Ministre de la santé : 9.114 personnes atteintes d'insuffisance rénale au Maroc


MAP - publié le Vendredi 24 Octobre 2008 à 11:35 modifié le Vendredi 24 Octobre 2008 - 11:35

Rabat - Le nombre de personnes atteintes d'insuffisance rénale au Maroc s'élève à 9.114, dont 6.114 bénéficient des services de 160 centres (54 relèvent du ministère de la Santé), a affirmé mercredi à Rabat la ministre de la Santé,Yasmina Baddou.



Répondant à une question orale sur "les enfants atteints d'insuffisance rénale", posée par le groupe "Justice et Développement" à la Chambre des représentants, Baddou a précisé que son département ambitionne, à travers la mise en place d'un plan visant la satisfaction de toutes les attentes à l'horizon 2012, d' assurer à terme les services de santé à 3.000 cas insicrits sur la liste d'attente. Le département de la santé a programmé également 25 centres d'hémodialyse, outre le soutien à cinq autres centres qui s'occupent des patients ne bénéficiant pas des séances d'hémodialyse .

Les enfants atteints de cette maladie chronique bénéficient de soins particuliers offerts par les centres spécialisés, avec une augmentation conséquente des séances qui leur sont réservées dans des pavillons spéciaux, a-t-elle souligné, indiquant que le Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibnou Rochd s'est doté du plus grand service de néphrologie pédiatrique en Afrique, destiné aux enfants de moins de quinze ans, grâce à neuf appareils d'hémodialyse.

Répondant à une autre question sur "la moralisation des services des laboratoires d'analyses et des services médicaux", posée par le groupe "Rassemblement et modernité", Baddou a affirmé que le ministère de la Santé a pris une série de mesures s'inscrivant dans cet objectif, dont la création de commissions locales transparentes au niveau des hôpitaux publics, et ce en vue de lutter contre tous les comportements illégaux et permettre aux malades de s'informer sur les modalités de prise en charge médicale, avec la mise en place d'un "numéro téléphonique économique" destiné à recevoir les plaintes des citoyens.

Ces mesures se déclinent également à travers l'incitation du secteur de santé privé à publier les tarifs appliqués dans ses établissements sanitaires et la liste des médecins qui y exercent, ainsi qu'à travers le renforcement de la bonne gouvernance par la mise à niveau des hôpitaux et l'adoption de mécanismes de gestion moderne et rationnelle basée sur l'autonomie financière et la contractualisation, a-t-elle ajouté.



           


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