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Fatima-Ezzahra Khadir - MAP - publié le Mercredi 7 Août à 12:30

Les mini-pâtisseries, ces "golden délices" tendance du Ramadan




Casablanca - Sur la table du Ftour, aux côtés des indéracinables bols de harira, dattes, chebbakia et verres de jus, de délicieux chefs d' uvres et gourmandises des artistes pâtissiers s'invitent, de plus en plus et sans façon, dans le quotidien et habitudes alimentaires, pour se tailler une place de choix dans le festin de rupture de jeûne.



Les mini-pâtisseries, ces "golden délices" tendance du Ramadan
Rivalisant avec des concurrents "authentiques", Baghrir (crêpe) et Msemmen (crêpe feuilletée), les viennoiseries "minimalistes", quiches et autres tartelettes s'imposent sur une partie non négligeable de la table du Ftour des Marocains, qui, très attachés à leurs mets traditionnels, se tournent vers les autres gastronomies et goûts. Mettant de côté momentanément les règles de l'alimentation saine et équilibrée dans une échappatoire à la manie des régimes sévères de la saison estivale, les Casablancais ne sont pas très regardants sur tout ce qui touche de près ou de loin la nourriture.

Les "chhiwate", au plus grand bonheur des boulangers-pâtissiers ou des mains talentueuses qui transforment, avec délicatesse, la farine en "golden délices", font couler l'eau à la bouche de ceux ayant l'estomac dans les talons.En prévision du Ramadan, les professionnels mènent un véritable branle-bas de combat pour être d'attaque et répondre à la demande croissante d'une clientèle exigeante en quête d'un meilleur rapport qualité/prix, bon goût mais surtout du nouveau.

Approvisionnement, augmentation du nombre d'employés et aménagement, si besoin est, des lieux. Rien n'est laissé au hasard. Le Ramadan représente une aubaine pour ce secteur en pleine mutation et très concurrentiel avec la floraison de nouvelles enseignes étrangères aux côtés des marocaines. "Ramadan, c'est la haute saison. Les ventes grimpent de 30 pc à 35 pc et atteignent, les dix derniers jours avant l'Aïd, un pic de 50 pc, spécialement pour les gâteaux marocains", a confié à la MAP, Mme Meryem Guergaf, gérante d'une boulangerie-pâtisserie. Les séduits déboursent de 60 dh à 80 dh par jour, entre viennoiseries et salés, et très rarement des millefeuilles, a-t-elle poursuivi, notant que le nombre de beignets vendus monte en flèche avoisinant les 1.200 pièces contre 320 en temps normal."Ramadan, c'est aussi la saison des spécialités marocaines (Msemmen, Harcha, Rghayef) exceptionnellement préparés à la demande des clients, qui préfèrent acquérir, au même endroit, tout ce dont ils ont besoin", a-t-elle fait remarquer, ajoutant que l'innovation et l'anticipation des besoins de la clientèle est l'un des ingrédients de la réussite. "Chaque année, un personnel saisonnier est appelé à la rescousse pour la finition, l'étalage et le ménage, aux côtés d'une cinquantaine de pâtissiers qui s'activent dès 7h30 du matin, pour que tout soit fin prêt dès 13 h. Pour éviter les files d'attente tout en ayant le plus grand choix, les habitués doivent se présenter avant 16h alors que les "retardataires" risquent, dès 18 h, de repartir "déçus" les mains vides, a-t-elle averti.Avec l'approche de l'Aid al Fitr, la "ligne" du 'beldi'' (gâteaux farcis d'amande) bûche même après le ftour, a-t-elle expliqué, précisant que les préparatifs commencent dès le début du mois."Les jeûneurs séduits, en premier, par la forme des mets optent, de plus en plus, pour les mini-pâtisseries. Un choix rationnel qui leur permet de bien agrémenter et, surtout, varier leur panier quotidien de gourmandises, sans pour autant renoncer au pain, cet inamovible de la table marocaine que les plus redoutables des chhiwates ne peuvent détrôner", a déclaré à la MAP, M. Hassan gérant d'une boulangerie-pâtisserie en plein centre-ville de la métropole. "Rehaussée par la saveur des herbes et épices tel que le thym, le poivre ou le basilic, et généreusement garnie de fromage, crème fraîche et charcuterie, la pâtisserie-salée représente un fort potentiel de consommation. Pizzas, quiches, sandwiches et chaussons (viande hachée, poulet ou crevettes), l'art du salé occupe désormais le devant de la vitrine et accompagne, pour ne pas dire concurrence, la pâtisserie sucrée", a-t-il relevé.Les pâtisseries, qui offrent des gourmandises à des prix variant selon le lieu d'implantation, les ingrédients et le goût, ne sont pas les seules à fourmiller et grouiller durant ce mois.Les vendeurs de Msemmen, Harcha, feuilles de brick (ou de pastilla), Batboute, Fekkas et Krachal du marché de Benjdia d'une vingtaine de magasins, à quelques encablures du centre, récoltent leur part de ce marché juteux de consommation avec une large clientèle qu'ils se partagent avec les vendeuses ambulantes qui investissent le trottoir.Ces vendeuses, généralement de milieu modeste et dont le nombre augmente considérablement durant ce mois, s'adonnent à ce genre d'activités pour arrondir leur fin de mois. "Mi" Fatiha, une sexagénaire, fait partie de ces "hadgate" ayant énormément "facilité" la tâche à la marocaine, active ou pas, qui n'aura, ainsi, que l'embarras de choix pour bien garnir sa table. Tout au long de l'année, Sanae, fidèle abonnée de Mi Fatiha, se procure Msemmen et Baghrir mais hésite, cette fois, entre les mini-harcha et les délicieuses crêpes en filaments dites "razat el kadi" ou "rziza" pour rompre le jeûne et satisfaire cette appétence de ses enfants pour lesquels les rzizates riment avec les spaghettis à la marocaine."Faute de temps, Mi Fatiha est là pour me sauver d'autant que les prix sont très raisonnables. C'est une sorte de gagnant-gagnant, toutes les deux nous y trouvons notre compte", concède cette employée qui a du mal à concilier entre ses responsabilités professionnelles et familiales.Mais, elle n'oubliera pas, sur son chemin, de passer dans une pâtisserie pour les cornes de gazelle, makrout et autres gâteaux à servir, le jour de l'Aïd, aux côtés du Msemmen.



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