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Karim El Maghribi - publié le Mercredi 4 Janvier à 12:19

Maroc/politique : Notre lecture du « gouvernement Benkirane »




Maintenant que le Roi a validé aujourd’hui à Rabat la composition du premier gouvernement de la constitution rénovée qui octroie plus de prérogatives au chef de gouvernement après plus d’un mois de tractations et de suspense, on peut se risquer à une lecture de cette équipe qui est aussi la première de l’histoire du Maroc moderne à avoir un parti islamiste comme chef de file.
Le « team » managé par Abdeilah Benkirane appelle de notre part une 8 remarques qui sont autant de marques. Que voici sans ordre d’importance ni rancune aucune :



Maroc/politique : Notre lecture du « gouvernement Benkirane »
1-Ce gouvernement ne comprend aucun secrétaire d’Etat ; sachant que cette fonction dont le détenteur ne participe pas aux conseils des ministres  est moins coûteuse  pour  les finances publiques ;

2-Ce gouvernement, le 30e depuis 1956,   ne comprend qu’une seule femme contre 7 en 2003 et 4  secrétaires  d’Etat en 1997 (gouvernement de transition) ! Fait d’autant  curieux pour ne pas dire troublant que cette unique femme appartient au parti de la justice au développement que tout le monde dit rétrograde en matière de condition féminine  (Voir la composition officielle);

3-Avec 18 députés, le parti du progrès et du socialisme décroche 4 postes, en ex aequo  avec le Mouvement populaire qui a obtenu 32 sièges à la chambre basse. C’est là une injustice numérique qui ne manquera pas de fragiliser davantage la position du secrétaire général qui a été nommé à un ministère de l’Intérieur bicéphale, dans ce sens que le volet sécuritaire a échu à l’ancien patron de la police qui plus est  sans étiquette politique ; en l’occurrence Charki Draiss ;

4-Le poste convoité par l’Istiqlal et le PJD, à savoir le très riche ministère du Transport et de l’Equipement, est finalement allé au Pjdiste Abdelaziz Rabbah qui n’est que l’ancien conseiller « très écouté » de l’ex-premier ministre du parti de l’Istiqlal Abbas El Fassi ! Astucieuse formule  de régler les problèmes en bionne famille ;

5-Tous les anciens ministères dits de « souveraineté » et qui ont été concédés à des responsables politiques en vertu de la constitution rénovée, en l’occurrence les affaires étrangères et l’intérieur ont vus leur titulaires flanqués par des hommes de métier qui ne manqueront pas de les rappeler à l’ordre dès le moindre dérapage ;

6- Le département des  « Droits de l’homme » traditionnellement lié à celui de la Justice a vu sa dénomination changer par « Libertés », un  terme en phase avec l’air du temps alors que cet important ministère  est allé à un poids lourd du PJD, un avocat qui a longtemps défrayé la chronique notamment en se portant volontaire de défendre  des  salafistes ayant eu maille avec la justice ;

7- Le département de la Santé, le grand malade de la politique marocaine,  est échu un ancien urgentiste comme ce fut le cas pour Mohamed Cheikh Biadillah en 2003 (actuel patron du PAM). Ceci dénote un certains souci des hautes autorités de  remettre à niveau les hôpitaux public et surtouts leurs services d’urgences sui ont besoin d’une intervention d’urgence. Les accidents de cette fin d’année ont encore levé le voile sur le visage hideux des urgences médicales marocaines;

8-Enfin, la nomination de Mustafa El Khalfi à la communication peut être ressentie par une certaine presse et  certains réalisateurs cinématographiques  marocains comme un pied de nez. En effet, ce journaliste américanophile porte la responsabilité éthique et morale des écrits publiés dans Attajdid, le quotidien officieux du PJD, même si nomination en tant que directeur de publication en décembre 2007 répondait à une volonté du parti de se normaliser. En effet même après  cette date, des articles, tantôt directs tantôt voilés, ont continué à jeter un regard assez anachronique sur la production cinématographique et journalistique marocaine (et aussi sur certains fesitvals) qui ont osé sortir de l'ornière des sentiers battus…

En tout cas good luck to all !

Composition officielle :

    Abdelilah Benkirane : chef de gouvernement.

    Abdellah Baha : ministre d'Etat.

    Mohand Laenser : ministre de l'Intérieur.

    Saad-Eddine El Othmani : ministre des Affaires étrangères et de la coopération.

    Mustafa Ramid: ministre de la Justice et des libertés.

    Ahmed Toufiq: ministre des Habous et des affaires islamiques.

    Driss Dahak : secrétaire général du gouvernement.

    Nizar Baraka : ministre de l'Economie et des finances.

    Nabil Benabdellah : ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la politique de la ville.

    Aziz Akhannouch : ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime.

     Mohamed El Ouafa: ministre de l'Education nationale.

    Lahcen Daoudi : ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.

    Mohamed Ouzzine : ministre de la Jeunesse et des sports.

    Aziz Rabbah : ministre de l'Equipement et du transport.

    El Hossein El Ouardi : ministre de la Santé.

    Mustapha El Khalfi : ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

    Fouad Douiri: ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement.

    Abdelouahed Souhail : ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle.

    Abdelkader Aâmara : ministre de l'industrie, du commerce et des nouvelles technologies.

    Lahcen Haddad : ministre du Tourisme.

    Bassima Hakkaoui : ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social.

    Mohamed Amine Sbihi : ministre de la Culture.

    Abdessamad Qaiouh : ministre de l'Artisanat.

    Lahbib Choubani : ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile.

    Abdellatif Loudiyi : ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de l'Administration de la défense nationale.

    Abdellatif Maâzouz : ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Marocains résidant à l'étranger.

    Charki Draiss : ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.

    Youssef Amrani : ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

    Mohamed Najib Boulif : ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance

    Abdelâdim El Guerrouj : ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l'administration.

    Idriss Azami Al Idrissi: ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances chargé du budget.



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