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Mohamed Takadoum - publié le Mardi 11 Novembre à 16:32

Maroc : pourquoi la politique de la main tendue à Alger a été un échec




La politique de la main tendue à l’Algérie qui est une constante de la diplomatie marocaine est arrivée à une impasse. Les gouvernants d’Alger continuent leur politique belliqueuse à l’égard du Maroc.



Maroc : pourquoi la politique de la main tendue à Alger a été un échec
Ainsi, après le discours historique du Roi à l’occasion de la commémoration de la Marche Verte qui a remis les pendules à l’heure la presse algérienne s’est déchainée comme à son habitude contre le souverain et l’ensemble des marocains. Des articles et des commentaires immondes sont véhiculés par cette presse. Pas d’analyses journalistiques que des procès d’intention et des insultes. On a l’impression que les modérateurs sur les sites internet des journaux ne laissent passer que les insultes contre le Maroc et son souverain. Un exemple récent, cet article du journal Al Watan en réaction au discours royal.

Déjà au mois d’Aout de cette année, M Mustapha Khalfi ministre marocain de la communication a déclaré que la presse algérienne a produit plus de 1600 articles hostiles au Royaume en une année soit 4 à 5 par jour. Ce qui en dit long sur la prétendue liberté de la presse dans ce pays. Cette guerre médiatique est beaucoup plus grave car elle entretient toute une génération d’algériens dans une hostilité maladive à l’égard du Maroc présenté comme un ennemi et une menace pour l’Algérie après les tentatives désespérées et vaines de demandes de repentance à la France.

La politique de fraternité voulue par le Maroc depuis toujours est perçue comme une faiblesse par un pouvoir algérien renfermé sur lui-même et incapable de sortir des schémas de la guerre froide et de l’ennemi extérieur. De plus en plus, l’affaire du Sahara qui est mise en avant par le pouvoir algérien n’est qu’un prétexte. Si l’affaire du Sahara n’existait, pas les gouvernants d’Alger auraient trouvé autre chose. Car la nature même de ce pouvoir algérien en place- centralisé sécuritaire à la soviétique avec une nomemklatura qui se partage la rente pétrolière, une sécurité militaire présente dans tous les rouages de l’état, dans les médias dans le société et le secteur privé  pense n’avoir de légitimité qu’avec l’existence d’un ennemi extérieur. Donc tel qu’il est, le pouvoir en place à Alger ne changera pas de politique à notre égard.

"Les dirigeants algériens souffrent de paranoïa a force de croire qu’ils sont persécutés, ils ont fini par devenir persécuteurs ». C’est ce qu’affirme FRANTZ FANON dans son livre intitulé : « Les Damnés de la terre ». « Le colonisé est un persécuté qui rêve en permanence de devenir persécuteur ».C’est ce qui explique le régime dictatorial mis en place par la junte militaire au pouvoir ainsi que les rêves d’hégémonie et de leadership de la république algérienne.

« Tout observateur de la réalité algérienne est en mesure de voir que la situation dans ce pays n’est pas normale .Elle est le fruit d’une politique concertée et d’une dictature militaire déguisée qui vise à brouiller les pistes et à maintenir le peuple dans la servitude et dans la dépendance. » « Des milliers d’opposants algériens ont été éliminés, des milliers d’autres vivent en exil, loin de leur pays parce qu’ils estiment que la révolution a été trahie et assassinée, le socialisme corrompu, le peuple encore une fois mystifié et asservi par ceux qui lui avaient promis la liberté, la dignité et la prospérité. en plus les dirigeants algériens ne sont pas à une contradiction prés… ».

C’est dans cet esprit que le conflit du Sahara est appréhendé par les gouvernants d’Alger car tout en déclarant officiellement que l’affaire du Sahara Marocain ne les concerne pas, ces gouvernants font de la défense de la « cause sahraoui », la seule préoccupation de leur diplomatie auprès des autres pays et dans tous les organismes internationaux oubliant au passage tout ce que notre pays a enduré pour eux. Par ailleurs, pour les média-algériens, l’affaire du Sahara Marocain est une ligne rouge. Aucun média ne peut déroger à la position officielle d’Alger sous peine de voir le journaliste sanctionné d’une manière ou d’une autre et le journal asphyxié économiquement car privé des annonces publicitaires.

Vu ce qui précède, l’affaire du Sahara marocain est devenue contre toute logique une affaire nationale pour Alger - le Maroc étant un pays ennemi pour les dirigeants d’Alger- et non pas comme, ils le déclarent avec duplicité une affaire opposant le Maroc et les séparatistes de Polisario.

A nous d’en tirer les conséquences, le régime en place à Alger ne survit qu’en dressant l’épouvantail de l’ennemi extérieur et l’affaire du Sahara est un prétexte, le dernier discours royal constitue à cet effet une rupture et une réponse on ne peut plus claire: la politique de la main tendue a vécu.



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