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MAP - publié le Samedi 4 Juin à 11:27

Michel Rousset : Le Maroc est victime des clichés qu’on véhicule à son sujet



Rabat - Le Maroc est victime des clichés que certains véhiculent à son sujet et auxquels cela fait mal que le pays progresse même lentement, a souligné Professeur Michel Rousset, spécialiste du droit administratif et constitutionnel et grand connaisseur du Maroc.



"La situation sociale n’est pas idéale, c’est sûr, mais il y a des choses qui sont faites, il y a des projets socioéconomiques lancés, des projets d’insertion sociale aussi", a relevé M. Rousset dans une interview publiée dans la dernière livraison de l’hebdomadaire Maroc Hebdo.

"Je dois dire que le pays évolue et ces personnes sont enfermées dans leurs dogmes et refusent d’évoluer et de voir la réalité marocaine autrement qu’à travers le prisme déformant de leurs convictions de principe… Cela leur fait mal que le Maroc progresse, même lentement", a-t-il dit.

Réagissant à un "documentaire" diffusé par une chaine française récemment, il a relevé que "malgré les campagnes de dénigrement, le Maroc est bien perçu par l’opinion publique française. Il y a des gens qui visitent le Maroc et témoignent de la qualité de vie, de l’ambiance et de l’évolution palpable que connaît le pays. Ces gens-là, pas forcément invités par les organismes marocains, rendent compte d’une situation aux antipodes de ce que véhiculent certains milieux et certains organes de presse".

Il a fait observer que ces milieux-là, qui "ignorent totalement ce que représente la monarchie pour le peuple marocain", regroupent des personnes qui nourrissent de la haine à l’égard du Maroc et de son régime et continuent de ressasser des clichés loin de toute analyse scientifique et rigoureuse de l’état du pays, de son évolution et même de ses échecs.

"Ces personnes autoproclamées opposants exilés ne sont animées, à mon humble avis, moi qui ai suivi la vie politique et sociale du Maroc pendant une cinquantaine d’années, que par une volonté de nuire au pays pour des raisons obscures", a-t-il martelé.

Professeur Rousset a assuré que "sur le plan des législations l’évolution est palpable. J’ai pris part à l’élaboration de projet de réforme constitutionnelle sous Hassan II et je peux attester que celle de 2011 a apporté beaucoup de changements par rapport aux précédentes".

"Il faut maintenant que les magistrats s’imprègnent de manière pratique de l’essence même de la réforme, pour faire émerger une véritable justice, juste et équitable. Mais cela ne veut pas dire que maintenant la justice marocaine est décalée par rapport aux changements qui s’opèrent", a-t-il précisé.

Ainsi en est-il, a-t-il estimé, de la stigmatisation faite au Maroc au sujet de la parité qui, quoique consacrée par la Constitution, a besoin de temps pour s’instaurer du fait qu’il s’agit-là "d’un problème de la société qui n’évolue pas au même rythme que les concepteurs des textes. C’est une question de mentalité dont le changement prend du temps. Ce n’est pas une tare typiquement marocaine".

Aussi a-t-il déploré le fait que "pour critiquer le Maroc, ses détracteurs n’argumentent pas, ils font appel à des clichés et à des anathèmes, ils instrumentalisent le passé pour s’en prendre au présent du Maroc, qui n’est pas conforme à ce qu’ils croient; ce qui est tout à fait regrettable".

A la question de savoir que faire pour remédier à cette situation, l’interviewé a assuré que le "Maroc doit persévérer dans son programme de réforme à tous les niveaux. Accélérer certains chantiers, veiller davantage sur la moralisation de la vie publique et laisser les autres parler".

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