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Reuters - Aziz El Yaakoubi - publié le Lundi 6 Janvier à 09:26

Menaces de mort contre trois députés tunisiens



Tunis - Des menaces de mort contretrois députés de l'opposition laïque ont perturbé dimanche ledébat et le vote sur les articles de la nouvelle Constitutiontunisienne, soulignant les tensions sur le rôle de l'islam et latransition démocratique en Tunisie, trois ans après la"révolution de jasmin".



Le Parlement tunisien a commencé vendredi à voter sur lesarticles de la nouvelle charte constitutionnelle, censéepoursuivre la transition vers la démocratie en mettant fin à lacrise entre les islamistes et l'opposition laïque, avant la miseen place d'un gouvernement intérimaire de "techniciens" et lesnouvelles élections prévues cette année.
 
Les membres de l'Assemblée nationale ont déjà approuvéplusieurs articles de la Constitution mais le député de gaucheMongi Rahoui et deux autres élus laïques ont été visés par desmenaces de mort, a-t-on appris dimanche de source autorisée.
 
Les débats ont été largement dominés par une discussion surces menaces anonymes, avant que la séance soit suspendue.
 
"Selon les informations reçues, le membre de l'AssembléeMongi Rahoui et deux autres élus pourraient être menacés d'uneagression. Le ministère a pris des mesures pour protéger cespersonnes et a ouvert une enquête", a déclaré le ministère del'Intérieur dans un communiqué.
 
Rym Mahjoub, un député de l'opposition, a raconté à Reutersque la police s'était rendue tôt dimanche matin au domicile deMongi Rahoui pour l'avertir des menaces portées contre lui pardes extrémistes.

UN GOUVERNEMENT INTERIMAIRE DE TECHNICIENS

Selon l'opposition, ces menaces font suite à desdéclarations d'Habib Ellouz, un "faucon" du parti islamisteEnnahda au pouvoir, qui a affirmé samedi à des journalistes queRahoui était un ennemi de l'islam hostile à toute référence à lareligion dans la nouvelle Constitution.
 
Des députés d'Ennahda ont souligné dimanche qu'Habib Ellouz,qui a présenté des excuses, n'avait fait qu'exprimer une opinionpersonnelle et non la position du parti.
 
Le vote de la nouvelle Constitution, qui devrait sepoursuivre encore cette semaine, sera suivi de la formation d'ungouvernement intérimaire, conformément à l'accord conclu entreEnnahda et l'opposition laïque.
 
Dans le cadre de cet accord, Ennahda, aux affaires depuisdeux ans, a accepté de céder le pouvoir à un gouvernementintérimaire apolitique avant le 14 janvier, date qui marqueraprécisément le troisième anniversaire de la chute du présidentZine ben Ali.
 
La nouvelle Constitution et un calendrier électoral doiventêtre approuvés au préalable. Une commission électorale doit enoutre être formée.
 
Majorité et opposition se sont entendues pour nommer MehdiJomaa, actuel ministre de l'Industrie, à la tête de dugouvernement de transition qui sera chargé d'expédier lesaffaires courantes jusqu'aux élections.

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