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Les familles des disparus en Algérie 'dénonce l’insuffisance des réponses de l'Algérie' sur 61 cas de disparition


MAP - publié le Mercredi 6 Mars 2013 à 13:46


Alger - Le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) "dénonce l’insuffisance et le caractère systématique des réponses du gouvernement algérien" apportées au Groupe de travail sur les disparitions forcées des Nations unies sur 61 cas de disparition forcée (GTDFI).


Les familles des disparus en Algérie 'dénonce l’insuffisance des réponses de l'Algérie' sur 61 cas de disparition
Dans un communiqué, dont copie a été transmise mercredi à la MAP, le CFDA ajoute qu’il "ne peut que s’indigner face aux réponses apportées par le gouvernement algérien au Groupe de Travail sur les disparitions forcées et Involontaires des Nations Unies (GTDFI), qui ont été transmises à l’association le 10 janvier 2013".

"Sur les 61 cas de disparition forcée déposés par le CFDA, le gouvernement algérien n’apporte aucune réponse satisfaisante et ternit au contraire la mémoire des victimes en les classant de manière systématique dans la catégorie Décédés : éléments armés au sein d’un groupe terroriste neutralisés au cours d’opérations antiterroristes", déplore le Collectif.

L’ONG relève que "dans la plupart des cas, il est attesté que la personne disparue a été arrêtée par des militaires, des gendarmes ou des policiers en uniforme, à son domicile ou sur son lieu de travail, souvent en pleine nuit, sous les yeux de la famille, du voisinage ou des collègues. Les personnes disparues ont été vues en vie juste avant leur disparition".

"Face à ces éléments précis recueillis par le CFDA sur la base des témoignages des proches de disparus, le gouvernement algérien se contente d’apporter une réponse systématique et largement insuffisante. Ainsi, il ne fournit aucune explication ou précision sur les circonstances entourant l’opération anti-terroriste, ni sur ce qu’il entend par +neutralisés+ et encore moins sur les faits qui lui permettent de classer la personne disparue dans la catégorie décédés". En outre, le caractère systématique de cette réponse démontre qu’aucun examen individuel des dossiers n’a été effectué, traduisant ainsi le manque de volonté des autorités algériennes de collaborer de manière effective avec les instances onusiennes", souligne le Collectif.

Le CFDA demande au gouvernement algérien "d’apporter une réponse claire et précise aux circonstances des disparitions, en menant des enquêtes effectives, en arrêtant et jugeant les responsables et en assurant une réparation adéquate aux victimes".

Le CFDA "continue également son combat pour l’établissement de la Vérité, pour que les droits des familles des disparus soient respectés et pour que l’impunité autour de ces crimes soit levée. Il déposera ainsi très prochainement devant le GTDFI de nouveaux dossiers concernant des disparitions forcées des années 90, qui viennent de lui être signalés", conclut le communiqué.





Commentaires

1.Posté par Kafka le 06/03/2013 16:58 | Alerter
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Comment ça se fait que la plupart des ONG deviennent subitement sourdes et muettes ? Qu' en pensez-vous madame Kerry ? amnistie internationle , les pseudos humanistes espagnols ? on vous entend plus ! le droit de l'homme est-il devenu un instrument d'injustice , dirigé uniquement contre notre peuple ? L'algérie est-elle devenue une terre de liberté ? Ces dirigeants gouvernent leur pays avec sagesse , comme Ghandi ou Mère Thérésa ?


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