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Farid Mnebhi - publié le Samedi 17 Mars à 11:20

Les marocains expulsés d’Algérie






Non satisfait d’avoir chassé les français, exterminé les harkis et leur famille, forcé les algériens israélites à quitter le pays, bafoué la culture Kabyle et interdit aux Kabyles chrétiens de pratiquer librement leur culte, les autorités algériennes ont opéré un véritable nettoyage ethnique. Un nettoyage occulté, ou minimisé, évidemment par l’Algérie et sa presse car il constitue, sur le plan des droits humains et des conventions internationales, une violation.
Cet épisode honteux des autorités algériennes n’est en fait que la traduction de la haine de ces mêmes autorités envers les marocains et motivé par des abominables vues anti-marocaines.
J’explicite mon propos.
En ce 18 décembre 1975, jour de l’Aid Adha, une des plus importante fête musulmane, les autorités algériennes de l'époque ont commis l'irréparable : 45.000 familles marocaines, soit plus de 350 000 personnes, installées en toute légalité dans ce pays depuis le 19ème siècle ont été déportées d'une manière brutale et inhumaine après avoir été dépouillées de tous leurs biens et cruellement séparées des leurs, pour ceux issus de mariages mixtes.
Il est à rappeler que ce drame humain est le résultat de la folie de Boumediene et de son ministre des affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika, tous deux du clan d’Oujda et principaux artisans de la confiscation de l’indépendance algérienne et des assassinats des chefs kabyles et du meurtre de milliers de kabyles.
Il est à souligner que cette grave décision, saugrenue et grotesque, est également intervenue en réaction à la marche verte décrétée par feu Hassan II deux mois auparavant, au courant du mois de novembre de la même année.
Cette folle décision a été entérinée par le conseil de la révolution, composé entre autres du général Larbi Belkheir, et de Chadli Benjedid et devait se faire selon un mode opératoire bien précis.
Une longue marche déshonorante conduira ces milliers d’immigrés Marocains d’Alger, d’Oran, Tlemcen, Annaba, Constantine et autres villes algériennes, où ils ont été contraints d’abandonner leurs biens, leurs familles et leurs enfants (pour les couples mixtes qui constituent la majorité), vers les frontières, du côté de la ville d’Oujda.
Ces reconductions à la frontière dans des conditions barbares ressemblaient étrangement à celles des nazis à l’encontre de plusieurs communautés comme les Tziganes de l’Europe de l’Est
Les marocains seront pourchassés et traqués dans tout le territoire, maltraités, arrêtés et emprisonnés dans des camps de concentration. Ils subiront tous les supplices avant de rentrer au Maroc.
Suite à ce drame humain, les autorités marocaines n’ont pas fait subir le même affront à la communauté algérienne qui vivait au Maroc.
Pour mémoire, en 1973 l'Etat marocain avait exproprié des entreprises et des exploitations qui étaient aux mains des étrangers mais n'avait pas expulsé et saisi leurs autres biens personnels. Cette politique se nomme nationalisation et l'Algérie en avait fait de même en 1962, et tous ont été indemnisés, algériens comme français, portugais, italiens, espagnols ou autres.
Il est donc juste de dire que les autorités algériennes ont opéré un véritable nettoyage ethnique à l’encontre des marocains et ce, pour des raisons à caractère uniquement politiques et qui ne se fondent sur aucun matériel historique et qui sont motivés par des abominables vues anti-marocains. Il serait bon aux algériens de fouiller les archives de leur pays et d’interroger les morts et les vivants sur cet épisode.
Malheureusement le drame de cette communauté marocaine reste peu connu à travers le monde, mais ce qui est encore plus grave et choquant, c'est le comportement hypocrite de certains humanitaires et autres responsables politiques qui ne sont pas choqués et inquiets de la situation dans laquelle vivent ces 350 000 personnes ni de celle dans laquelle se débattent les séquestrés des camps de Tindouf.
Pour conclure mon propos, je vous livre une déclaration faite par Nacer, un des fils de feu Mohamed Boudiaf, président algérien assassiné Elle résume a elle seule la cruauté des ces dirigeants et l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’Algérie.
« Quand on disait que la Méditerranée traverse la France comme la Seine traverse Paris, on mentait aux peuples français et algérien. Quand on a essayé d’apprendre au peuple algérien 
que ses ancêtres étaient des Gaulois, on mentait aux deux peuples. Quand on maquillait l’assassinat de Larbi Ben M’Hidi en suicide, on mentait au monde entier. Quand, en Algérie, après l’indépendance, on disait au peuple algérien que sa culture était arabo-musulmane, on lui mentait parce qu’on occultait sa dimension berbère. Quand on lui cachait l’existence de personnalités comme Ferhat Abbas, Mohamed Boudiaf, Aït Ahmed et tant d’autres hommes et femmes, on lui mentait parce qu’on travestissait son histoire contemporaine. Quand on lui disait que la révolution agraire va réussir, on lui mentait parce qu’on exploitait la crédulité des pauvres paysans. Quand on lui disait que l’Algérie sera « le Japon de l’Afrique », on lui mentait parce qu’on n’a pas éduqué le peuple algérien comme l’a été le peuple japonais. Quand on lui disait que le socialisme est la seule voie pour sortir le pays du sous-développement, on lui mentait, parce qu’on disposait des richesses du pays sans le consulter. Quand on lui a dit, en 1991, qu’il aura des élections « libres et honnêtes », on lui mentait parce qu’on ne lui a jamais appris les fondements de la démocratie. Quand on a dit à Boudiaf que les islamistes sont le seul problème de l’Algérie, on lui a menti parce que ses problèmes ont commencé avec l’assassinat d’un homme comme Abane Ramdane. Quand Boudiaf a découvert la mafia politico-financière, l’école sinistrée, la manipulation dans tous les rouages, il a compris qu’on n’a jamais cessé de mentir au peuple. On l’assassine et on maquille son assassinat en « acte isolé ». Cependant, tous les mensonges cités plus haut ont été contraints par la Vérité, comme le sera son assassinat. »


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