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Christophe Boutin - OEG - publié le Vendredi 3 Janvier à 16:52

Mohammed VI à Washington : un partenariat revivifié






La visite effectuée par le roi Mohammed VI aux États-Unis en novembre a permis de relancer les relations entre les deux États. Dans son discours commémoratif de la Marche verte par laquelle le Maroc récupéra le Sahara ex-espagnol, prononcé quelques semaines avant cette visite, le souverain marocain avait regretté quelques incompréhensions avec des « partenaires stratégiques » dont le premier d’entre eux était très certainement situé outre-Atlantique. Dans l’année en effet, des lobbys défavorables au royaume chérifien, alliance fourre-tout d’ONG américaines spécialisées dans les manipulations internationales et d’États policiers dont on oubliait les violences internes, avaient tenté de faire pression auprès de l’administration du nouveau Secrétaire d’État, ou auprès des Nations Unies, pour discréditer la politique marocaine. Mais, face à cette propagande, des réalités bien difficiles à nier s’imposent, qui ressortent clairement du communiqué conjoint des deux États clôturant la visite. La première est que le Maroc est engagé dans une politique de protection et de promotion des droits de l’homme qui a peu d’équivalents sur la rive sud de la Méditerranée. Nouvelle constitution marocaine, avec de nouveaux pouvoirs dévolus au Parlement ou au juge constitutionnel, participation de la société civile, autant d’éléments qui sont des gestes forts. Et qu’il s’agisse de garantir les droits des femmes, de mieux équilibrer les compétences des juridictions, ou de gérer le très délicat problème des migrants, les initiatives du souverain marocain, qui vont toutes dans le sens d’une meilleure garantie des droits, sont clairement validées et soutenues par le gouvernement américain. La seconde réalité des relations entre les USA et le Maroc est l’évidence de la coopération, économique d’abord. Le Maroc est le premier État de la région à signer avec les USA un Accord de facilitation des échanges, touchant aux domaines des investissements, de la technologie, de l’information ou des services. Ce pays est clairement présenté par les USA comme un « hub » économique, une plaque tournante essentielle aux investissements ou aux biens à destination du Maghreb comme de l’Afrique subsaharienne. Par ailleurs, le Maroc est promoteur d’une Union du Maghreb Arabe qui serait un puissant facteur d’intégration et de progrès économique… et éviterait donc aux laissés pour compte de ces pays de se tourner vers les trafics et la violence. Car cette coopération porte évidemment aussi sur la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme. Face à la dérive maffieuse et terroriste du Sahel, le Maroc a toujours clairement affirmé un soutien sans faille aux actions de sécurité qui peuvent être entreprises. On rappellera que les liens privilégiés qu’entretient le Maroc avec nombre d’États africains ne sont pas seulement diplomatiques ou économiques, mais aussi religieux et spirituels. Ils sont liés à la personne du souverain marocain et à sa fonction spécifique d’Amir al Mouminine, de Commandeur des Croyants. On ne peut que se féliciter en la matière du rôle joué par ce souverain malékite qui a toujours promu un Islam modéré. Face à la montée de l’insécurité terroriste dans la zone sahélienne, le Maroc s’est ainsi toujours impli- qué sans contrepartie dans la sécurisation de la région – comme l’a montré par exemple son soutien au gouvernement légitime du Mali. Reste enfin la question centrale du Sahara occidental. La solution politique espérée peine à naître, même si l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Christopher Ross, maintient ses contacts. Dans ce cadre, les États-Unis ont rappelé que le plan d’autonomie des provinces du Sahara présenté par le Maroc était « sérieux, réaliste, crédible », et représentait « une approche poten- tielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité ». Plus que jamais la situation géostratégique de la région sahélienne demande d’éviter de tomber dans les panneaux des manœuvres de déstabilisation des rares États qui tiennent encore debout et de s’en tenir aux réalités. Ce constat qui semble avoir été fait à Washington doit l’être dans les autres pays occidentaux ou l’Union européenne. Tous ont tout intérêt à se souvenir de cet allié géostratégique sûr, porteur d’une dynamique de développement pour la région, soucieux d’évoluer encore en matière de protection des libertés.




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