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Mohamed TOUZANI - MAP - publié le Mercredi 28 Mai à 13:16

Moncef Marzouki, l'infatigable défenseur de l'UMA




Rabat - Principal artisan de la transition en douceur de la Tunisie après la "révolution du jasmin", le président Moncef Marzouki est aussi un défenseur infatigable de l'Union du Maghreb, un "rêve d'enfance" qu'il entend concrétiser.



Moncef Marzouki
Moncef Marzouki
Quelques mois après son élection comme président de la nouvelle Tunisie, après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, M. Marzouki a pris son bâton de pèlerin pour une mémorable tournée dans les pays de l'UMA avec comme objectif de relancer une union en panne.

"Nous allons oeuvrer cette année à rétablir la cohésion avec nos frères algériens, marocains, libyens et mauritaniens, dans le but de ressusciter le grand rêve de l'Union maghrébine, gelée depuis des années", dira-t-il au premier jour de sa visite officielle au Maroc, première étape de son périple maghrébin de février 2012.

Le président tunisien est conscient que chaque jour qui passe dans l'attente de la réalisation de cet objectif fait perdre beaucoup aux cinq pays maghrébins en termes d'opportunités de croissance, de développement, d'intégration dans l'économie mondiale et de satisfaction des aspirations des peuples.

Pour reprendre "le rêve de la génération de (son) père où tout le monde était maghrébin", M. Marzouki a une recette simple : instaurer un espace de libre circulation inspiré du modèle de l'Union européenne permettant à ses ressortissants d'investir, de résider et de devenir propriétaire dans le pays de leur choix.

Un Maghreb où les ressortissants des cinq pays peuvent jouir des "cinq libertés" : "Les libertés de circulation, de résidence, de travail, d'investissement et de propriété et, enfin, du droit de participation aux élections".

Comme tout homme politique averti, le chef de l'Etat tunisien sait qu'aucun regroupement régional ne peut exister et prospérer si les citoyens ne peuvent circuler librement, résider, travailler, investir et faire des affaires.

Mais si Marzouki se rappelle "avec fierté" d'avoir traversé en 1962, avec son père, les frontières marocaines, pays où sa famille vivait, pour fêter l'indépendance de l'Algérie, la situation est toute autre aujourd'hui.

Les citoyens maghrébins ne peuvent plus circuler librement d'un pays à l'autre à cause de l'entêtement d'un pays à fermer sa frontière terrestre avec le Maroc.

En plus de ce problème fondamental de fermeture de la frontière, l'édification de l'UMA fait face à un autre blocage, non mois sérieux, lié à la conspiration d'un Etat contre la souveraineté et l'intégrité territoriale d'un autre Etat membre.

En dépit de ces écueils, les responsables des quatre pays visités par Marzouki ont réaffirmé leur attachement à l'UMA en tant que choix stratégique irréversible et leur détermination à tout mettre en œuvre pour réaliser ce rêve longtemps caressé par les peuples maghrébins.

La visite au Maroc du président tunisien a été chargée d'émotions et lui a permis de mesurer le profond attachement du Royaume à la construction du Maghreb, bien avant les indépendances.

"Mon père était un militant politique. Ayant été en désaccord, avec Bourguiba, après l'indépendance de la Tunisie, il a choisi, à une période difficile de sa vie, le Maroc, comme terre d'exil une terre qui est devenue pour lui, sa seconde patrie. Nous avions élu domicile à Tanger", témoignera-t-il à Rabat.

"Mon père a vécu et travaillé durant 33 ans au Maroc où il est enterré. La moitié de ma famille est marocaine. J'ai trois demi-frères (consanguins) qui sont marocains et qui vivent dans ce pays. C'est pourquoi ma visite revêt un caractère très intime", raconte-t-il.

Même si son voeu de réunir un sommet maghrébin en 2012, comme il l'avait annoncé lors de sa tournée, n'a pas été exaucé, le président tunisien a démontré qu'il était un maghrébin convaincu.

Ses appels incessants pour la relance du Maghreb ne resteront pas lettre morte et le beau rêve qu'il caresse se réalisera inéluctablement, car la marche de l'histoire vers l'union et l'intégration est irréversible.


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