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MAP - publié le Jeudi 3 Juillet à 11:20

Manar Slimi : La nomination d'un "envoyé spécial" de l'UA pour le Sahara, une violation flagrante de la Charte des Nations unies




Rabat - La décision de l'Union africaine de désigner un prétendu envoyé spécial pour le Sahara marocain constitue une violation flagrante de la Charte des Nations-Unies, a indiqué le professeur de sciences politiques à l'Université Mohammed V de Rabat, Manar Slimi.



"L'Union africaine s'est immiscée dans un différend soumis au Conseil de sécurité (CS) et a enfreint ainsi les dispositions de l'article 52 de la Charte des Nations-Unies, du fait que le CS n'a pas conféré à l'UA une autorisation juridique de nommer un quelconque envoyé spécial pour le dossier du Sahara", a expliqué le président du centre maghrébin pour les études sur la sécurité et l'analyse des politiques.

Le pays concerné par ce conflit, en l'occurrence le Maroc, n'a pas demandé à l'UA de procéder à une telle désignation, sachant que l'article 52 de la Charte des Nations-Unies exige le renvoi par le CS à des organisations régionales ou une demande formulée par l'Etat concerné, a-t-il ajouté, soulignant ces deux conditions ne sont nullement remplies dans le cas en question.

Pour lui, l'attitude de l'UA renseigne sur la méthodologie ''chaotique'' qui façonne son fonctionnement et qui enfreint les fondements de la Charte des Nations-Unies et partant, met en péril la sécurité et la paix mondiales.

Dans sa décision, l'UA, a fait remarquer M. Slimi, s'est abstenue de faire référence au Conseil de sécurité ou encore de mentionner le fondement sur lequel elle s'est basée pour cette nomination, celle-ci étant dépourvu d'arguments juridiques.

"Nous sommes devant un antécédent dangereux où l'on voit une organisation agir sans la permission du CS et transgresser les règles du Droit international", a-t-il averti.

"Derrière la décision de l'UA, se profile l'Algérie qui a échoué, sur le plan international, dans son instrumentalisation des droits de l'Homme contre le Maroc et tend ainsi à instrumentaliser l'UA", a fait observer l'analyste marocain, relevant qu'en agissant de la sorte, l'Algérie cherche à conférer au conflit du Sahara un caractère régional pour dissimuler son incapacité à faire face à la politique étrangère du Maroc en Afrique.

Selon M. Slimi, l'Algérie veut attiser la tension entre le Maroc et certains pays africains d'une part, et entre le Maroc et l'UA d'autre part, organisation de laquelle le Royaume s'était retiré il y a de cela plusieurs années.

''Il n'est jamais arrivé, dans l'histoire de l'action diplomatique internationale, qu'une organisation décide de prendre en charge un dossier sans qu'on le lui demande", a-t-il conclu.

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