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MAP - Khalid EL HARRAK - publié le Mercredi 3 Juin à 17:00

Maria Berasarte : bien que différents, le Fado et le Flamenco partagent la même force d'expression



Rabat - Le Flamenco et le Fado sont deux genres musicaux différents, mais qui partagent la même force d'expression pour transmettre de forts sentiments de mélancolie, de chagrin ou de nostalgie, a affirmé la chanteuse espagnole Maria Berasarte.



Dans une interview à la MAP peu avant sa montée en scène dans le cadre de sa première participation au Festival Mawazine-Rythmes du Monde, l'artiste espagnole a confié que "le Flamenco et le Fado partagent beaucoup d'éléments, mais moi personnellement, je me sens plus identifiée avec le Fado, probablement pour sa mélancolie".

Née d'une mère galicienne, Maria Berasarte s'est reconnue dans la mélancolie atlantique qu'incarne le Fado. "Je pense qu'au moment de chercher et de compléter mon identité, j'ai trouvé dans le Fado la manière d'exprimer avec liberté la tristesse, la vie et les histoires que je voulais raconter".

"Le Fado exprime la nostalgie de la ville, de la famille et de la patrie, le Flamenco c'est une douleur plus forte et bien différente, de sang et de la mort. C'est pourquoi j'ai choisi le Fado", a-t-elle fait savoir.

Le choix tient plus aux sentiments qu'à la langue d'expression, explique la fadiste espagnole qui chante en castillan, dont les paroles de ses chansons ont été écrites par le paroliers, poète et dramaturge portugais, Tiago Torres de Silva. 

Impressionnée par la magie du lieu, le site historique du Chellah, l'artiste s'est dit "surprise". "Je pense qu'il y a des lieux où on pourrait traverser les barrières du temps, Mawazine est le lieu parfait ou nous allons entreprendre un voyage à travers le Portugal, le sud d'Espagne et même nous allons avoir une grande complicité avec le monde arabe et la culture arabe", a-t-elle dit.

Faisant allusion aux jardins de l'Alhambra à Grenade, la chanteuse espagnole estime que "nous partageons plein de choses, l'Alhambra, Grenade, différents espaces d'Ibérie et non seulement le Portugal, mais avec un seul protagoniste qui est le Fado".

Interrogée sur son nouvel album "Aguaenlaboca", composé de 16 titres réalisés entre San Sebastian, Porto et Paris et édité en France, Maria Berasarte a indiqué qu'elle sera en tournée en Europe pour faire la promotion de son album, surtout en Espagne et au Portugal, avant de se rendre en Roumanie. 

Sur ses nouveautés personnelles, Maria Berasarte affirme: "Je suis en train de vivre une nouvelle étape de ma vie, de nouveaux défis, nouvelles chansons que je partage avec d'autres artistes dans différents pays".

A travers sa musique, Maria Berasarte, qui a enchanté, mardi dans le site historique de Chellah à Rabat, le public du festival Mawazine, présente un univers à la confluence de deux langues, de deux cultures. Elle puise ainsi parmi environ deux cents mélodies du répertoire du Fado traditionnel. 

Poursuivant la création sur les ports du monde, la chanteuse a pris la relève pour rappeler au public que le chant est d'abord un désir et qu'aucune identité n'est jamais fermée sur elle-même. A la clé : une saudade intemporelle et le souffle du Fado qui se frotte à la guitare Flamenco pour livrer une rencontre vibrante dans un élan poétique et intime!

Depuis 2001, le Festival Mawazine-Rythmes du Monde est le rendez-vous incontournable de la scène musicale marocaine et internationale. Chaque année, au mois de mai, cette manifestation unique en son genre fait vibrer la capitale Rabat aux sons d'une musique ouverte aux quatre coins du monde grâce à un programme riche et inédit. 

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