Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
La conférence d'Abou Dhabi approuve un fonds pour le patrimoine: Sous l'impulsion de Paris et... | via @lemagMaroc https://t.co/O1NcjpzCBz


Imad Doublali - publié le Jeudi 25 Décembre à 14:25

Mauritanie : un homme condamné à mort pour apostasie



Pour la première fois depuis son indépendance en 1960, un jeune homme en Mauritanie a été condamné à mort pour apostasie à cause d'un écrit considéré comme blasphématoire. Le jeune homme âgé de 30 ans, qui plaide non coupable, s'est évanoui à l'énoncé du verdict.



Mohamed Cheikh Ould Mohamed avait été arrêté le 2 janvier et mis en détention provisoire depuis cette date. Hier mercredi 24 décembre, il a été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort à Nouadhibou, dans le nord-ouest de la Mauritanie.

Le jeune homme mauritanien a été inculpé d'apostasie "pour avoir parlé avec légèreté du prophète de l'islam" dans un article publié brièvement sur des sites Internet mauritaniens. Il contestait des décisions prises par le messager et ses compagnons durant les guerres saintes et accusait la société de son pays de perpétuer un "ordre social inique hérité" de cette époque.

Mohamed Cheikh Ould Mohamed avait expliqué devant la Cour que "son intention n'était pas de porter atteinte au Prophète, (...) mais de défendre une couche de la population mal considérée et maltraitée". Il a aussi affirmé : "Si on peut comprendre [à travers mon texte] ce pour quoi je suis inculpé, je le nie complètement et m'en repens ouvertement".

Hier soir, ses deux avocats, commis d'office, ont insisté sur son repentir et estimé que cela devrait être pris en compte en sa faveur.

Rappelons qu'au lendemain de l'arrestation du jeune mauritanien, un homme d'affaires et prédicateur de Nouadhibou est allé jusqu'à proposer la somme de 4000 euros à quiconque l'assassinerait. Aussi des manifestations de colère avaient eu lieu à Nouadhibou comme à Nouakchott dans lesquelles les protestataires avaient réclamé sa mise à mort.

La Mauritanie est une république islamique où la Charia est en vigueur, mais dont les sentences extrêmes comme la peine de mort et la flagellation ne sont plus appliquées depuis environ trois décennies. Selon Amnesty International, la peine capitale a été exécutée pour la dernière fois dans ce pays en 1987.

Défendue par les traditionnalistes, les courants modernistes de l'islam mettent en doute le caractère religieux de cette peine de mort affligée aux apostats.

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara