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MAP - publié le Vendredi 12 Septembre à 11:16

Mohamed Yatim à Oslo : "L'ancrage du Maroc à l'Europe est un choix stratégique"



Oslo - "L'ancrage du Maroc à l'Europe, n'est pas simplement une réalité historique, mais un choix stratégique", a souligné, jeudi à Oslo, Mohamed Yatim, premier vice-Président de la Chambre des représentants.



Mohamed Yatim
Mohamed Yatim
Intervenant devant la conférence au sommet des présidents des parlements européens, évènement bisannuel organisé par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, M. Mohamed Yatim a expliqué que cet ancrage à l'Europe "n'est pas dicté par la proximité géographique ou les intérêts économiques" mais par les "valeurs communes que nous promouvons et défendons conjointement : valeurs de droits de l'homme et des libertés fondamentales, valeurs de développement, de solidarité et de justice sociale, valeurs de respect du pluralisme politique et de la démocratie, respect des diversités spécifiques et culturelles".

Ces valeurs, a-t-il poursuivi, sont entretenues par "un partenariat institutionnel et économique d'ores et déjà bien nourri. Le statut avancé avec l'Union Européenne ou celui de Partenaire pour la démocratie avec le Conseil de l'Europe, en sont quelques témoignages et il en existe bien d'autres".

"Ils témoignent aussi que la notion de sécurité démocratique ne pourrait être acquise et assurée que dans un environnement géopolitique stable qui jouit lui aussi de sa propre sécurité démocratique, élément essentiel dans la stabilité politique", a-t-il souligné, en affirmant que dans le climat d'instabilité politique et d'insécurité démocratique qui prévaut dans le sud de la Méditerranée, le Maroc est l'un des rares pays qui fait l'exception.

Cette exception marocaine "réside dans un choix éclairé qui a opté pour une réforme progressive dans le cadre de la stabilité, un choix anticipé par SM le Roi Mohammed VI et appuyé par toute la classe politique", a-t-il expliqué.

Le vice-Président de la Chambre des représentants a rappelé, d'autre part, les chantiers ouverts par les dispositions de la nouvelle Constitution du Royaume notamment au niveau des droits fondamentaux, des libertés et de la participation des citoyens, soulignant que cette nouvelle loi fondamentale du pays a adopté des dispositions "très avancées" permettant d'opérer de profonds changements politiques et institutionnels tels que la consolidation des droits fondamentaux et des libertés, la constitutionnalisation des bases et principes de défense des droits de l'homme tels qu'ils sont universellement reconnus, l'engagement à "protéger et promouvoir les dispositifs des droits de l'Homme et du droit international humanitaire et contribuer à leur développement dans leur indivisibilité et leur universalité, la consécration des principes du droit à la vie, de l'égalité des sexes, de la parité et de la lutte contre toutes les formes de discrimination, la criminalisation de toutes les violations flagrantes des droits de l'Homme".

M. Yatim a également cité la constitutionnalisation des mécanismes de la gouvernance dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l'Homme tels que le Conseil National des droits de l'Homme et l'Institution du Médiateur, l'engagement de l'Etat à œuvrer pour réaliser la parité entre l'homme et la femme, l'officialisation de la langue amazigh aux côtés de la langue arabe, le bannissement et le combat contre toute discrimination à l'encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l'origine sociale ou régionale, de la langue, de l'handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit.

La nouvelle constitution a également consacré la séparation et l'équilibre des pouvoirs et notamment l'indépendance de la justice des pouvoirs exécutif et législatif, l'élargissement des attributions du gouvernement en lui confiant l'exercice du pouvoir exécutif dont le chef est obligatoirement issu du parti qui arrive premier aux élections législatives, le renforcement des pouvoirs de la Chambre des Représentants, tant sur le plan législatif que dans sa fonction de contrôle du gouvernement, la constitutionnalisation de l'opposition et la protection de ses droits afin qu'elle joue pleinement son rôle institutionnel, a-t-il notamment rappelé.

M. Yatim a assuré, d'autre part, que le parlement marocain s'attèle actuellement à la mise oeuvre de ce projet constitutionnel, affirmant que toutes les lois organiques prévues par la Constitution seront adoptés d'ici la fin de cette législature, qui s'achève en 2016.

Il s'est réjoui, d'autre part, de l'assistance et de la coopération positive avec plusieurs organes du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne tel que la Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ) et la Commission de Venise, estimant que le niveau de coopération entre le Conseil de l'Europe et le Maroc pourrait être accru afin de mobiliser davantage l'expertise des différents organes du Conseil.

Il y a lieu de rappeler que ce sommet, organisé en partenariat avec le parlement norvégien (Storting) qui fête cette année son bicentenaire, réunit une soixantaine de parlements nationaux européens et non européens.

Les débats de cette édition s'articulent autour de trois thèmes majeurs: "Les droits et libertés constitutionnels fondamentaux participation, confiance et débat public, comme conditions de la démocratie", "démocratie, souveraineté et sécurité en Europe" et "majorité et opposition - trouver un équilibre en démocratie".

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