la linguistique textuelle est aussi un sujet international auquel tout le monde a participé, c’est pourquoi il ne faudrait pas se confiner dans une approche purement chauviniste, d’autant plus qu’en consultant nos publications nationales, on ne trouvera aucune publication se déclarant de la linguistique textuelle et par là de la littérature de la typologie textuelle. On ne trouvera que quelques applications usant de certains artefacts de la grammaire textuelle et frôlant par là de loin la typologie textuelle.
 
Le pays de France lui aussi dans la linguistique que dans la linguistique textuelle, n’est nullement précurseur, il n’est que simple importateur d’idées linguistique et textuelle ; il a fallu plus d’un demi siècle pour que les idées du suisse Ferdinand de Saussure soient connues du public français. Les cours de linguistique générales que le professeur suisse présentait dans les amphis de l’université de Genève ne sont connus en France que vers l’année1967date pendant laquelle Louis jean Calvet traduisit les notes et les commentaires de Tullio De Mauro qui a accompagné le cour de linguistique générale d’une édition critique. C’est la linguistique qui était générale et non pas les cours. Cela était tout à fait normal puisque la linguistique venait juste de naître.

Si les suisses, étaient les premiers à s’aventurer sur le terrain de la linguistique, grâce au génie précurseur de Ferdinand De Saussure, les allemands quand a eux étaient les premiers à défricher le terrain de la linguistique textuelle. La précursivité des allemands et des suisses dans ce domaine est sans doute liée à la langue allemande. C’est à travers cette langue que transitent les idées des slaves et des russes. Ces derniers, avec les territoires annexes des républiques populaires constituaient beaucoup de cercles autour de la linguistique : il y avait le cercle linguistique de Prague et le cercle linguistique de vienne.

Le premier cours de linguistique de Ferdinand de Saussure est donné en l’année scolaire 1906-1907, alors que les thèses du cercle linguistique de Prague n’apparurent qu’à partir de 1929. C’est pour cette raison que les auteurs français du dictionnaire de linguistique refusèrent toute parenté génétique des idées de Saussure avec celles des thèses du cercle linguistique de Prague. Voilà ce qu’ils disent à propos :

« On associe souvent au nom de Ferdinand de Saussure celui de l’école de Prague, bien que celle-ci ne se soit pas réclamée du linguiste genevois. Le lien établi entre eux s’explique plus par des traits communs décelés a posteriori que par une parenté génétique. L’activité de l’école de Prague s’étend d’octobre 1926 à la seconde guerre mondiale ; si les participants aux travaux furent nombreux (on compte parmi eux les français L.brun, L.Tesnière, J.Vedryès, E.Benveniste, G.Gougenheim,A.Martinet), les protagonistes furent incontestablement S.karchevskij, R.JACOBSON, et N.S.TROUBETZKOY. Les théories (dites « thèses ») de l’école de Prague présentées en 1929 se trouvent notamment illustrées dans les huit volumes des travaux du cercle de linguistique de Prague , publiés de 1929 à 1938. »[1]

les auteurs du dictionnaire linguistique[2]refusent donc toute parenté génétique entre les thèses du cercle linguistique de Prague et Ferdinand de Saussure, cependant, La grande déception des étudiants de Ferdinand de Saussure qui voulurent publier les cours de leur professeur à partir de ses manuscrits était grande : « Après la mort du maître, nous espérions trouver dans ses manuscrits, mis obligeamment à notre disposition par Mme de Saussure, combinées avec les notes d’étudiants. Grande fut notre déception : nous ne trouvâmes rien ou presque rien qui correspondît aux cahiers de ses disciples ; Ferdinand de Saussure détruisait à mesure les brouillons » [3] les seuls manuscrits qui les ont aidés à rédiger les idées de leurs maître se limitaient dans les notes consignées par les étudiants. La méthode qu’ils ont suivie était fondée sur les schémas d’ensemble de ses cours, que son épouse leur a livré, et sur les notes de ses disciples : « On nous suggéra de donner tels quels certains morceaux particulièrement originaux ; cette idée nous sourit d’abord, mais il apparut bientôt qu’elle ferait tort à la pensée de notre maître, en ne présentant que des fragments d’une construction dont la valeur n’apparaît que dans son ensemble » [4]


[1] Dictionnaire de linguistique, page388, édition Larousse, 1973
[2] (Jean Dubois, mathée Giacomo, Christiane marcellesi, Jean-Baptiste Marcellisi et Jean-pierre MévelLes)
[3] Ferdinand de Saussure, cours de linguistique générale, page8, 2éme édition, Payot, paris 1972
[4] Ibid. page 9



               Partager Partager


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 10 Octobre 2016 - 19:04 L'école, écosystème

Jeudi 6 Octobre 2016 - 12:02 Des législatives 2.0