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Farid Mnebhi - publié le Vendredi 30 Mars à 02:44

Menace d’une attaque terroriste majeure et imminente en France ?






Les tragédies de Toulouse et Montauban semblent soulever moult interrogations auprès des spécialistes du renseignement, de la sécurité et du terrorisme.

En effet, avec l’épilogue de ces dramatiques meurtres, des faisceaux d’indices de plus en plus probants commencent à pointer du doigt une flagrante défaillance des services de sécurité français dans la gestion des affaires liées à l’extrémisme islamiste et par voie de conséquence au terrorisme islamiste intégriste.

Cette défaillance, si elle est avérée, serait la preuve flagrante d’un manque de coopération sincère des services français avec ses homologues étrangers et une incapacité à comprendre le phénomène de l’extrémiste islamiste sur le sol français en raison d’une inaptitude à appréhender correctement le paradigme de l’idiosyncrasie en dehors des valeurs françaises.

Cette défaillance sécuritaire française a permis un développement incompréhensible et incontrôlable de l’extrémisme religieux d’obédience islamiste au sein de la société française.

Le plus grave, est que toutes les activités de ces extrémistes islamistes aient pu se faire en toute impunité et sans qu’aucune mesure ou action répressive et dissuasive forte n’ait été prise à leur encontre.

C’est pourquoi, de nombreuses cellules terroristes dites dormantes ont pu être créées ou installées sur le territoire français et que des filières jihadistes organisaient en toute liberté à partir de la France des stages pratiques au Pakistan, en Afghanistan et ailleurs a profit de français d’origine ou pas et d’immigrés en situation légale.

En effet, de nombreuse informations, diffusées sur de nombreux sites, font état de la présence de 85 Français dans la zone tribale du Waziristan du Nord durant les trois dernières années. La plupart d’entre eux ont la double nationalité française et sont issus des pays du Maghreb.

Ils seraient initiés à l’usage d’explosifs et au maniement des armes. Ils seraient dirigés par un commandant français qui porte le nom d’Abou Tarek. Cinq de ces hommes seraient rentrés en France en Janvier 2011 pour trouver de nouvelles recrues.

D’autres éléments publiées sur le Net indiquent qu’une cellule dirigée par un français d’origine syrienne Olivier Abdullah Corel recrutait des jeunes maghrébins et français convertis de la grande banlieue de Toulouse afin de les envoyer s’entrainer au Pakistan ou en Egypte, parfois pour combattre en Afghanistan ou en Irak, puis certains revenaient en France comme cellules dormantes.

L’existence de ce réseau jihadiste, parfaitement connu de la DCRI, qui va de Toulouse à Albi, en passant par l’Ariège et Narbonne, de la Syrie à la Grande Bretagne, de la Belgique à l’Irak, de la région parisienne à l’Egypte, conforte l’hypothèse de la présence de réseaux terroristes en France prêts à passer à l’action et fait exploser la théorie d’un Mohammed Merah jihadiste solitaire et auto-radicalisé.

Mohammed Merah était un des terroristes de cette organisation islamiste tentaculaire aux ramifications internationales.

Dernièrement, il a été révélé qu’un important réseau islamiste a été démantelé dans le sud de la France. La police antiterroriste a en effet permis de stopper net le projet d'un braqueur devenu prédicateur d’un islam radical.



Omar Diaby, un sénégalais de 37 ans qui prêchait un islam radical, loin des mosquées, recrutait les jeunes sur le terrain de foot de la cité Bon-Voyage, dans des squats du centre-ville de Nice ou sur le Net en postant des vidéos qui appellent à l'hijra. Il envisageait d'envoyer une trentaine de jeunes du sud de la France, des candidats au jihad, en Afghanistan.

Autre fait qui conforte la présence en France de réseaux terroriste, le Chef de l’Agence antiterroriste indonésienne, Ansyaad Mbai, a affirmé le 29 mars 2012 qu’un groupe terroriste en France est fortement soupçonné d’être responsable de l’explosion d’une le 21 mars 2012 devant l’ambassade d’Indonésie à Paris.

Dernier élément qui consolide la très forte probabilité de l’existence de réseaux terroristes extrémistes en France est l’interpellation le 30 mars 2012 d’une vingtaine de personnes dans les milieux islamistes radicaux dans plusieurs grandes villes, notamment à Toulouse, Nantes, Lyon, Nice, Marseille, Le Mans ou encore en Ile de France.

Ces opérations avaient pour but de démanteler des filières et ont permis de saisir de nombreuses armes, dont des kalachnikovs

En conclusion, on peut donc affirmer, sans risque d’erreur, que toutes ces affaires confirment que la France est bien la cible d’une attaque terroriste majeure et illustrent la vraie crainte des services antiterroristes aujourd’hui quant au développement d’un terrorisme purement national, mené par des jeunes Français convertis au djihad sur internet. Des enfants du pays sans histoires, discrets, sans organisation et autonomes.

C’est pourquoi, il devient urgent pour la France de développer et de renforcer sa coopération en matière de lutte contre le terrorisme extrémiste avec des pays qui ont une expertise avérées et reconnues dans ce domaine afin que les tragédies de Toulouse et Montauban ne se rééditent jamais.


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