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MAP - publié le Vendredi 5 Février à 11:06

Manuel Valls : Un attentat déjoué en France grâce à une perquisition permise par l'état d'urgence



Paris - Un attentat a été déjoué en France grâce à une perquisition permise par l'état d'urgence, a affirmé, vendredi, le Premier ministre Manuel Valls.



Manuel Valls
Manuel Valls
En trois mois, 3.289 perquisitions administratives ont permis la saisie de 560 armes, dont 42 armes de guerre, a-t-il souligné dans un discours devant l'Assemblée nationale qui entame les discussions au sujet de la réforme constitutionnelle, ajoutant qu'au total, 341 personnes ont été placées en garde à vue, 571 procédures judiciaires ont été ouvertes, et 407 personnes ont été assignées à résidence.

Le chef du gouvernement français a également qualifié "d'efficace et indispensable" l'état d'urgence décrété au lendemain des attentats du 13 novembre dernier, se disant prêt "à restreindre la durée de prorogation (de l'état d'urgence) à une période maximale de quatre mois, renouvelable". 

"Ce serait une avancée par rapport à la loi de 1955, qui ne prévoit aucune limite temporelle", a-t-il estimé.

Il a par ailleurs affirmé que plus de 2.000 personnes sont impliquées dans le djihad en France, dont plus d'un millier se sont rendues en Syrie et en Irak. Parmi ces personnes, 1.012 se sont rendues sur place depuis la France, 597 s'y trouvent toujours, c'est à dire 57 pc de plus qu'au 1er janvier 2015, a-t-il ajouté, évoquant une "menace terroriste" appelée à "durer".

Il a en outre noté que face à la menace du terrorisme, les Français réclamaient "une unité sans faille". 

"La France est une cible. Elle n'est pas la seule", a-t-il poursuivi, citant les récents attentats à Bamako, Istanbul, Djakarta ou Ouagadougou.

Le projet de réforme constitution, annoncé par le président François Hollande au lendemain des attentats du 13 novembre de Paris, prévoit notamment l'inscription de l'état d'urgence dans la Loi fondamentale et la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme.

Ce projet suscite un grand débat au sein de la classe politique française et a même amené l'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira qui a exprimé son opposition à la déchéance de nationalité à quitter le gouvernement.

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