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Abdelkarim Chankou - publié le Vendredi 30 Novembre à 11:14

Maroc : des députés dépités




Abdelkarim Chankou : Si la position des islamistes se comprend même si le maire de Meknès, étiqueté PJD, est un amateur des semences made in Israël qu’il a reconnu avoir importer un jour, celle du MP, parti berbériste, semble par contre incongrue.



D'autant que c'est sous la responsabilité de son actuel secrétaire général alors ministre de l'Agriculture au gouvernement d'avant le 7 septembre dernier que les échanges entre le Maroc et Israël en matière agricole ont été les plus intenses.

Le parti socialiste membre de la coalition gouvernementale par repêchage appuyé par le Mouvement Populaire (envoyé dans l'opposition à l'insu de son plein gré) et par le Parti islamiste de la Justice et le Développement (PJD) ainsi que par l'Union constitutionnelle (UC) s'insurge contre la loi de Finances 2008.

La direction de l'USFP, décriée par sa base, veut se refaire une virginité en tirant à boulets rouges sur un texte pondu pourtant par un membre du Bureau politique du parti de la rose violette ; en l'occurrence l'ex-ministre des Finances Fathallah Oualalou*.

L'Union Socialiste des Forces Populaires, dirigée par le ministre sans portefeuille Mohamed Elyazghi, ne veut pas entendre d'une baisse de l'Impôt sur les sociétés de 35 à 30 %. Alors que les gens du Mouvement Populaire et du PJD bataillent pour introduire un amendement au Code des Douanes interdisant d'exporter ou d'importer des produits en Israël. Et ce en vertu d'une résolution de la Ligue arabe qui date de 1963 !

Si la position des islamistes se comprend même si le maire de Meknès, étiqueté PJD, est un amateur des semences made in Israël qu'il a reconnu avoir importer un jour, celle du MP, parti berbériste, semble par contre incongrue. D'autant que c'est sous la responsabilité de son actuel secrétaire général alors ministre de l'Agriculture au gouvernement d'avant le 7 septembre dernier que les échanges entre le Maroc et Israël en matière agricole ont été les plus intenses.

Pour ce qui est de l'UC qui se définit comme étant un parti libéral, s'opposer à une réduction fiscale sur l'entreprise est le comble des combles.

Par ailleurs, l'actuel Argentier du Royaume Salaheddine Mezouar un techno estampillé Rassemblement National des Indépendants semble ne rien comprendre aux intrigues et aux reniements de la politique marocaine.

Heureusement qu'il y l'article 51 de la loi organique de Finances pour lui sauver la mise. En effet, celle-ci prévoit que « toutes propositions ou amendement formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, par rapport à la loi de Finances, soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique».

Mais peut-on considérer une opposition à une réduction de 5% de l'IS comme étant de nature à baisser les ressources publiques ?

Numériquement parlant non. Mais ce que semble ignorer ou feignent d'ignorer les députés frondeurs c'est qu'en aval d'une réduction de l'IS, le gouvernement prévoit d'élargir l'assiette fiscale et d'abolir les régimes spéciaux régionaux notamment pour Tanger dont les entreprises ne payent depuis 1963 que 50 % d'IS.

(*) Un peu aidé, c'est vrai, des techniciens de la banque mondiale



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