Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU


MAP - publié le Samedi 12 Mars à 09:42

Mezouar : Les déclarations de Ban Ki-Moon, une atteinte au droit international qui aura des répercussions concernant la position du Maroc



Rabat - Les récentes déclarations du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, sur la question du Sahara marocain constituent une atteinte au droit international qui aura des répercussions concernant la position du Maroc, a indiqué vendredi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar.



Salaheddine Mezouar
Salaheddine Mezouar
S'exprimant lors d'une réunion conjointe de la Commission des affaires étrangères et de la défense à la Chambre des représentants et la Commission des affaires étrangères, des frontières, de la défense nationale et des zones marocaines occupées à la Chambre des conseillers, consacrée aux derniers développements de la question de l'intégrité territoriale du Royaume à la suite de la récente visite de Ban Ki-Moon dans la région, M. Mezouar a souligné que "ce qui s'est passé porte atteinte au principe de l'impartialité de l'ONU et au droit international, et aura des répercussions concernant la position marocaine, affirmant que le Maroc n'acceptera pas de tels dépassements qui auront des répercussions dans les prochaines semaines.

Lors de cette réunion présidée par Rachid Talbi Alami et Hakim Benchamach, respectivement président de la Chambre des représentants et président de la Chambre des conseillers, en présence de Mme Mbarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Mezouar a souligné que les propos du SG de l'ONU montrent qu'il a cédé au chantage exercé par les autres parties et ce, en totale violation des engagements et du principe d'impartialité que les Nation Unis est tenue d'observer.

Le SG de l'ONU est tenu de respecter les constantes faisant l'objet de consensus et d'observer la neutralité en vue de parvenir à une solution politique juste et acceptable, tout en prenant en considération la proposition marocaine d'autonomie.

Les dépassements commis par Ban Ki-Moon sont loin de réaliser l'objectif de cette visite annoncé initialement, en l'occurrence la reprise des négociations, mais attisent au contraire les hostilités dans la région, a-t-il soutenu, indiquant qu'à travers ses déclarations s'alignant sur la thèse des séparatistes, il a fait preuve de sympathie manifeste envers les autres parties et a donné de la crédibilité aux prétentions d'un "Etat fantoche". 

Pour M. Mezouar, les déclarations de Ban Ki-Moon portent atteinte à l'essence même de la mission de l'ONU, à savoir la neutralité, et aux dispositions du droit international, relevant que le SG de l'ONU a utilisé des termes graves qui n'ont aucune base juridique ou politique, en qualifiant le recouvrement par le Maroc de son intégrité territoriale "d'occupation".

La partialité de Ban Ki-Moon envers les autres parties s'est également illustrée à travers le choix du timing de la visite, a-t-il relevé, précisant que le Maroc avait proposé le mois de novembre 2015 comme date de cette visite, acceptée initialement par l'ONU, avant de se rétracter sous prétexte que l'agenda du SG ne le permettait pas. 

Puis le Maroc avait proposé aussi le mois de janvier, cependant l'ONU s'est rétractée une nouvelle fois pour les même raisons, après avoir acceptée cette proposition.

La proposition du mois de mars comme date de visite par le SG a été rejetée par le Maroc en raison de l'agenda royal, mais le SG a insisté sur sa visite qu'il a répartie sur deux étapes malgré le refus du Maroc, a rappelé le ministre, expliquant que le refus du Maroc de répartir la visite est justifié par le fait qu'un rapport partiel sur le Sahara sera présenté au Conseil de sécurité en avril, chose que le Maroc rejette catégoriquement.

Le SG n'a pas daigné soulever la question des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, notamment les enlèvements ayant touché un grand nombre de femmes séquestrées à Tindouf, outre la question du recensement de la population des camps de Tindouf et les détournements depuis quatre décennies des aides humanitaires destinées aux séquestrés de Tindouf.

Il a fait remarquer que Ban Ki-Moon s'est départi de sa neutralité et de son objectivité, non seulement à travers ses déclarations, mais aussi avec de dangereux signes symboliques comme le fait de s'incliner devant le drapeau des ennemis, le signe de la victoire, et la présence des dirigeants du +Polisario+ à ses côtés, notant que cela est une expression claire d'un comportement condamnable qui s'inscrit aux antipodes de ses engagements présentés auparavant, à savoir qu'il allait se contenter de visiter la MINURSO. 

Ce genre de violations ne sont pas les premières du genre enregistrées au cours de ces dernières années, en particulier depuis la nomination de l'Envoyé personnel du SG de l'ONU, Christopher Ross en 2008, a dit le ministre, faisant observer qu'entre 2008 et 2013, Ross a organisé neuf rencontres informelles entre les parties qui n'ont donné aucun résultat.

"Le mandat du SG de l'ONU et son Envoyé personnel au Sahara s'approche de son terme sans réaliser le moindre progrès", a-t-il fait remarquer. 

Le ministre a fait part de son étonnement que ces développements interviennent suite à l'initiative royale de lancer une nouvelle Marche Verte dans les provinces du Sud basée sur la régionalisation avancée, un plan de développement d'envergure qui fera de la région du sud une zone exceptionnelle et un trait d'union important entre le Maroc et l'Afrique, ajoutant qu'on "ne peut que s'attendre à une campagne farouche contre le Maroc qui ne cessera de s'amplifier jour après jour". 

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara