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Sara Squalli - publié le Vendredi 22 Mars à 15:38

Les relations maroco-ivoiriennes : vers la valorisation du volet éducation-formation




La coopération culturelle entre le Maroc et la Côte d’Ivoire prend une dimension importante au regard des défis de développement futurs. La question de la formation intéresse le gouvernement dans sa politique de développement basé sur une main-d’œuvre qualifiée et de hauts cadres spécialisés pour une gestion efficiente.



Les relations maroco-ivoiriennes : vers la valorisation du volet éducation-formation
Une soixantaine, c’est le quota des bourses d’études universitaires qu’accorde annuellement le Maroc à l’Etat ivoirien pour la formation de ses cadres dans les établissements et  universités du royaume. Un nombre qui fait de la Côte d’Ivoire l’un des pays privilégiés auprès du Maroc sur tout le continent noir.
 
Pour comprendre la portée de cette question, il faut rappeler qu’actuellement, près de 10 000 étudiants africains et étrangers, issus de 46 nationalités, poursuivent leur cursus universitaire dans les écoles et les universités publiques marocaines. Si l’on ajoute à cela, ceux qui sont inscrits dans les établissements privés de l’enseignement supérieur, l’on comprendra dès lors le rôle majeur que joue le Maroc dans la formation des futurs cadres africains.
 
L’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), relevant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur, gère ce dossier d’importance capitale pour les pays africains. Les besoins de formation se font sentir d’année en année. Le résultat est signifiant. A chaque rentrée universitaire, ce sont quelques 1500 nouveaux bacheliers étrangers, qui s’inscrivent, dont 90 % proviennent des pays de l’Afrique subsaharienne y compris la Côte d’Ivoire.
 
Aujourd’hui, le nombre total des étudiants ivoiriens, tous cycles confondus, avoisine les six cents selon l’AMCI. C’est le cas de Kouassi Gabriel, étudiant en 3ème année de droit à Casablanca qui a précisé : « La visite du Roi dans notre pays est un signal fort de la vitalité des relations entre Rabat et Abidjan. Je souhaite vivement que nos autorités négocient plus de Bourses d’études supérieures car notre pays sort d’une grande crise et qui a détruit les infrastructures scolaires. Il faut tout reprendre ». Pour Viviane, étudiante en économie, elle voudrait que le Maroc accorde à son pays des Bourses dans les filières de formation spécialisées. « Nous avons trop d’étudiants en droit mais très peu dans les formations qui vous ouvrent le chemin de l’emploi comme la finance, la gestion, l’électronique », fait-elle remarquer. Un autre dira tout simplement que l’essentiel est d’être formé. Ce qui est sûr c’est que la Côte d’Ivoire, comme la majorité des pays africains, a un réel besoin pour former ses cadres. Le Maroc, grâce à la notoriété légendaire de ses établissements, reste un pays indiqué pour assurer une bonne formation aux futurs cadres de l’Afrique. 
 
Seulement, on sait que dans ce genre de visites, ce sont les grands dossiers tels l’économie et les questions politiques bilatérales et internationales qui sont le plus souvent abordés. Des domaines dans lesquels la Côte d’Ivoire est considérée comme étant un partenaire privilégié du Maroc. 
 
D’ailleurs, la présence d’Aziz Rebbah, ministre de l'Equipement et du Transport, de Houcine El Ouardi, ministre de la Santé, et de Fouad Douiri, ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, aux côtés du Roi, en dit long sur la volonté du Souverain d’ouvrir une nouvelle page en matière de coopération entre le Maroc et la Côte d’Ivoire. 
 
Sara Squalli 
Journaliste


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