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Adil Alifriqui - publié le Lundi 8 Avril à 13:20

Maroc : La crise économique révèle la cachexie de la quadri-coalition gouvernementale




Rabat : Le gouvernement est depuis des jours, en grand capharnaüm, sa quadri-coalition menace ruine, en témoignent ; les récentes sorties déflagrantes de deux de ses leaders, Mohand Laenser et Hamid Chabat, ainsi que de certains membres du secrétariat général du PJD.



Maroc : La crise économique révèle la cachexie de la quadri-coalition gouvernementale
Nul besoin d’une opposition pour le gouvernement marocain, les 4 partis composants sa coalition majoritaire, campent magistralement le rôle.

La crise économique allant s’aggravant, menaçant au Maroc jusque ses équilibres macroéconomiques, a trahi la faiblesse du corps gouvernemental, dont chacune des 4 composantes, cherche à s’en dérober et en responsabiliser les 3 autres.

Ainsi, après Hamid Chabat qui a dit que «le silence du peuple a rendu le gouvernement arrogant» et qui a accusé le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane de manquement de vision et de déni d’action face à la crise étranglant le Maroc, est venu le tour au ministre de l’intérieur et secrétaire général du parti mouvement populaire, Mohand Laenser d’adresser ses flèches au gouvernement dont il l’est pourtant, l’un des piliers.

Mohand Laenser lors d’une réunion avec le groupe des parlementaires de son parti, a accusé Abdelilah Benkirane de «populisme», clamant que «les problèmes du pays ne peuvent pas être réglés à travers des mesures tambour battant mais sans effets réels».

La dégradation des finances publique, que Benkirane semble ne pas l’avoir pas vu venir, allant, en réaction de dernier instant, jusqu’à renier ses précédents engagements, concernant l’intouchabilité du budget de l’investissement, a fortement entamé son image de marque auprès des acteurs économiques, qui furent interloqués par sa récente décision d’annuler l’exécution d’investissements publiques, d’un montant de plus de 15 milliards de DH.

Le sacro-saint poste budgétaire qui avait servi de justificatif pour faire passer la hausse des prix des carburants de juin dernier, a tout bonnement été mis à coupes.

Au sein même du secrétariat général du PJD, la minorité avertie parmi les islamistes le composant, s’est élevée contre la décision passée au ministère bicéphale des finances et de l’économie et cautionnée par Abdelilah Benkirane.

Ainsi et dans l’espoir de parvenir à en diluer les effets auprès de l’opinion publique, le PJD a appelé au débat, il a chargé son groupe parlementaire de déposer ce lundi, une demande pour la tenue d’une réunion de la commission des finances, en présence de Nizar Baraka et Driss El Azami Idrissi, afin de discuter de la détérioration des finances publiques.  

Le gouvernement s’est révélé plus soucieux de faire équilibre avec les détenteurs des intérêts illégitimes que de vaquer, à la refonte d’un système fiscal injuste, qui accorde des exemptions inutiles et injustifiés aux grands et riches exploitants et exportateurs agricoles, ou à la réforme radicale, pourtant promise par lui, de la caisse des compensations, qui ne profite résolument pas, aux couches sociales pour lesquelles, elle a été instituée.

Pour la facilité a-t-il penché, une facilité tueuse de l’économie.

Annuler des investissements publiques est une décision grave, vue que la croissance économique du pays et la viabilité de son tissu productif en dépend, le chef du gouvernement semble avoir oublié que l’Etat, dont il est le chef de l’exécutif, est le 1er donneur d’ordres, 1er client, 1er consommateur et 1er payeur au Maroc.



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