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Mohamed Takadoum - publié le Lundi 31 Août à 15:46

Maroc : affaire Eric Laurent et Catherine Graciet ; s’agit-t-il aussi, d’une œuvre de déstabilisation du pays ?






Eric Laurent et Catherine Graciet
Eric Laurent et Catherine Graciet
L’affaire Eric Laurent et la Journaliste Catherine Gracier qui ont essayé de faire chanter le Roi du Maroc de manière pitoyable pose la question de la crédibilité de ces journalistes dits « indépendants » et au-delà suscite des interrogations sur une éventuelle œuvre de déstabilisation du pays.

Pour les rédacteurs du livre édité en 2012 « Le Roi Prédateur » en l’occurrence les deux journalistes incriminés Mohammed VI « n'a aucun intérêt pour la chose publique et pas la moindre fibre politique. Seules comptent les affaires ».

Cette affirmation qui résume le livre traduit la mauvaise foi des auteurs car si le Roi ne s'occupait que de ses affaires, le pays serait à la dérive et en ruine. Or le Maroc, seul pays arabe qui n' a pas une goutte de pétrole donc pas de rente (les phosphates principale richesse du pays ne couvrent même pas les importations en carburant), la PIB a plus que doublé pendant les 10 premières années du règne du Roi. Le pays a recouvré ses capacités d'investissement perdu dans les années 80 et 90.

Plus de deux millions de marocains ont été tiré du seuil de pauvreté. La couverture médicale est en phase d'être réalisée pour tous. Le pays est doté d'une vision 2020 et de plans sectoriels en cours de réalisation dans les infrastructures, l'industrie, l'agriculture, l'énergie avec le plan solaire et le tourisme. Les rapports du FMI et de la Banque mondiale concernant le Maroc sont édifiants à ce sujet. Le pays est un chantier ouvert en dépit de ses maigres ressources grâce à l'implication du Roi parcourant quotidiennement le pays en long et en large, initiant des projets de développement, en assurant personnellement le suivi et l'exécution : infrastructures, énergies renouvelables assainissement et réhabilitations urbaines etc.
 
A côté de ces réalisations, le pays continue de souffrir il est vrai de maux relevés quotidiennement par la presse marocaine et décrié par le Roi lui-même dans ses nombreux discours : la corruption, la pauvreté et l’exclusion, les défaillances des système de justice, de l’enseignement et de la santé mais surtout la médiocrité du monde politique que j’ai déjà dénoncé sur ce site ; gouvernement et opposition.
 
Les auteurs ont annoncé que "Nous voulions faire une sorte d'état des lieux de la monarchie marocaine à l'heure des printemps arabes." Mais l'état des lieux avec tous les aspects positifs mais aussi négatifs que j'ai cité ne fait pas vendre un livre. Si en plus l'auteur devait parler de la façon intelligente avec laquelle le Souverain Marocain a répondu aux manifestations de rue dans le sillage du fameux « printemps arabe » qui a permis au pays d'éviter une dérive et tomber dans le chaos dans lequel sont tombés plusieurs pays arabes, le livre n'aurait aucun succès.

D’où le fait de se rabattre sur la fortune du Roi pour dire des mensonges du type que « le Roi détient presque tout dans le pays ». Or la réalité est toute autre. En effet, à la mort de Hassan 2 en 1999, le Roi s’est empressé de partager son héritage avec les ayant droits notamment ses frères et sœurs. Il a ensuite placé de bons gestionnaires à la tête du patrimoine de la famille royale composé pour l’essentiel de sociétés cotés en bourse donc qui paient régulièrement des impôts et qui emploient des milliers de marocains. Bien plus, il faut signaler la transformation récente de ce patrimoine en sortes de fonds souverain pour investir là où les investisseurs nationaux sont défaillants notamment sur les énergies renouvelables : solaire et éoliens. Raconter tout cela ne fait pas comme je l’ai déjà écrit vendre un livre.
 
Sur un autre point et sur la cupidité des deux journalistes il faut dire que s’agissant d’Eric Laurent l'idole des complotistes, après son livre « Hassan 2 la mémoire d’un Roi » de 1993 qui est en fait une longue interview complaisante du défunt Roi, celui-ci publie un autre livre sur le Roi défunt « Le Génie de la modération ». Le journaliste a-t-il reçu des contreparties ? Lesquelles ? Pourquoi alors le livre incendiaire contre Mohammed VI en 2012 et disant le clairement « payé par qui ? ».

Catherine Graciet de son côté est mise gravement en cause par le principal journal en langue française tunisien LaPressenews qui a écrit « …. que lapressenews a été informée par une source fiable que Catherine Graciet qui a publié un livre avec Nicolas Beau au temps de Ben Ali sous le titre de « la Régente de Carthage » dans lequel elle avait dénoncé l'emtreprise mafieuse de Leila Trabelsi, a bien reçu une grosse somme d'argent pour écrire ce livre de la part d'un citoyen tunisien résidant dans d'un pays du Golf du nom de Lotfi. Le dossier de cette affaire se trouve dans les archives de l'ex- Agence tunisienne de Communication Extérieure.
 
A la lumière de ce qui précède et des nombreux articles publiés au sujet de l’affaire de la mise en examen des deux journalistes Eric Laurent et Catherine Graciet, il est légitime de se demander si cette nouvelle affaire ne serait qu’une nouvelle péripétie visant la déstabilisation du Royaume qui reste le dernier rempart de l’Europe contre les hordes sauvages de Daech ?
 
L’affaire du chantage exercée par les deux journalistes déjà cités jette donc le discrédit sur leurs œuvres et la suspicion sur leurs travaux journalistiques. Notamment pour ceux qui ont suivis et apprécié les délires complotistes d’Eric Laurent qui est allé jusqu’à disculper Al Qaida de l’attaque du World Trade Center entre autres. En tout cas pour l’avocat du Royaume, l’affaire va beaucoup plus loin qu’un simple chantage, des enjeux géopolitiques et de déstabilisation du Maroc sont évoqués. Mais attendons le déroulement du procès pour en savoir plus.



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