La lettre ouverte de Juan Carlos mettant en garde contre les "divisions" et les "chimères" qui pourraient "ruiner" les efforts passés, publiée sur le site internet de la Casa Real le 18 septembre, a marqué les esprits, d'autant qu'elle constitue une première dans la communication du roi, âgé de 74 ans.
Un message clairement politique et directement interprété comme un rappel à l'ordre à la Catalogne, en proie à une forte poussée indépendantiste soutenue par le président de cette grande région du nord-est du pays, Artur Mas.
"Ce qu'il a fait sur son site est insolite" car d'habitude, le roi s'adresse à la nation lors des discours officiels pour Noël, l'Epiphanie ou à l'ouverture de la session parlementaire, explique Pilar Urbano, l'un des auteurs qui a le plus écrit sur la royauté espagnole.
Selon elle, le roi "a voulu aller au charbon. Car c'est précisément parce qu'il a passé de mauvais moments qu'il doit rehausser son image. Et une manière de le faire est d'exercer un leadership moral, une autorité éthique".
"Je pense qu'il justifie son salaire en faisant ces remarques", ajoute-t-elle, alors que la crise et l'austérité imposée par le gouvernement a attisé les critiques sur une monarchie coûteuse.
Juan Carlos, respecté pour avoir conduit la transition démocratique après la fin de la dictature franquiste en 1975, a vu son image entachée ces derniers mois par plusieurs scandales.
D'abord par une vaste affaire de corruption aux Iles Baléares qui touche son gendre, Inaki Urdangarin, marié à sa fille cadette, Cristina. Au point que le couple a disparu des photos et rendez-vous officiels, comme celui de ce vendredi, lors du défilé militaire de la fête nationale.
Ensuite, Juan Carlos a dû se livrer à des excuses publiques sans précédent lorsqu'une chute en avril au Botswana a révélé au public qu'il avait chassé l'éléphant en Afrique, lors d'un voyage coûteux, alors que le pays se débat dans une crise et un chômage historiques.
Très symbolique, la photo de Juan Carlos trébuchant et tombant une nouvelle fois, quelque temps plus tard, a fait le tour du web, déclenchant les sarcasmes d'internautes.
Pour reprendre la main, la Maison royale a lancé son nouveau site internet, mettant l'accent sur la lignée royale, la proximité avec les citoyens et "la transparence".
Fin septembre, la Casa Real, qui avait publié fin 2011 pour la première fois ses comptes peu après le début de l'affaire Urdangarin, a annoncé une baisse de 4% de son budget en 2013, à 7,93 millions d'euros, dans la ligne du budget de l'Etat.
En juillet, elle avait déjà annoncé une réduction de 7,1% (20.910 euros) du salaire du roi. Celui-ci avait été fixé auparavant, frais compris, à 292.752 euros.
Et si la famille a du mal à conserver l'image d'un clan uni, elle tente de rester proche du peuple, comme lorsque le prince héritier Felipe, 44 ans, a traversé mercredi les rues de Madrid à pied.
Dans une initiative inédite, la télévision publique va consacrer à la famille royale une émission hebdomadaire "à vocation clairement informative" d'une demi-heure à partir de samedi, laissant de nombreux internautes circonspects.
"Il dira à combien se monte sa fortune ? Il parlera clairement de la situation de son gendre ? il reconnaîtra ses enfants supposés, en donnant son ADN ?", résumait l'un d'eux, incrédule, sur le site du journal de centre-droit El Mundo.
D'autres, moins nombreux, venaient à la rescousse, comme celui-ci: "Pour moi ils font un grand travail pour l'Espagne, tout mon respect. Vouloir en finir avec la monarchie nous mènera à une autre guerre civile".
Un message clairement politique et directement interprété comme un rappel à l'ordre à la Catalogne, en proie à une forte poussée indépendantiste soutenue par le président de cette grande région du nord-est du pays, Artur Mas.
"Ce qu'il a fait sur son site est insolite" car d'habitude, le roi s'adresse à la nation lors des discours officiels pour Noël, l'Epiphanie ou à l'ouverture de la session parlementaire, explique Pilar Urbano, l'un des auteurs qui a le plus écrit sur la royauté espagnole.
Selon elle, le roi "a voulu aller au charbon. Car c'est précisément parce qu'il a passé de mauvais moments qu'il doit rehausser son image. Et une manière de le faire est d'exercer un leadership moral, une autorité éthique".
"Je pense qu'il justifie son salaire en faisant ces remarques", ajoute-t-elle, alors que la crise et l'austérité imposée par le gouvernement a attisé les critiques sur une monarchie coûteuse.
Juan Carlos, respecté pour avoir conduit la transition démocratique après la fin de la dictature franquiste en 1975, a vu son image entachée ces derniers mois par plusieurs scandales.
D'abord par une vaste affaire de corruption aux Iles Baléares qui touche son gendre, Inaki Urdangarin, marié à sa fille cadette, Cristina. Au point que le couple a disparu des photos et rendez-vous officiels, comme celui de ce vendredi, lors du défilé militaire de la fête nationale.
Ensuite, Juan Carlos a dû se livrer à des excuses publiques sans précédent lorsqu'une chute en avril au Botswana a révélé au public qu'il avait chassé l'éléphant en Afrique, lors d'un voyage coûteux, alors que le pays se débat dans une crise et un chômage historiques.
Très symbolique, la photo de Juan Carlos trébuchant et tombant une nouvelle fois, quelque temps plus tard, a fait le tour du web, déclenchant les sarcasmes d'internautes.
Pour reprendre la main, la Maison royale a lancé son nouveau site internet, mettant l'accent sur la lignée royale, la proximité avec les citoyens et "la transparence".
Fin septembre, la Casa Real, qui avait publié fin 2011 pour la première fois ses comptes peu après le début de l'affaire Urdangarin, a annoncé une baisse de 4% de son budget en 2013, à 7,93 millions d'euros, dans la ligne du budget de l'Etat.
En juillet, elle avait déjà annoncé une réduction de 7,1% (20.910 euros) du salaire du roi. Celui-ci avait été fixé auparavant, frais compris, à 292.752 euros.
Et si la famille a du mal à conserver l'image d'un clan uni, elle tente de rester proche du peuple, comme lorsque le prince héritier Felipe, 44 ans, a traversé mercredi les rues de Madrid à pied.
Dans une initiative inédite, la télévision publique va consacrer à la famille royale une émission hebdomadaire "à vocation clairement informative" d'une demi-heure à partir de samedi, laissant de nombreux internautes circonspects.
"Il dira à combien se monte sa fortune ? Il parlera clairement de la situation de son gendre ? il reconnaîtra ses enfants supposés, en donnant son ADN ?", résumait l'un d'eux, incrédule, sur le site du journal de centre-droit El Mundo.
D'autres, moins nombreux, venaient à la rescousse, comme celui-ci: "Pour moi ils font un grand travail pour l'Espagne, tout mon respect. Vouloir en finir avec la monarchie nous mènera à une autre guerre civile".









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