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Art19 - publié le Mardi 12 Février à 10:38

Maghreb, bruit de bottes et drapeaux noirs a l'horizon




Au moment où les faits divers meublent chaque jour la +Une+ de nos journaux, accompagnés d'une surenchère sur "une crise" au sein de la coalition gouvernementale dirigée par Benkirane, la véritable crise, elle, non loin de chez nous, est en train de faire boule de neige dans de vaste espaces d'un désert Sahélien, où il n'y a pas de place pour la neige et sa fraîcheur, mais plutôt pour le feu meurtrier des AK47 et de la poudre à canon.



Maghreb, bruit de bottes et drapeaux noirs a l'horizon
La fin sanglante de la prise d'otages à In Amenas, dans le sud algérien, vient de nous rappeler que la paix et la sécurité, relatives soient-elles, qui régnaient jusqu'alors au Maghreb et notamment dans ses déserts sablonneux et paisibles du sud, semblent malheureusement terminées.

Comme dit un dicton marocain :"Celui qui veut faire les grands comptes sans appuis, devra compter en fin de compte, tout seul". Et ce qui est arrivé à In Amenas, avec son dénouement sanglant, n'est que le début d'un phénomène qui risque de se reproduire partout au Maghreb et surtout là où on l'attendrait point.

La lutte sanglante et sans merci entre militaires et groupes "Djihadistes", aveugles, fanatiques et jusqu'au boutistes, nous rappelle, à quelques différence près, l'Afghanistan avec ses Talibans et le jeu Machiavélique du Pakistan (allié des USA et de l'Occident) de "deux fers au feu".

Le Maroc, il y a quelques années déjà de ça, a été parmi les premiers pays de la région à tirer la sonnette d'alarme sur des développements "dangereux" et "liens incestueux" qui prenaient pied au Sahel, avec appuis de filières notamment celles basées à Tindouf, et qui alimentaient en hommes et en armes, les soit-disant Djihadistes.

Ces derniers, qui affichaient avec leurs barbes et tenues afghanes, "une piété" islamique sans tâches le jour, se sont vite révélés de vrais "trebendistes" de cigarettes américaines, trafiquants de tout genre et bandits des grands chemins, à la tombée de la nuit.

Le dit printemps arabe à fait sauter le couvercle de la boîte de Pandore et libéré "les mauvais" esprits, avec des millions d'armes individuelles et autres, des caches du Colonel Kadhafi, pour alimenter en fin de compte les réseaux terroristes fiers de leurs bannières noires, qui rappellent l'Age des Ténèbres, et qui circulent sans difficultés dans ce "royaume désertique" convoité jadis, par le Grand Roi des Rois d'Afrique.

Le retour musclé des troupes françaises sûr le continent noir, qui malgré "la bonne foi" de François Hollande et l'effort de "secours" à la démocratie avec un soutien sans faille des Nations Unies, ne risque-t-il pas de soulever une nouvelle "tempête du désert", mais cette fois-ci en terre africaine avec ses reliefs géographiques et complexes sensibilités ethnologiques.

Le chant de Sirènes Salafistes jouant sur la fibre de "l'Islam face aux Croisades" a déjà commencé à se faire entendre chez nous, comme ailleurs au Maghreb, avec un soutien indéfectibles aux "frères combattants" au Mali...

Lors d'une discussion sur le Mali, le Sahel, le Maghreb et la France, un collègue parisien lâcha cette phrase anodine mais qui en dit long : "Messieurs, les troupes françaises sont en Afrique pour défendre la sécurité et la stabilité du Maghreb..."

En fait, cette idée comporte beaucoup de "non-dits" embrassants pour nous autres maghrébins et il faut l'admettre qu'on soit d'accord ou pas.

Ce que le journaliste français n'a pas osé dire, c'est que tant que les militaires en l'Algérie feront "cavaliers seuls" dans la lutte contre le terrorisme, en faisant semblant d'oublier que de Djerba jusqu'à Marrakech, les Djihadistes eux qui agissaient et agissent encore grâce aux réseaux dormants et tentaculaires bien convertis. Ils avaient sévi sans pitié par le passé, et n'hésiteront pas une nouvelle fois si l'occasion se présentait.

Sans vouloir donner de leçon par les temps qui courent, les faits sont têtus et bien là . Le triste événement de In Amenas, avec toute la symbolique du "tout sécuritaire" qu'on connait en Algérie et surtout quand il s'agit d'hydrocarbures, vient d'attirer notre attention sur la fragilité des hommes et des choses.

Bref, ne soyons pas pessimistes de prime à bord et laissons au temps, le temps de faire son travail pédagogique, afin de convaincre les indécis sur le prinipe de "l'unité fait la force" et sur le dangers et périls qui hantent les rêves de cette communauté multiculturelle et tolérante, qu'est le Maghreb.

http://art19.ma/divers/editorial/item/4206-maghreb-bruit-de-bottes-et-drapeaux-noirs-a-lhorizon-?.html



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