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Hind Al-Subai Al-Idrisi - publié le Mercredi 20 Mars à 13:14

Loin des projecteurs, le parti islamique marocain encourage le dialogue interreligieux






Loin des projecteurs, le parti islamique marocain encourage le dialogue interreligieux
Rabat - A l'instar d'autres pays du Moyen-Orient, le Maroc a connu un mouvement populaire qui n'est pas allé jusqu'à la révolution. Toutefois, la réforme gouvernementale réclamée par les citoyens a entraîné des changements. Parmi ceux-ci, un référendum sur une nouvelle constitution, la limite de l'autorité du monarque marocain ainsi que la tenue d'élections qui ont abouti à la victoire du Parti de la Justice et du Développement, un parti politique islamique.

Si beaucoup craignaient le non respect des croyances des citoyens non musulmans de la part d'un parti islamique, le Maroc montre son attachement à promouvoir la cohabitation entre Marocains de différentes confessions sous l'égide du parti de la Justice et du Développement.

Le Maroc passe pour être un des pays les plus stables de la région jouissant d'une cohabitation plus ou moins pacifique entre les différentes religions et cultures qui font le tissu de la société marocaine. Pour preuve, la ville de Fès, classée patrimoine universel mondial par l'UNESCO, a organisé un événement majeur le 13 février 2013: l'inauguration de la synagogue de Fès nouvellement restaurée.

La cérémonie d'inauguration a été présidée par le Premier ministre et chef du parti de la Justice et du Développement, Abdelilah Bin Kiran. ''L'événement souligne l'identité du Maroc en tant que terre de paix, de tolérance et de cohabitation pacifique entre les adeptes de toutes confessions et constitue une leçon pour le XXIe siècle, leçon que le Maroc adresse au monde entier'' a t-il fait remarquer.

La synagogue est une des plus anciennes de Fès. Construite au XVIIe siècle dans le quartier du Mallah, dans la vieille ville, elle est considérée comme un lieu historique pour la culture juive marocaine. La synagogue a joué un rôle important dans la vie religieuse de la communauté juive qui comptait autrefois 30'000 membres, et dont le nombre est aujourd'hui estimé entre 3'000 et 7'000.

Bien que la plupart des Juifs aient quitté le Maroc après la création de l'Etat d'Israël, le monarque marocain a adressé un message lors de l'inauguration de la synagogue de Fès aux rabbins et représentants de la communauté juive marocaine dans lequel il demande la rénovation d'autres synagogues implantées dans les villes marocaines. Non seulement cet effort rétablit ces lieux de culte mais il fait place au dialogue interculturel.

Dans ce contexte, le Maroc est aussi le siège d'autres événements interreligieux encouragés par le roi et le parti de la Justice et du Développement. Le dernier exemple en date est un événement intitulé ''Cohabitation et dialogue interreligieux au Maroc''. Il s'agit de la rencontre de trois responsables religieux issus de trois communautés religieuses différentes - le chef de l'église catholique marocaine - le dirigeant de la communauté juive marocaine et le responsable du Conseil scientifique local d'Ana, un quartier de Casablanca - le 31 janvier dernier place Sikala à Casablanca.

Les trois dirigeants se sont réunis pour discuter de la coexistence interreligieuse au niveau national et répondre à des questions portant sur ce sujet. Ils ont été rejoints par des jeunes marocains de confessions religieuses différentes qui leur ont posé un grand nombre de questions sur les trois religions abrahamiques. Ils y ont répondu dans un climat de tolérance respectueux.

Nombreux sont ceux qui ont réclamé la liberté de religion au Maroc. S'il est illégal pour les musulmans de renoncer à l'islam, les trois chefs religieux ont souligné l'importance d'accepter toutes les religions et d'accorder à chacun la permission de pratiquer ses traditions. Le responsable musulman a expliqué qu' ''il n'y a aucune contrainte religieuse (Coran 2:256),'' et que ça devrait se traduire dans la vie quotidienne par l'acceptation de la diversité.

Les jeunes comptent parmi les éléments les plus importants d'une société. Les familiariser avec le dialogue, la cohabitation et l'acceptation de l'autre, en dépit de différences religieuses, idéologiques et culturelles est un pas important pour toute société qui lutte pour un changement positif.

Grâce à des événements de ce type, le Maroc prépare une nouvelle génération - une génération encore plus à même de cohabiter avec l'autre.


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* Hind Al-Subai Al-Idrisi est une journaliste et blogueuse marocaine (hindapress.wordpress.com). Article écrit pour Service de Presse de Common Ground (CGNews).



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