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Karim El Maghribi - publié le Mardi 15 Mai à 17:38

Maroc : Camouflets à la queue leu-leu pour El Khalfi




«Je ne démissionnerai pas !» rétorquait catégoriquement Mostafa El Khalfi aux voix qui réclamaient haut et fort, en avril dernier, son départ du gouvernement.



Maroc : Camouflets à la queue leu-leu pour El Khalfi
Pourtant le ministre de la communication a échoué lamentablement à réformer la télévision publique, l’un des chantiers chers au PJD. Le Conseil de gouvernement du jeudi 10 mai a officialisé solennellement  cet échec cuisant en décidant  « la prorogation de l’application des cahiers des charges actuels des deux sociétés du pôle public de l’audiovisuel jusqu’à la publication des nouveaux au Bulletin officiel, après l’introduction des modifications qui s’imposent. »  Autrement dit, pas avant la rentrée sociale en octobre. Et encore…C’est Mustapha El Khalfi, himself, qui annoncé la « bonne nouvelle », juste après le conseil gouvernemental.

Mais ce dernier ne semble guère  être au bout de ses peines. Une série d’autres camouflets non moins douloureux sont venus aggraver son air déjà grave : Outre le fait de confier le dossier des nouveaux cahiers des charges de l'audiovisuel à son collègue Mohamed Nabyl  Benabdallah, ancien ministre de la Communication, la direction générale de la communication audiovisuelle a échu au journaliste Jamal Eddine Naji, un proche du PAM, qui s’est illustré par la coordination du fameux « débat national sur le rôle et l'avenir des médias dans la société », une initiative qui n’a pas manqué d’avoir mis hors de lui le ministre de la Communication de l’époque, Khalid Naciri  qui s’est senti taquiné sur un terrain qu’il croyait être le sein. Mais un malheur ne venant jamais seul, la nouvelle de la nomination de Naji était accompagnée de celle de Amina Lamrini Ouahbi à la tête de la Haca en remplacement de Ahmed Ghazali qui s’est mis hors-jeu en bénissant les cahiers des charges d’El Khalfi en moins de 24 heures. Quand on reproche à l’administration marocaine sa lenteur… Mieux encore : comme pour enfoncer davantage le pauvre El Khalfi, Amina Lamrini est connue pour être une fervente défenderesse de l’égalité dans l’héritage hommes-femmes, un sujet qui fait frémir plus d’un PJD.

Mais après tous ces échecs, El Khalfi ne démissionnera pas. Si au moins il fermait sa gueule…

Par ailleurs, son patron au PJD et au gouvernement, Abdelilah Iben Kirane- ou Benkirane-, a déclaré lors du « grand oral » au Parlement, lundi 14 Mai dernier,  que le fameux PV du 20 juillet 2011, signé avec le gouvernement de son prédécesseur Abbas El  Fassi et les coordinations des diplômés chômeurs (PV qui devait les intégrer dans le Fonction publique sans passer un concours), est « anticonstitutionnel et inapplicable ». Sachant que la nouvelle constitution réformée a été promulguée le 29 juillet suivant, on aimerait savoir quelle est la loi fondamentale dont se référait le chef de gouvernement, celle de 1996 ou celle de 2011 ? 



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