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Yassine Maach - publié le Dimanche 16 Mars à 20:59

Les défis de la régionalisation : Cap sur la région Fes-Boulemane






Le développement socioéconomique de la région Fès boulemane peine à trouver sa vitesse de croisière et à se positionner comme locomotive économique dans le paysage national et méditerranéen, en dépit de sa position territoriale remarquable au centre nord du Maroc, l’influence religieuse dans le nord de l’Afrique et l’Afrique centrale, son positionnement historique comme passage obligatoire du commerce reliant l’Europe à l’Afrique centrale, son rayonnement touristique international et ancestral ;…….

En effet ; La région hormis ses ressources naturelles, son développement humain, sa dotation en infrastructure autoroutière et routière, ferroviaire et aéroportuaire potentielles, climat des affaires, administration de proximité, ... se trouve en perte de compétitivité économique nationale et internationale. Ainsi sur la période 1998 – 2007, la région n’a participé à la création de valeur ajoutée qu’à hauteur de 4,2%, principalement par apport du secteur tertiaire (hôtels et restaurants, services marchants)

L’intégration macro-régionale vers l’Est dans le sens Meknès Séfrou, au sud-ouest par la région de l’oriental et au Nord-Ouest par la région de Taza, ElHoceima, Taounate et Guerssif constitue des opportunités économiques énormes et respectives. La région Meknès-Tafilalt constitue avec la région de Fès boulemane un continuum territorial avec des espaces partagés d’une grande importance économique et attractivité pour les investisseurs marocains et étranger. Les politiques publiques doivent s’orienter vers l’émergence de territoires économiquement spécialisés sur la base d’un marché régional porteur, une meilleur optimisation des facteurs de production, le renforcement des infrastructures et des échanges, la qualification des villes, modernisation du monde rural (électrification et eau potable), création de nouvelle richesse (offshoring), la restructuration et la dynamisation du secteur industriel, la régularisation du secteur commercial, la mise en valeur des atouts touristique culturel et de nature (montagnes), le rayonnement universitaire (recherche/innovation), le développement d’une agriculture durable moderne, etc.

La réussite du processus de la décentralisation engagées, l’édification d’une grande métropole économique tant attendue dans le projet de la mise en place de la régionalisation avancée et par conséquent l’accroissement de la part de la région dans la production de la richesse nationale, se trouve heurté à des contraintes et des problématiques diverses et multiples à savoir les flux migratoires non maîtrisés, l’enclavement physique de vaste étendu du territoire de la région, problématique du foncier, absence d’infrastructure portuaire sur la façade méditerranéenne proche de la région , fuite des capitaux locaux et régionaux vers les destinations émergentes (Tanger), une classe politique électorale peu crédible et dépourvu de compétences nécessaire pour le Maroc prospère pour tous.

Les différentes formations politiques marocaines sont amenées à répondre à leurs obligations et devoirs constitutionnels et se substituer à l’état pour devenir l’acteur et le vecteur principal dans la mise en œuvre de ce projet titanesque qui est la régionalisation avancée. Par conséquent, les Partis doivent impérativement se doter de structures et de centres de recherches politiques innovant, faire émerger une diaspora électorale avertie, visionnaire, capable de répondre à ces variables et multiples défis, et disposant d’outils de planification stratégique aux échelles suprarégionales pour mener à bien une gouvernance à la hauteur du Maroc prospère en mouvement pour tous.


Tagué : Yassine Maach

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