Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU



Mehdi Alami - publié le Jeudi 6 Mars à 00:00

Minus ! Je ne changerai pas le monde




Chaque matin, je me réveille, je brosse mes dents, j’embrasse ma femme et je prends ma voiture direction mon bureau, et chaque matin à la radio, des dizaines de morts à Bagdad, des enfants morts en Palestine, les sanctions contre l’Iran, les arrestations des trafiquants de drogue au Maroc, le pétrole qui frôle les 100 dollars…, et chaque matin, c’est l’embouteillage, la pollution, des automobilistes qui klaxonnent, des taximen qui s’arrêtent n’importe où, et des motos qui se faufilent entre les voitures, et chaque matin, il y a un crétin qui se prend pour Dieu, et chaque matin nous travaillons pour changer ce monde.



Quatre heures après, c’est le retour à la maison pour déjeuner, une course à la montre, et chaque midi, toujours à la radio, l’Irak, la Palestine, l’Iran, et le baril à 100 dollars, et toujours sur mon chemin, des crétins qui se prennent pour Dieu, et chaque midi nous espérons que demain le monde changera.
Le soir, c’est presque pareil, sauf que je suis fatigué par la longue journée de travail, je change la fréquence de la radio pour un peu de musique, et j’ai tellement hâte de retrouver chez moi que je conduis comme un crétin qui se prend pour Dieu, en me disant que peut être, demain, mes enfants changeront ce monde.

Jour après jour, mois après mois et plusieurs années après, nous commençons à se faire vieux, les guerres et les conflits sont toujours là et s’accentuent mais ça ne nous intéressent plus, et sur nos routes, de plus en plus de crétins mais on en fait partie, et le baril a déjà dépassé les 100 dollars et nous subissons sans se poser trop de questions.

Telle est devenue notre vie, nous pensons qu’à nous même, et nous attendons des miracles du ciel, car au fond, nous sommes que des minus dans ce monde.

Des minus qui se cachent dernière les erreurs et l’inertie des autres, des minus qui, par la force des choses, n’ont plus de volonté, d’ambition et qui crient haut et fort, là où personne ne les entendra « de préférence ».


               Partager Partager


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 3 Décembre 2016 - 10:37 L’ETOILE D'OR ne sera jamais marocaine!?

Vendredi 2 Décembre 2016 - 16:17 Ousmane Sow : Le sculpteur qui vient des étoiles