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MAP - publié le Samedi 1 Novembre à 11:28

Maroc : Revue hebdomadaire des éditos du 1 novembre 2014



Rabat - La grève générale observée le 29 octobre, le renforcement de la sûreté intérieure, les relations maroco-françaises sont les principaux thèmes commentés par les éditorialistes de la presse hebdomadaire.



Le Reporter vitupère contre les politiciens. "Des politiques qui font la grève!" s'exclame l'éditorialiste dans le titre de son article. "Cela fait bien longtemps" que les grèves auxquelles appellent de temps à autre tels ou tels syndicats "ne mobilisent plus grand monde", mais cette fois-ci, dit-il, "pour la première fois, en dépit de tout bon sens, des élus de la nation se joignent à une grève générale".

Ce 29 octobre, ce ne sont pas moins de quatre centrales syndicales (UMT, CDT, UGTM et FDT) qui ont lancé le mot d'ordre de grève sur la base de deux motifs: l'absence de négociations avec le gouvernement et le rejet du projet de réforme de la retraite.

L'éditorialiste reproche aux parlementaires de "se mettre en grève sur un mot d'ordre de syndicats", expliquant qu'ils sont des représentants de la nation et non des fonctionnaires pour "s'autoriser à suivre les travailleurs dans leur grève". "Si ce n'est pas de la politique politicienne, ça y ressemble fort...La grève est passée, le ridicule est resté. Faut-il en rire ou en pleurer ?", s'interroge-t-il.

La même tonalité est ressentie chez Challenge. Son éditorialiste critique le chef du gouvernement qui avait promis d'annoncer une "bonne surprise" le jour de la grève. "Promettre d'annoncer une bonne nouvelle le jour d'une grève (...) est révélateur de l'état d'esprit qui règne dans les relations entre nos dirigeants politiques et syndicaux", juge-t-il dans Edito intitulé "La bonne nouvelle et la grève générale".

Pour lui, une bonne nouvelle est souvent annoncée pour "apaiser les tensions et non pour sanctionner les intentions et tenter d'approfondir davantage les maux relationnels qui n'ont pas cessé de livrer le citoyen au doute et à la défiance".

L'éditorialiste estime que la conjoncture nécessite "une intelligence collective" pour créer la richesse, renforcer la sécurité intérieure et extérieure du pays et donner au citoyen le moyen de se sentir comme étant le centre des politiques publiques ou de la politique tout court, mettant en garde contre l'impact négatif de cette grève sur les investissements.

"Qu'elle réussisse totalement ou partiellement, ce n'est peut-être pas très important. Elle donne, néanmoins, un message négatif à l'investisseur, aux partenaires et au citoyen", note-t-il.

"Sage décision", titre l'éditorialiste de Challenge en allusion au plan national de lutte contre les menaces guettant le Royaume. Ce plan sécuritaire déploie les forces de police, la gendarmerie, l'armée et les forces auxiliaires. "C'est la première fois depuis 35 ans que l'armée est impliquée dans des opérations de police, de sécurité intérieure", rappelle-t-il.

L'éditorialiste explique que le Maroc est menacé "parce que son projet national est aux antipodes de l'obscurantisme, parce qu'il s'essaye quotidiennement et avec réussite à l'exercice de l'intégration à l'universalité dans le respect de son identité".

Bien que ce volet sécuritaire soit "capital", explique-il, la société est appelée à prendre la mesure de la menace et réagir. "Religieux, acteurs politiques, militants associatifs, éducateurs, sont interpellés", dit-il.

Sur un autre registre, Le Temps s'intéresse aux relations du Maroc avec la France qui, souligne-t-il, souffrent d'"un coup de froid", depuis le 22 février dernier, lorsque des "policiers arrivent au siège de l'ambassade du Maroc à Paris, pour remettre une convocation judiciaire au patron de la DST, Abdellatif Hammouchi qui, soit dit en passant, se trouvait au Maroc".

Pour l'éditorialiste, cet incident a été provoqué par "une poignée de lobbies hostiles aux intérêts de notre pays". Il déplore de ce fait un "dénouement" imminent à cette crise "qui perdure entre deux pays amis".

Maroc Hebdo, lui, s'intéresse à une affaire de la justice qui a alimenté la plupart des conversations ces derniers jours, celle de la CDG.

Sur ce dossier, l'éditorialiste se dit tracassé par "un certain nombre d'interrogations de principe qui dépassent d'ailleurs le cadre de cette seule affaire". "La procédure judiciaire s'est-elle déroulée dans les meilleures conditions qui soient? Plus précisément, la surmédiatisation de l'audition d'Anass Alami (DG de la CDG) était-elle tellement nécessaire? N'a-t-elle pas conduit à un véritable lynchage médiatique s'apparentant déjà à une condamnation avant la fin de l'instruction et le procès devant suivre éventuellement? (...) Pourquoi en est-on arrivé à cette forme de "justice éruptive" qui se manifeste de manière récurrente dans la pratique judiciaire?, s'interroge-t-il.

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