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Wafaa Taha Latik - LeMag - publié le Mercredi 22 Janvier à 20:58

Les "veuves noires" menacent les jeux olympiques de Sotchi



Lemag : Les jeux olympiques d'hiver qui se dérouleront bientôt en Russie, mais la sécurité semble un grand problème.. les veuves noires paraissent être la grande menace.



Les autorités russes sont, en effet, à la recherche d'une femme, soupçonnée de préparer un attentat-suicide et qui pourrait être déjà à l'intérieur de la zone sécurisée fermée où se dérouleront les épreuves.

Il s'agirait de Ruzanna Ibragimova qui serait la veuve d'un militant qui aurait été tué par la police l'an dernier au Daghestan... d'où l'appellation veuve noire.

Christopher Swift, un professeur de l'université de Georgetown qui a étudié les groupes militants dans le Caucase du Nord explique qu'«habituellement, dans le passé, quand on a été confronté à une femme kamikaze, il y a à chaque fois eu deux femmes qui étaient toutes les deux des kamikazes»; rapporte Slate.fr

Il faut rappeler qu'une femme kamikaze est soupçonnée d'avoir commis l'attentat du 29 décembre 2013 à la gare de Volgograd, comme celui d'un bus qui a tué cinq personnes dans la même ville en octobre. Des femmes kamikazes sont aussi soupçonnées d'avoir commis l'attentat du métro de Moscou qui a fait 38 morts en 2010 et d'avoir pris part aux deux pires attaques terroristes qu'a connu la Russie moderne: le siège du théâtre Nord-Ost en 2002 et l'attaque de l'école de Beslan en 2004.

En août 2013, la journaliste Anna Nemtsova écrivait dans le Daily Mail que «durant les douze dernières années, 46 femmes se sont tuées dans des attentats-suicides en Russie, commettant 26 attaques terroristes (certains attentats impliquaient plusieurs femmes). La plupart des kamikazes étaient originaires de Tchétchénie ou du Daghestan».

La journaliste développe certains des facteurs qui peuvent conduire ces femmes au terrorisme: «Dans le Caucase, les sujets de l'amour et de la frustration sexuelle sont tabous, trop honteux pour en discuter, même avec des amies proches. Les femmes sont supposées loyalement museler leurs désirs et garder leurs frustrations secrètes. Une activiste des droits de l'homme, Kheda Saratova, a interviewé ces femmes dans l'objectif d'explorer le traumatisme intime qui pousse une femme musulmane à rejoindre le mouvement militant radical. “Elles ne parlent que des problème de routine de la maison, jamais des problèmes relationnels ou de leur vie sexuelle –elles ont peur d'une humiliation publique”, dit-elle. Pour les femmes dont les maris sont en prison, disparus ou morts, et qui sont ostracisées par leur société, aucun exutoire n'existe pour exprimer leur peine.»

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