Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU


MAP - publié le Vendredi 8 Avril à 13:30

Mohamed Larbi El Aouami, une icône de la chanson marocaine tire sa révérence



Rabat - La scène musicale marocaine était en grand émoi. L'artiste-compositeur Mohamed Larbi El Aouami, icône de la chanson marocaine, a tiré sa révérence, mardi, à l'âge de 75 ans, après un long combat contre la maladie.



Feu Larbi El Aouami, l'un des artistes pionniers et précurseurs à avoir largement contribué à l'édifice de la musique nationale depuis ses premiers balbutiements, était parmi les figures emblématiques, dont l'étincelle s'est étendue pour adopter la chanson arabe engagée au service de certaines causes qui lui avaient conféré un positionnement de choix sur ce créneau depuis les années soixante. 

Né à Tanger en 1941, le défunt fait partie de la pléiade des avant-gardistes ayant enrichi la bibliothèque musicale marocaine avec un apport aussi bien riche que diversifié de plus de 57 morceaux. Son répertoire compte plusieurs mélodies devenues, désormais au fil du temps, des tubes à thématiques touchant, entre autres, les aspects social et familial.

En 1959, alors qu'il était encore jeune, il rejoignit l'Orchestre "Monawaât" aux côtés notamment du violoniste Mohamed El Barak, Ahmed El Gharbaoui, Fatima Echerradi et Ibrahim El Kadiri.

Décidément, la panoplie de chansons, entre autres, "Mi Yammi Lahbiba", "Baba ya Alf Hjab", "Aïd Miladek Ya Okhti", "Mabrouk Ya A'riss", est l'illustration éloquente d'un parcours riche de ce compositeur prolifique qui s'est adjugé de droit le titre et le sobriquet de "chanteur de la famille".

Tout au long de son prestigieux parcours et carrière artistique, Larbi El Aouami, s'est adonné, corps et âme, à l'expression, à sa manière, de certaines questions inhérentes aux préoccupations à caractère humain, social, sentimental et patriotique, voire religieux. D'autant qu'il avait été à l'origine de très belles chansons dédiées à titre gracieux à sa cité natale: la ville du Détroit, dont le sortilège l'a envoûté et inspiré ses textes fulgurants, notamment "Ma Ahla Jamalak Ya Tanja" et "Tanja Ya Moulat Taj".

Nonobstant la composition et la chanson, le défunt était parmi les fondateurs de l'Orchestre national, dirigé à l'époque par Abdelkader Errachdi. Tantôt il jouait à la flute ou à la contrebasse qu'il maitrisait parfaitement, tantôt il conduisait la chorale aux côtés de feu Mohamed Ben Taher et du chanteur Mahmoud El Idrissi.

Lors d'une émission-radio, Mohamed Larbi El Aouami avait affirmé, avec amertume, que la chanson marocaine "a vu le jour dans les années 50 et connu son apogée dans les années 60. +Ils+ ont comploté contre elle dans les années 70 avant de lui porter le coup de grâce dans les années 80".

Tout en étant entièrement dévoué à son travail, préférant exercer dans l'ombre loin des lumières, il était persuadé que l'immortalité de l'artiste réside inéluctablement dans ses œuvre engagées avec des dimensions éthiques, pédagogiques, sociales et religieuses qui n'altèrent point le goût et la déférence.

Demain, la scène musicale nationale s'accommodera, certes, de l'absence de Larbi El Aouami, mais sa chanson "Mi Yammi Lahbiba", cette berceuse qui symbolise l'enfance, la joie et la tristesse, restera toujours-là. Une mastodonte symphonique sempiternelle...

               Partager Partager


Nouveau commentaire :
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook, Twitter ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.

Les internautes peuvent signaler des messages qu’ils estiment non conformes à ces Charte de modération en cliquant sur le bouton « Alerter ».

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara