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Nadia BIROUK - publié le Lundi 24 Février à 12:21

Les particularités de la lecture littéraire




La lecture littéraire est une lecture singulière qui nécessite un rapport particulier au texte support. La difficulté de cette lecture réside dans la paresse apparente du texte qui oblige le lecteur réel ou le sujet-lecteur à participer à la construction et à la production du sens. Dans cet article, nous allons traiter les particularités de la lecture littéraire en précisant l’activité du lecteur réel, (le lecteur envisagé ou modèle) qui entre dans une interaction ou dans un système conversationnel via le texte littéraire.



La lecture littéraire

Ce n’est pas facile de déterminer la typologie de la lecture littéraire, de délimiter ses caractéristiques ou ses représentations. D’abord, les textes concernés obéissent à des normes esthétiques et rhétoriques autres que les textes pratiques de tous les jours… Ensuite, la lecture littéraire est liée à sa réception. Le lecteur est dorénavant, responsable de son acte de lecture, parce qu’il est amené à contribuer à la fabrication du sens. En effet, le sens a été depuis longtemps fixé par l’auteur et sa biographie, mais lire c’est surtout, entrer en contact avec un énoncé qui nous est étranger. Il s’agit d’une interaction entre le texte littéraire et les connaissances du sujet-lecteur :

Le « sens » dans la lecture, a longtemps été conçu comme quelque chose de fixe. Il est désormais vu comme quelque chose qui se construit. La lecture littéraire ne consiste donc pas à seulement faire entrer le texte dans la tête : le sens est dans l’interaction entre le texte et les connaissances du lecteur .

La lecture littéraire demande un grand effort physique, mental, visuel, spirituel et une bonne observation. En conséquence, la lecture littéraire ne peut être définie loin du mouvement, du regard et du corps qui entrent en jeu dans l’acte même de la lecture :
Ce volume-ci n’est pas coupé : premier obstacle sur lequel bute ton impatience. Muni d’un bon coupe-papier, tu t’apprêtes à pénétrer ses secrets. D’un large coup de sabre, tu te fraies un chemin entre la page de titre et le début du premier chapitre .

Dans son livre Si par une nuit d’hiver un voyageur, Italo Calvino dévoile les moindres vicissitudes de l’acte de lecture et montre avec précision l’ensemble des réflexes et des attitudes des lecteurs face au texte littéraire. Il a pu durant son ouvrage montrer les particularités de la lecture littéraire qui mettent en collision l’imaginaire, le réel, l’interactif, le fictif et le fictionnel…. En illustrant les réactions conversationnelles qui gèrent la relation du lecteur au texte. Ce champ magnétique dont on ne peut fuir l’attraction :

La Lectrice fait son heureuse entrée dans ton champ visuel, Lecteur, ou plutôt dans le champ de ton attention, ou plutôt c’est toi qui es entré dans un champ magnétique dont tu ne peux fuir l’attraction .

La lecture littéraire, est avant tout, un espace de réjouissance créative dans la mesure où le lecteur doit avoir du plaisir lors de sa réception du texte, pour qu’il puisse développer sa propre stratégie de lire qui diffère selon sa compréhension, ses réactions, ses pulsions et son appréhension personnelle. Néanmoins, il doit avoir une connaissance suffisante des genres littéraires et de leur spécificité ainsi que des critiques susceptibles de faciliter son entrée à l’étude d’une œuvre. La quête du sens bien qu’elle soit un plaisir, elle est aussi un travail de décryptage et de déchiffrage qui éclaire, met en lumière les significations et les insinuations du texte lu :

Si je lis avec plaisir cette phrase, cette histoire ou ce mot, c’est qu’ils ont été écrits dans le plaisir (ce plaisir n’est pas en contradiction avec les plaintes de l’écrivain). Mais le contraire ? Écrire dans le plaisir m’assure-t-il –moi, écrivain- du plaisir de mon lecteur ? Nullement. Ce lecteur, il faut que je le cherche, (que, je le « drague »), sans savoir où il est. Un espace de la jouissance est alors crée .


Cependant, le texte ne peut être un vrai plaisir ou un espace créatif de réjouissance, puisque le lecteur n’est pas toujours capable de comprendre ou d’interpréter un énoncé qui le contredit ou qui lui résiste. Ce qui pose problème parce que la lecture littéraire ne peut avoir lieu sans ces deux composantes, qui sont la compréhension et l’interprétation :
Si la compréhension est construction du sens à partir des éléments explicites et implicites du texte, l’interprétation sera spéculation sur le «pluriel du texte» .

Or, il faut distinguer l’étude de l’œuvre de l’acte de lecture, afin d’éviter de tomber dans l’erreur faite par la critique qui a souvent confondu l’analyse de l’activité de la lecture en elle-même et l’analyse du lu.
Robert Escarpit trouve que l’écriture littéraire résulte d’un ensemble de faits historiques, culturelles qui ont participé à l’extension de l’écriture à l’art . Dans ce cas, le lecteur qui peut déchiffrer ou lire le texte littéraire n’est pas n’importe lequel. Ce qui nous oblige à éclairer un peu le lecteur envisagé ou concerné par cette lecture. L’essentiel est de saisir cette notion du lecteur réel qui détermine désormais la lecture littéraire.


La notion du lecteur réel

La lecture littéraire est liée en grande partie à cette question du lecteur réel développée par les théories de la réception du texte. Et même avant ces théories, les travaux de Gérard Genette donnaient déjà une idée sur les reconfigurations possibles du lecteur au sein du texte à travers l’étude du monde narratif et de la distance, qui accordent une importance éminente au rôle du narrateur et à ses fonctions . Les études de Japp Lintvelt, apporteront un plus, en distinguant et en définissant les diverses instances narratives qui conduisent le texte littéraire : (Auteur-concret-lecteur concret, Auteur abstrait-lecteur abstrait, Narrateur fictif, Narrataire fictif, Acteur-Acteur) .
Cependant, l’idée du lecteur réel n’est mise en relief qu’à partir de Roland Barthes qui a annoncé la mort de l’auteur et qui a parlé d’un sujet lecteur capable de donner une vie, une suite ou une ultime forme au texte écrit :

Le langage connait ’’un sujet’’ non ’’une personne’’, et ce sujet, vide en dehors de l’énonciation même qui le définit, suffit à faire ’’tenir’’ le langage, c’est-à-dire à l’épuiser .

Ainsi, le lecteur concret ou le sujet lecteur devient le centre d’intérêt des nouvelles théories de la réception avec L’École de constance et surtout avec les travaux de Hans Robert Jauss et Iser qui consacreront une grande importance au destinataire .
Néanmoins, Michel Picard fut le premier à introduire le concept du lecteur réel, ce qui provoquera cette recherche intense sur la possibilité de théoriser la lecture littéraire ou d’élaborer une véritable théorie de la lecture. Désormais, le lecteur concerné est celui qui mène une vie réelle, qui tient le livre entre ses mains et qui doit assumer son acte de lecture jusqu’au bout . Ce dernier doit reproduire et compléter un énoncé qui ne peut délimiter la réalité, puisqu’ il est appelé à réagir aux insinuations et aux messages implicites de l’auteur tout en reproduisant les sens, qui devaient participer à sa prise de conscience et à la conformation de soi. Étant donné que la lecture doit être utile, pour changer ou modifier quelque chose dans la manière d’agir et de penser du récepteur :
La lecture, en effet, loin d’être une réception passive, se présente comme une interaction productive entre le texte et le lecteur. L’œuvre a, constitutivement, besoin de la participation du destinataire. Un univers textuel, comme le note Eco, est, par définition, toujours, inachevé .

Des définitions qui essaient de restreindre l’acte de lecture dans sa réception et qui procurent au destinataire un statut particulier. Ce qui pose problème, dans la mesure où il est difficile d’identifier et de représenter le lecteur réel au sein de l’écrit, comme il est difficile d’anticiper sur son horizon d’attente qui peut contrarier l’énoncé et mettre en activité d’autres horizons d’attentes tout à fait complexes :

L'essentiel de la notion est étudié dans Pour une esthétique de la réception, aux pages 49-80. Jauss y définit l' horizon d'attente comme « le système de références objectivement formulable qui pour chaque œuvre au moment de l'histoire où elle apparaît, résulte de trois facteurs principaux: l'expérience préalable que le public a du genre dont elle relève, la forme et la thématique dont elle présuppose la connaissance, et l'opposition entre langage poétique et langage pratique, monde imaginaire et réalité quotidienne » (p. 49) .

En outre, le lecteur réel est pluriel et diffère autant que l’espace et le temps diffèrent, alors que le texte est stable et permanent. Cela explique la polyvalence et la polysémie du texte littéraire, quoiqu’il complique le fait de théoriser la lecture ou de délimiter les types de lecteurs réels. Nous parlons notamment, du lecteur implicite avec Iser, du lecteur novice et du lecteur expert avec Robert Escarpit, de l’archilecteur avec Riffaterre, du lecteur modèle, du lecteur coopérant avec Umberto Eco, du lu, du lectant et du lisant avec Vincent Jouve…. Ce qui prouve que la conceptualisation du lecteur réel n’est pas déterminée, ni précisée d’où la difficulté de représenter ou de démarquer le rôle du lecteur réel et son activité…
Faut-il encore creuser pour développer une nouvelle conceptualisation du lecteur réel ? Quel est le lecteur réel à qui nous avons affaire lorsqu’il s’agit d’analyser une œuvre littéraire ? Ne faut-il pas fixer son type ? Les théories récentes de la lecture ne doivent-elles pas se concentrer sur les représentations et sur les reconfigurations du lecteur réel au sein de l’écrit littéraire ? afin de délimiter et de démontrer son activité ?

L’activité du lecteur réel

Dire que l’œuvre littéraire n’est que sa réception et que le lecteur réel est chargé de compléter, d’interpréter, de réorganiser et de reproduire l’énoncé, met une grande responsabilité sur le dos du sujet-lecteur, qui constitue l’actant agissant d’une communication interactionnelle et conversationnelle sans laquelle la lecture littéraire ne peut avoir lieu. Toutefois, l’activité du lecteur réel est imposée par l’écrit, mise en relief singulièrement dans les énoncés résistants, tels que les écrits butoriens qui poussent ses récepteurs à réfléchir leur acte de lecture et à vérifier constamment leurs connaissances et leurs horizons d’attentes en expertisant la déroute, l’angoisse ou le rejet du texte….
Selon Umberto Eco, le lecteur réel doit actualiser le contenu du texte lu tout en décryptant son mouvement interprétatif fixé déjà par un système coopératif et conversationnel proposé implicitement par le texte écrit :

Un texte est un produit dont le sort interprétatif doit faire partie de son propre mécanisme générique, générer un texte signifie mettre en œuvre une stratégie dont font partie les prévisions des mouvements de l’autre…

Dans ce sens, il faut que lecteur réel ait cette capacité de prévenir une stratégie légitime aux mécanismes mouvementés du texte écrit, afin de parvenir à l’interpréter convenablement. De là, le lecteur est appelé à définir la nature du texte lu et de l’identifier en fonction de ses connaissances et de ses lectures précédentes. Il doit également participer à la construction du sens et à l’interprétation des significations tacites qui traversent le texte :
Tout récit, objet construit et à construire, est un véritable espace à exploiter et se fait dialoguer avec des œuvres qui lui sont antérieures. Il répond à des systèmes idéologiques et esthétiques identifiables qui l’engendrent ou le précédent, ou à des situations historiques et politiques contre lesquelles il peut parfois s’inscrire .

Selon Riffaterre, le lecteur réel ne fait qu’agir via le texte littéraire d’après son expérience intertextuelle. Cela veut dire, que le lecteur réel se réfère dans son interprétation du lu à d’autres lectures et à d’autres interprétations relatives à des œuvres antérieures et postérieures, afin d’établir une relation susceptible d’éclairer le livre lu et de le distancier. Ce qui favorise l’idée ou le signe médiateur qui permet au lecteur de trouver le bon sens ou la bonne interprétation. C’est pourquoi Riffaterre voit que la lecture se base sur l’intertexte et l’interprétant :

L’interprétant consiste plutôt en une idée de signe médiateur, qui chez le lecteur, l’aidant au processus de choisir un intertexte. Riffaterre décrit ce troisième signe médiateur comme un présupposé qui empêche le texte de n’être que la répétition indifférenciée de son intertexte .

D’après Vincent Jouve, la lecture littéraire n’est pas une réception passive, mais un travail interactif, conversationnel et productif, car une œuvre a besoin d’un lecteur ou d’un destinataire dans la mesure où elle présente un univers inachevé. Aussi faut-il préciser que le rôle du lecteur réel est d’achever l’œuvre incomplète, de participer à la concrétisation et à la construction du sens et de pallier le vide ou les lacunes laissées implicitement ou intensivement par l’auteur. Ce dernier ne peut présenter un écrit loin de la réalité, pourtant il ne reconfigure qu’une partie que le lecteur doit compléter, parce qu’il ne peut expliquer une œuvre loin de ses sentiments, de sa culture, de son entourage et de sa réalité auxquels il se réfère constamment dans ses lectures :

La lecture en effet, loin d’être une réception passive, se présente comme une interaction productive entre le texte et le lecteur. L’œuvre a constitutivement, besoin de la participation du destinataire. Un univers textuel, comme le note Eco, est, par définition, toujours inachevé :’’ Non seulement il est impossible de décrire comme complet et le monde réel’’…

Dès l’incipit de l’œuvre le lecteur s’engage à assumer son acte de lecture, un contrat sous-entendu entre l’auteur et le lecteur déterminé par la nature de l’ouvrage lu, oriente la lecture du sujet-lecteur et conduit ses interprétations et ses interactions au texte : « À un niveau très général, l’œuvre définit son mode de lecture par son inscription dans un genre et sa place dans l’institution littéraire .»
Le lecteur réel joue son rôle selon deux réflexes : l’anticipation et la signification. Dès les phrases-seuils du livre, le lecteur construit ses hypothèses de lectures, il anticipe et simplifie ainsi le contenu narratif et ses sens selon ses compréhensions .
Toutefois, les théories de la lecture littéraire ont des limites et doivent retravailler leurs visions analytiques et leurs conceptualisations pour donner à cette lecture toute son ampleur.

Les limites de la théorie de la lecture

Certes la réception des textes a favorisé un ensemble de concepts et d’enjeux théoriques qui essaient de résoudre cette problématique de sens, qui est désormais mise dans les mains du lecteur réel, pourtant cette théorie qui fait l’objet des recherches didactiques actuelles a des limites. Premièrement, responsabiliser le lecteur réel dans l’acte de lecture et surtout apprendre aux destinataires comment faire face à des ouvrages dits résistants, dans le but d’exercer leurs compétences d’interprétation et de déchiffrage- qui diffèrent et se prolifèrent selon leurs acquis et leurs personnalités- ne peuvent vraiment pas donner accès à une véritable lecture littéraire. Une analyse scientifique d’un écrit qui est censé s’établir sur des sens, sur des connaissances et des stratégies d’écritures préalables ne peut être faite suite à des simples directives ou réflexes via le texte :

Premier de tous les risques : le subjectivisme. Le soupçon, on l’a vu, est permanent : qui nous dit que tel chercheur, prétendant dégager le travail du lecteur, ne propose pas in fine sa vision personnelle ?

Deuxièmement, saisir les particularités du texte littéraire et limiter ses caractéristiques n’est pas facile, dans la mesure où la création littéraire ne répond pas toujours aux genres classiques habituels et parler d’écritures résistantes ne veut nullement dire recourir à des livres inconventionnels, ce qui brouille la réception ou la lecture qui se construit en fonction d’un préacquis et d’un bagage antérieur qui constitue l’essence même, des hypothèses de lecture et des sens :
Le structuralisme dans sa double version formaliste et psychanalytique- a mis en évidence : une généralité et une abstraction telles qu’elles ne permettent plus de saisir les particularités d’un texte .

Troisièmement, la théorie littéraire doit encore travailler sur d’autres pistes susceptibles de mettre en pratique des véritables mécanismes scientifiques précises qui donnent au rôle du lecteur réel un élan et une exactitude. Étudier les diverses réceptions enrichit cette polyvalence ou cette polyphonie du texte littéraire, mais il est utile de se concentrer sur le travail du destinataire préféré par les critiques qui est le lecteur Modèle, car il est capable de toucher et de deviner les sens suggérés ou insinués par le destinateur. Dans le cas échéant, il faut faire intervenir d’autres disciplines composant les sciences humaines, afin d’expliquer l’ensemble des types de lecteurs pour étudier et assimiler les particularités ou les réactions de chacun d’eux via le texte littéraire. En effet, il ne suffit guère de signaler leur typologie et leur multitude, mais il faut déterminer leur rôle et leur place tout en donnant une suite à leur production dans la concrétisation et l’élaboration du sens :

C’est aux différentes disciplines composant les sciences humaines (sociologie, histoire, psychologie, etc.) qu’il appartient ensuite d’expliquer comment chaque lecteur assimile cette part intersubjective de la lecture, on le voit, n’en est qu’à ses débuts .

Quatrièmement, nous parlons actuellement de nouvelles pratiques littéraires qui doivent êtres mises en compte au vu de leur importance dans la vie des lecteurs actuels. Ces nouvelles pratiques doivent faire désormais partie de la recherche littéraire puisqu’il nous est impossible de les négliger. Notamment :

[Les] Nouveaux modes d'écriture (la cyberlittérature) : dématérialisation et perte du support imprimé, l'hypertexte de fiction et la génération de textes en ligne, l'écriture collective et permanente / notion d'auteur / interactivité, Genres et nouvelles formes littéraires sur Internet, le prolongement du texte dans le multimédia (formes hybrides), une mise en forme et une typographie modifiables à volonté (déplacement de l'éditeur à l'auteur)
[Les] Nouveaux modes d'accès, de lecture et nouveaux usages : la bibliothèque universelle, la lecture sur écran, temps de lecture, l'unité de lecture : du livre au corpus, parcours de lecture / structure réticulaire, fragmentation des textes et de la lecture, outils d'analyse textuelle, Communautés littéraires, Rapports auteur - texte – lecteur.
[Les] Nouvelles procédures d'édition et de publication : auto-archivage et auto-publication, l'open accès, commercialisation du livre électronique, nouveaux modes de diffusion des revues scientifiques…

Ainsi, ne faut-il pas essayer de travailler dans ce sens, pour déterminer ou moins la nature des textes littéraires à lire ? Pouvons-nous parler d’une nouvelle forme de la lecture littéraire qui est en train de tracer son propre théorie de la lecture technologique et visuelle loin des recherches académiques faites dans ce cas ?

Conclusion

Une véritable théorie de la lecture littéraire doit mettre en relief l’ensemble des mécanismes psychiques, culturels, ludiques, sociohistoriques, critiques, littéraires, conversationnelles, communicatives, interactionnelles, affectives…. afin de développer des concepts authentiques capables de dévoiler l’acte de lecture et ses reconfigurations, ainsi que la construction et la production du sens d’un texte littéraire.
De plus, étudier les différents types de lecteurs, ne peut que nous donner une idée sur des situations non précises de lectures, qui n’aboutissent pas toujours à des analyses de sens ou à des vraies interprétations littéraires.
La didactique ou l’apprentissage de la lecture littéraire met en avantage le texte du lecteur. Ce dernier pour avoir une crédibilité et un poids doit être pris en considération et étudié au même niveau que le texte littéraire.
Donc, le travail sur la lecture littéraire et sur une théorie capable d’éclairer et de mettre à nu son énigme ou son mystère, n’est que dans ses débuts.

BIBLIOGRAPHIE

LIVRES

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.Calvino (Italo), Si par une nuit d’hiver un voyageur, coll. Points, Seuil, Paris
.ECO (Umberto), Lector in fabula, Le Rôle du lecteur, coll. « Livre de poche/Biblio-Essais », 1985.
. Escarpit (Robert), L’Ecrit et la communication, Que sais-je ?, Presses universitaires de France, Le Point de la connaissance, Paris, 1993.
. FALARDEAU (Érick), « Compréhension et interprétation : deux composantes complémentaires de la lecture littéraire », Revue des sciences de l'éducation, vol. 29, n° 3, 2003, pp. 673-694.
.GENETTE (Gérard), Figure III, Seuil, coll. « Poétique », Paris, 1972.
.Gros (Karine), « Deux textes littéraires : deux dimensions culturelles », in Recherches Pédagogiques, N°10. 2004.
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LIENS

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. Hopkins (John), « La Théorie sémiotique de Michel Riffaterre : matrice, intertexte et interprétant », cahiers de Narratologie [En ligne], N°12 Récit et Ethique-mis en ligne le 20 avril 2005. URL : http://narratologie.revues.org/ 37,2005, pp.2-7-8.
. « Théories de la réception de la lecture selon l’Ecole de Constance. », http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_de_la_r%C3%A9ception_et_de_la_lecture_selon_l'%C3%A9cole_de_Constance
.http://www.flsh.unilim.fr/ditl/Fahey/HORIZONDATTENTEHorizonofexpectations_n.html
.http://www.sites.univ-rennes2.fr/urfist/node/147


Tagué : Nadia BIROUK

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