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Essahal Mohammed - publié le Lundi 28 Décembre à 10:53

Les partis politiques au Maroc : entre profusion anarchique et obsolescence




I- Les partis politiques : des crises internes structurelles et des dissensionsII- L’impératif de la démocratisation interne et de la communication politique



Introduction:
L’histoire politique du Maroc a été marquée par des conflits et des distorsions politiques dans lesquelles les partis politiques ont été des acteurs principaux, ils forment un constituant principal de la vie politique marocaine depuis la constitution de l’Etat moderne sans jamais avoir le monopole de sa direction idéologique et stratégique.

Certes, l’histoire des partis politiques marocains va de pair avec celle du mouvement national, qui va animer leurs idéologies, piloter leurs actions et leurs conduites, ainsi que la lutte de leurs leadeurs pour le positionnement comme uniques décideurs loin de se référer à l’assise populaire, et la restructuration de la relation entre la société et l’Etat a été toujours lié à leur évolution et leur démembrement.

Cependant, les partis politiques marocains ont montré une situation de fracture et ne peuvent remplir les fonctions traditionnelles qui leur incombent malgré les appels du sommet de l’état ou les résultats des urnes, aussi, on note un développement du cadre juridique alors qu’il y’a une régression de l’implication partisane dans le développement du pays.

Nous sommes dans des partis verrouillés, et en l’absence d’une quête persistante de réviviscence pour s’adapter régulièrement aux changements du contexte régional et international, les traits fondateurs du phénomène partisan restent singulièrement liés à l’évènement électoral avec des ambitions individuelles et personnelles.

Ce papier vise à apporter une analyse de la réalité partisane dans un système politique invariant alors qu’on ne peut appréhender le changement que par la norme juridique pour déclencher une dynamique vers la transition démocratique sur le volet politique, par le commencement de la rationalisation des partis politiques, mais la constitution des grands pôles demeure absente.
Ce qui demande un diagnostic des facteurs de la faiblesse des partis politiques et leurs incapacité à hausser le niveau de leur rendement ainsi que la production d’une nouvelle élite , aussi enraciner la démocratie interne et l’encadrement des citoyens en vue de la former pour mieux défendre leurs droits , leurs libertés ainsi que les intérêts socio-économiques et la participation effective dans l’exercice du pouvoir.

I- Les partis politiques : des crises internes structurelles et des dissensions
La scène politique souffre d’une profusion partisane anarchique, d’une déficience de communication et de démocratisation interne, sachant que le processus du renouveau permanent de fonctionnement et des structures est toujours en panne, car la fidélité à des valeurs et principes n’est pas de mise, et la constitution des pôles de partis s’avère nécessaire car la balkanisation des partis risque toujours de disperser les volontés politiques.

1- Une profusion multipartiste anarchique
Les traits marquants les formations politiques sont principalement le défaut de règles efficaces pour la gestion des divergences, la déficience de la culture démocratique, et les ambitions personnelles pour briguer des mandats politiques ou des postes supérieurs.

Ces facteurs attisent le climat interne des partis politiques et anime des conflits qui transforment le parti en des clans où le nantissement et le clientélisme s’installent pour la désignation des responsables au lieu de leur évaluation sur des critères objectifs se rapportant à la compétence, le militantisme de proximité et la méritocratie.

La longévité des élites politiques est un problème devenu structurel, ce qui pousse le citoyen à s’interpeller s’il est contraint de continuer à côtoyer environ 36 partis, sclérosés, opportunistes et occasionnels sans un espoir d’exercer la bipolarisation ou subir la logique des grands pôles forts et cohérents?

Le seul souci de l’emplacement individuel prime non seulement sur l'intérêt du parti et son projet de société s’il existe, mais également sur l'intérêt du pays alors que la scène politique est marquée depuis plus d’une décennie par le discours sur la transition démocratique, ce qui a favorisé les conditions sur l’accord de tous les acteurs sur les réformes politiques, institutionnelles et juridiques pour enraciner l’action politique sur des bases démocratiques.
Dans ce sens, la libéralisation progressive du régime esquissée depuis plus d’une décennie, normalement doit inciter les partis politiques à jouer leur rôle dans la régulation de la scène politique à travers le développement des outils d’encadrement des citoyens et la moralisation de la concurrence partisane et bien sûr de hausser la valeur et la qualité de l’offre politique destinée aux citoyens en vue de les réconcilier avec l’action politique et de renforcer leur implication dans la dynamique démocratique.
En profitant de la norme constitutionnelle : « l’interdiction du parti unique » le champ politique marocain a connu un démembrement des partis dont la majorité est issue des scissions, sans doute en rapport avec le phénomène de crise partisane, mais non pas idéologique.

Par conséquent, la scène politique souffre d’une profusion partisane anarchique et une déficience de communication et de démocratisation interne, dans un contexte arabe et régional mouvementé et instable où tous les scénarios sont probables tandis que les partis politiques marocains ne tentent pas de constituer une idéologie claire comme fil de lance pour s’imposer comme des interlocuteurs véritables et fiables en face de la population.

cette situation a conduit à la dépolitisation et a produit un amalgame cher le citoyen électeur qui dénote la volonté des formations politiques à jouer le jeu de l’intégration de la frange intellectuelle et managériale au risque d’affaiblir leurs position interne et d’augmenter leur discrédit populaire alors que seule la légitimité électorale qui compte et sur la base d’un programme concret, revu et viable car le populisme ne marche pas même, s’il reste une tentation mais pas la solution.

L’expérience dans les pays démocratiques a montré que le mode de scrutin a un enjeu fondamental, il peut encourager la constitution des alliances pour un gouvernement stable et cohérent, or dans le cas du Maroc on ne vote pas les partis ou disant les programmes, mais on vote encore les personnes et la capacité de mobilisation des électeurs se trouve réduite dans un mode de scrutin qui a prouvé ses limites, en plus, il est envenimé par la transhumance en masse des riches et des notables à la veille des élections.
Pour cela, la constitution des pôles de partis s’avère nécessaire car la balkanisation des partis risque toujours de disperser les initiatives politiques lorsqu’elles existent et d’affaiblir le gouvernement mis en place.

« Le multipartisme est une vieille expérience dans le monde arabe, mais ce fut, sauf rares exceptions, un artifice et un jeu de façade ». Ainsi, il faut être utile et faire en sorte que la situation se redresse, ce qui n’empêche pas que le débat soit continu et perfectible si les partis veulent tourner une page mitigée de leur histoire soutenus évidement par la société civile encore en phase de gestation pour mener à bien les grands défis nationaux.

C’est pourquoi, au Maroc, l’appel royal d’octobre 1996 «à la modernisation du champ politique par la création des pôles politiques forts et aptes à s’alterner dans la gestion des affaires publiques ». Ceci dit, car les marocains avec une consommation politique jugée trop faible, ne tolèrent plus l’erreur surtout avec un nouveau cadre normatif favorable pour éviter un amalgame entre l’action partisane et celle associative car se sont beaucoup qui se revêtit de la casquette associative pour faciliter leur retour au champ politique.

2- un modèle désuet de partis et une absence d’une polarisation politique
Un constat sans équivoque, nous sommes devant un modèle de parti politique qui est basé sur l'omnipuissance et présence du chef du parti, comme unique décideur, sans pourtant avoir l'influence dans la vie politique marocaine ce qui est devenu non seulement un frein à l'efficacité de l'action politique , mais il a pu ouvrir les yeux d'un certain nombre de marocains lors du 20 février 2011 sur la réalité des partis politiques traités comme une petite entreprise personnelle car c’est scandaleux de voir le leader qui perpétuellement brigue différents postes ministériels.
Les dirigeants politiques marocains ne sont pas discernés comme une frange de l’élite politique capables de générer de nouvelles idées politiques, d’améliorer l’action publique ou de faire entendre les droits de leurs partis ni même primer leurs légitimité au sein de l’électorat et leurs adhérents, s’ajoute à cela, l’absence d’une idéologie fondatrice d’un programme politique développé dans des thématiques influencées par les doléances et besoins des citoyens.

Au contraire les partis politiques marocains sont touchés par l'obsolescence, car leurs conduites ne conviennent plus avec l’environnement institutionnel actuel de notre pays, qui exige un fonctionnement politique digne de l’âme de la constitution du juillet 2011.

Notre prototype de parti qui est en train de devenir un fardeau, une charge publique qui handicape le développement institutionnel et économique du pays nécessaire pour bâtir une démocratie efficiente et innovatrice.

Nous sommes sur le point de franchir un nouveau cap électoral, Qu’en est-il aujourd’hui de ces formations partisanes qui étaient appelées à jouer un rôle déterminant dans la consolidation du pluralisme, l’ancrage du processus démocratique et en finir avec une période de transition démocratique qui a duré longtemps ?
Plusieurs questions contradictoires se bousculent pour interpeller le phénomène partisan marocain qui a fait le sujet d’énormes travaux universitaires sans pour autant trouver des explications convaincantes aux suppositions posées.
- le pluripartisme marocain est-il un exemple dans le monde arabe ou un instrument de contrôle politique ?
- les partis politiques sont appelés à représenter les électeurs sans être leurs propres interlocuteurs?
- L’éclatement segmentaire des partis politiques est-il un phénomène atypique ou une partie de la culture partisane marocaine ? sans parler des distorsions des courants inters partisans qui déchire les formations politiques,
- la proportion de femmes au sein des instances dirigeantes du partis reste toujours marginale.
- faut-il comprendre dans l’image actuelle du multi¬partisme marocain une affection de crise des partis au lieu de diversification idéologique et de programmes politiques ?
- pourquoi ne pas intégrer les intelligences et les compétences dans l’action politique ?
- l’ouverture des élites politiques pourra –elle être un moteur de décollage économique ?
- pourquoi Le pluralisme ne favorise pas automatiquement l’alternance au pouvoir ?
La réponse est assez difficile car il est impossible voire inimaginable de percer l’intérieur des partis politiques marocains pour diagnostiquer leur système de fonctionnement et d’analyser des données très rares susceptibles de révéler des indications sur les parties prenantes, leur ‘’idéologie’’, leurs activités, leur financement, leur mode d’action, les contraintes, leur enracinement dans telle ou telle région, leur repositionnement au lendemain du scrutin, qui dictent leurs décisions ultimes, etc.
On ne peut tirer qu’une seule chose, nous somme devant une réalité partisane complexe et un système politique invariant alors qu’on ne peut appréhender le changement que par la norme juridique.
Sachant bien qu’il y’avait un texte relatif aux partis politiques du temps du gouvernement Youssoufi, il convient de rappeler l’appel royal en 2001 pour renforcer le rôle des partis politiques par l’élaboration d’une loi qui permettra d’une part de les différencier des associations et d’autre part «…d’assurer rationalité, démocratie et transparence à la formation, au fonctionnement et au financement de ces partis. Il s’agit notamment, d’empêcher que l’interdiction, par la Constitution, du parti unique, ne donne lieu, dans les faits, à une prolifération de partis uniques ».
Ainsi, La restructuration du champ politique s’affiche dans le cadre des grandes réformes constitutionnelles et institutionnelles entreprises par l’Etat afin d’octroyer aux institutions représentatives de véritables pouvoirs et d’autre part, de permettre aux partis politiques d’assumer leur fonction fondamentale et constitutionnelle qui est l’éducation politique des citoyens «compte tenu des exigences de notre époque et de l’ouverture de son esprit » pour les intégrer dans la gestion quotidienne de la chose publique.
Par conséquent, la normativité du champ politique aspire «…de remplir pleinement leur mission constitutionnelle en matière de représentation et d’encadrement des citoyens, et de formation d’élites aptes à participer aux institutions démocratiques » et de combattre l’anarchie du champ politique par une polarisation effective et efficiente.
Par conséquent la modernisation institutionnelle passe évidemment par deux choses fondamentales :
Une action partisane doit être sérieuse et palpable au niveau du citoyen,
L’émergence d’un paysage politique basé sur deux ou trois pôles ayant des démarches politiques claires aux yeux de citoyen et différentes l’une des autres.
Face à la dispersion du champ politique au Maroc et la recherche de grands pôles, la loi relative aux partis politiques vient pour normaliser la situation des partis politiques, cependant, la question épineuse est de savoir quels sont les instruments pouvant rapprocher le multipartisme de la conception des pôles puissants.
Malheureusement, cette loi n’a pas pu être le tremplin pour réaliser les objectifs assignés aux partis politiques et de trouver une réponse à ce dilemme qui hante la scène politique nationale.
En 2007, le champ politique marocain a connu la démarche vers l’application des « principes démocratiques donnant vocation à tous les membres de participer effectivement à la direction de ses différents organes », ce qui a été consacrée par la révision constitutionnelle de 2011 en élevant la loi sur les partis politiques au rang de loi organique pour les réhabiliter et les organiser.

II- L’impératif de la démocratisation interne et de la communication politique
le paysage politique marocain témoigne d’une dynamique vers la transition démocratique sur le volet politique, par le commencement de la rationalisation des partis politiques imposée par la norme juridique qui a permis la montée de rares militants de proximité, aussi on note le développement de nouvelles actions de communication virtuelles en l’absence des grands pôles.

1- Une déclic pour la démocratisation interne
La loi organique relative aux partis constitue une marche sur la longue voie de la réforme de la scène politique et partisane marocaine, certes elle a introduit des réformes sérieuses en ce qui concerne l’organisation et le fonctionnement des partis politiques par essence aux principes constitutionnels de 2011.
Mais des concepts internationaux appropriés par les pays enracinés dans la démocratie comme la participation effective de chaque membre à la direction et à la gestion des du parti politique, les principes de la bonne gouvernance comme la transparence, la responsabilité et la reddition des comptes sont loin encore de notre culture politique ce qui rend difficile la participation du citoyen à la vie nationale et l’action publique.
L’organisation et le fonctionnement de nos partis politiques souffre beaucoup de l’ancrage des principes démocratiques même si le cadre normatif impose principalement la démocratisation interne pour lutter contre l’imperméabilité des formations politiques.
Ce qui ne permet pas aux militants partisans de s’exprimer à travers la liberté de pensée et d’expression, de se permettre le droit de critiquer la direction du parti, et avoir accès la participation collective à la prise des décisions importantes.
Mais néanmoins; on note un commencement de la rationalisation des partis politiques qui a permis la montée du militantisme de proximité, de temps plus, par concordance à la loi relative aux partis politiques, loi organique sur les communes elle aussi, a interdit la transhumance, la discrimination, et encourage la parité, ce qui est légitime.
Mais ce qui est contraire, c’est que la loi sur les partis politiques a imposé des restrictions estimées de drastiques en l’occurrence :
- La condition de l’autorisation préalable pour la constitution de tout parti,
- les conditions exigées relatives à l’âge des fondateurs et à leur inscription sur les listes électorales .
Ces conditions sont estimées contraires à la constitution et au code électoral, vu que les partis politiques dans leur composition sont soumis à des conditions particulières et sont nullement des institutions officielles, ce qui permet d’affirmer que leur permettre de voter et leur empêcher le droit d’encadrement politique dans les mêmes conditions est une infraction à la constitution.
Il ne faut pas oublier que les élections de 2007 ont connu l’un des taux d’abstention les plus élevés, il s’agit de 37% de participation alors qu’en en 2011, il est de 45% ce qui est considéré moins bon mais comme même un score amélioré.
Ceci dit, car toute la crainte des pouvoirs publics ainsi que la classe politique d’un fort taux d’abstention qui pourrait signifier l’abdication de la politique et surtout un rejet des réformes institutionnelles.
Par conséquent, les résultats des deux dernières élections législatives attestent que nos partis politiques vivent une schizophrénie car ils appellent à la démocratisation de l’appareil étatique alors qu’ils continuent à ignorer leur démocratisation interne.
Comme conséquence, il y’avait l’émergence d’un gouvernement à faible représentativité populaire qui souffre de l’incohérence et la passivité.
Par ailleurs, la création du PAM a été considérée par plusieurs comme un catalyser de ce bouleversement, celui-ci a connu une transhumance sans précédent, et lui-même est en train de vivre sa propre crise.
Il faut dire que le champ politique marocain est aussi large qu’il peut engloutir n’importe qu’elle nouvelle formation politique en l’absence d’un système de bipolarisation toujours en quête de recherche pour fermer une page trop longue de formation de coalition pour gouverner.
Toutefois, le paysage politique marocain atteste d’une dynamique vers la transition démocratique sur le volet politique par :
-la consécration des urnes comme seul moyen de légitimation politique,
- et la méthodologie démocratique tronquée comme clé de l’exercice du pouvoir.
Il convient de souligner que les partis politiques sont encore loin d’une «rationalisation», cette marche vers la démocratie interne des partis politiques est obligatoire et fondamentalement espérée ; elle s’avère comme un exercice pénible et délicat pour une véritable démocratie à venir afin de regagner la confiance du citoyen électeur.
Mais le souhait des grands pôles restent encore loin d’être réalisé, ce qui appelle les partis politiques à se rapprocher les uns des autres et de sacraliser l’intérêt général pour construire un Etat de droit dans le débat bien sure et parfois dans l’interpellation.

2- Des nouvelles actions de débat et de communication
Face à des actions politiques saisonnières, opportunistes et déconsidérés par la population, certains militants des partis politiques ont commencé à développer de nouvelles actions de communication à travers les réseaux sociaux en plus de la présence de proximité pour aider les citoyens à résoudre leur problèmes de quartiers.
Cependant, le rassemblement des citoyens se fait par le biais de l’action culturelle pendant le mois de ramadan et l’été, ou à la veille des élections mais sans plus-value.
Sur un autre volet, certains partis politiques que ce soit du gouvernement ou de l’opposition commencent à soulever des problématiques qui ont resté trop longtemps en suspend en expliquant leurs visions de la réforme telle que la question épineuse de la caisse de compensation, la réforme de la fonction publique, ou l’emploi et le système éducatif pour l’adapter au besoin du marché, et aussi la recherche scientifique …en passant par des propositions sur la légalisation de la production du cannabis.
Mais , il ne faut pas nier que certains partis politiques ont véritablement une mécanique électorale et politique bien rodée qui exécute un programme d'activité annuel et présente dans le temps et dans l’espace à travers des associations du quartier et les d'organisations affiliés (les syndicats ouvriers, les mouvements de jeunesses, de femmes, des cadres et professions libérales) qui servent du relais entre le parti politique et les citoyens sans attendre la veille des élections pour commencer à travailler.
Dans ce sens, la bataille de recrutement des cadres et des riches pour les préparatifs électoraux des uns et des autres s’annonce rude, ce qui pose sur le tas «le débat sur les critères du choix des candidats » pour hausser le niveau des futurs dirigeants pour les élections prochaines.
Aujourd'hui, ce qui évident sur la scène politique marocaine, la concurrence politique qui s'installe dans un climat de repositionnement insignifiant entre gauche , centrisme et de droite, des mouvances de conservatisme libéral, ou de libéralisme-centriste avec une tendance ou vocation de former des majorités éphémères autour de l’un ou de l’autre.
Sur les sujets de société et l'interprétation de la constitution leurs différences sont tranchées et pris comme moteurs pour essayer de convaincre et de rassembler les électeurs et de redresser leur situation défavorable dans telle ou telle circonscription.
Si le dialogue est toujours bon, il est même une source d’action, les partis doivent impérativement rénover leur approche marketing, car il ne s’agit pas d’être pour ou contre un gouvernement constitué, mais de faire preuve de responsabilité et de trouver des solutions aux problèmes ou une autre alternative à l’action du gouvernement par la force de proposition.
Aussi, lorsqu’un parti présente son programme, il ne peut donner un chiffre, ni la source financière ni même arrêter le plan des réformes qu’il va entreprendre une fois, il fera partie au pouvoir.
On est habitué de voir quatre ou six partis pour constituer un gouvernement incohérent, tandis que les pôles sont absents, ce qui ne peut créer des majorités stables avec un programme d’action et de réforme bien précis, alors que c’est l’attentisme qui marque l’action gouvernementale.
Or, dans un État de droit se sont les partis politiques qui jouent le rôle d’intermédiaire entre les gouvernants et les citoyens où l’extension des libertés individuelles et collectives témoigne de la forte légitimité démocratique du pays qui n’est que l’image de l’enracinement de la culture politique en place, par la force de débat fructueux pour animer la scène politique en vue d’enrichir la portée et la qualité des politiques publiques.

Conclusion

La rationalisation des partis politique et leur régénération ne doit pas passer par l’action locale qui sert de terrain d’affrontement entre tel ou tel parti , mais de chercher les combinaisons possibles permettant de mieux comprendre, les conditions sociales, économiques et politiques de nos territoires, et quelle sont les actions publique susceptibles de changer notre culture et pratique politique pour le bien du citoyen.
Les partis politiques sont appelés davantage à se renouveler, et doivent forcément s’ouvrir pour permettre aux jeunes de s’exprimer et de prendre une part de la responsabilité, et ce n’est que par le biais de la démocratie interne, et aussi par des réformes dans leurs actions et structures.



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