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Belkouch Hicham - publié le Dimanche 21 Juillet à 21:32

Monsieur le chef du gouvernement ...






Belkouch Hicham
Belkouch Hicham
Nul ne peut nier le rôle qu’à jouer le mouvement 20 février dans le changement politique et social que nous vivons aujourd’hui. Ce n’est pas pour rien qu’un bon nombre de partis politiques lui ont fait les yeux doux un moment donné. Ce n’est pas dû au hasard que ces membres continuent à faire la une des journaux. Ce n’est non plus moins important que l’un des conseillers du roi félicite une militante du mouvement … Ils savent très bien qu’aujourd’hui, aucun changement dans ce pays ne peut se faire sans ces jeunes.

Une jeunesse qui a pu réussir là ou les partis politiques ont échoué. Elle a réussi à briser li silence qui régnait sur la classe politique, à dire les choses comme elles le sont, à traiter des problèmes de fond liés aux rapports de pouvoir, la domination sans partage des richesses, l’explosion des inégalités, de la précarité et de la pauvreté … En résumé, Elle a mis le doigt sur les problèmes majeurs du pays en posant les questions qu’il fallait. Après c’était aux partis politiques de prendre la relève et répondre à ces derniers, mais hélas, ils n’ont pas pu le faire, ne disposant peut être pas de la maturité requise, de la vision adéquate ou du courage nécessaire pour le faire. Et cela même dans le cadre de cette constitution tant applaudie par ces derniers.

Aujourd’hui, deux ans après l’année 2011, le chef du gouvernement multiplie ses déclarations tout en faisant bouger la scène politique comme il le peut. Mais sa dernière intervention au parlement a bien montré que Benkirane est au bord du gouffre et que son gouvernement connait ses journées les plus sombres. Il a commencé par menacer « L3afarite et Tamassi7 », ces êtres qui continuent à hanter son esprit, en leur disant que le M20 avait porté vos photos lors des manifestations en criant « Dégage ». Sachant qu’il suffit de revenir à la date du 20 février 2011 pour trouver que le même Benkirane avait traité ce même mouvement de « Tballa w Ghyata » qui ne font qu’importer une mode extérieur …
 
Ce changement de position et de discours m’a poussé à me poser certaines questions, et à me demander si le chef du gouvernement n’était pas en train de crier au secours ?

Crier au secours n’est pas synonyme de peur ou de lâcheté. Nous avons tous demandé de l’aide un jour où l’autre, étant incapable et impuissant de réaliser telle ou telle chose. Mais quand on le fait, il faut d’abord avoir l’esprit et la vision claire : Quel point atteindre ? A qui demander de l’aide ? Afin d’affronter qui ? Trois questions que le chef de gouvernement n’arrive toujours pas à formuler.

Monsieur le chef du gouvernement, vous avez beau affronté des êtres imaginaires qui vous hantent, vous avez beau déclaré que « Ti Chouwcho 3Lia », « Khelliwni nekhdem », « Tamassi7 et L3afarite » … Nul ne peut vous aider tant que vous continuez à faire comme Don Quichotte qui prend les moulins à vent pour des géants envoyés par de méchants magiciens.

La situation actuelle du pays demande une classe politique qui puisse répondre au rendez vous, une classe politique ayant la bonne foi de changer les choses ainsi que la volonté et le courage de le faire. Je reconnais que, malgré la différence idéologique que je porte au PJD, ce dernier est l’un des rares partis disposant de cette bonne foi, mais jusqu’à présent, je pense que le deuxième critère manque à l’appel, et vos déclarations sont en train de le prouver.
 
Monsieur le chef du gouvernement, si aujourd’hui, vous ne pouvez plus dire tout ce qui vous passe par la tête. Si aujourd’hui vous ne pouvez plus affronter ces obstacles dont vous nous parlez tant, pour la simple raison que vous avez déjà citée lors de votre passage sur Aljazeera : « Je ne suis qu’un simple chef du gouvernement ». Je vous invite à revenir deux ans en arrière, vous trouverez que ceux que vous avez appelé un jour « Tballa et Ghyata » avaient mit fin à plusieurs tabous. Que ces gens là n’avaient peur de rien ni de personne, que ces gens là avaient crié haut et fort aux yeux de ceux que vous ne pouvez aujourd’hui affronter. Oui, ils sont là, capables de dire les choses comme elles le sont, afin de faire avancer les choses dans ce pays. Et en gardant le silence face aux obstacles que vous rencontrez, vous êtes en train de nous ramener à la case départ en frappant de votre main le travail qu’avait réalisé le mouvement 20 février durant l’année 2011.

Monsieur le chef de gouvernement, je ne suis qu’un jeune marocain qui essaie de comprendre un peu ce qui se passe sur le champ politique de son pays et se pose certaines questions liées au processus de démocratisation du Maroc, essayant de faire de la politique avec les moyens dont je dispose. Vous, vous êtes chef du gouvernement issu des élections qui ont vu le jour au lendemain d’une année pas comme les autres, et vous devez assumer votre responsabilité, qui doit être à la hauteur de la situation actuelle et vous oblige à dénoncer ces êtres et ces obstacles qui vous hantent et qui menacent le processus de démocratisation du pays.
 
Monsieur le chef du gouvernement, ne perdez pas votre temps à mener de faux combats en sciant la branche sur laquelle vous êtes assis, sinon vos cinq années seront très vite écoulées, et en 2016 on dira de vous, un chef de gouvernement


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