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Lemag - Agence - publié le Samedi 19 Avril à 09:50

Les condamnations de HRW et de RSF fusent sur les autorités algériennes



Washington - Human Rights Watch (HRW) et Reporters sans frontières (RSF) ont condamné les autorités algériennes pour les "pratiques répressives" visant les manifestations et les rassemblements pacifiques, et les agressions dont font l'objet plusieurs journalistes.



Mouvement Barakat
Mouvement Barakat

Human Righ Watch

"Les autorités (algériennes) devraient rompre avec ces pratiques répressives en abrogeant le décret de 2001 interdisant toute manifestation à Alger, la capitale, et en permettant aux personnes d'exercer leur droit de se rassembler pacifiquement partout en Algérie", a souligné Human Rights Watch dans un communiqué.

Cette dispersion violente, a poursuivi HRW, met en lumière les "pratiques répressives habituelles" des forces de sécurité, notant qu'avant la mi-mars, les forces de l'ordre avaient systématiquement bloqué ou dispersé les rassemblements organisés par les mouvements favorisant un boycott du scrutin présidentiel et par d'autres, réunis sous l'enseigne de "Barakat" ("Ca suffit") et opposés à un quatrième mandat pour le président Bouteflika.

Les "Barakat" ou les pro-boycott qui tentaient de manifester à Alger avaient été systématiquement embarqués de force dans les fourgonnettes de police selon la même source.

Plusieurs militants du mouvement Barakat ont décrit à "Human Rights Watch" comment le 16 avril, à 16 heures, ils descendaient l'avenue Didouche Mourad vers la place Audin et la faculté centrale d'Alger où devait avoir lieu le sit-in organisé par leur mouvement, lorsqu'ils ont été empêchés par la police de continuer leur chemin et ont été séquestrés pendant environ une heure dans les cages d'escaliers des immeubles qui donnent sur ou qui sont perpendiculaires à la rue Didouche Mourad.

"Il est grand temps pour les autorités algériennes de réformer en profondeur (leurs) lois liberticides et d'abroger le décret de 2001 interdisant les manifestations à Alger", a conclu Eric Goldstein.

Reporters Sans Frontières

A Paris, l'Association de défense de la liberté de la presse Reporters sans Frontières (RSF) a condamné, vendredi l'agression de deux journalistes algériens du journal El-Watan et d'un photographe français pour le même quotidien, qui ont été "pourchassés et menacés de mort" par six hommes dans un véhicule.

RSF précise que les trois hommes ont été agressés jeudi, alors qu'ils enquêtaient sur des fraudes électorales à Khenchla dans le Nord--Est du pays.

"Reporters sans frontières condamne cette agression et exhorte les autorités algériennes à mener une enquête sur cette affaire et à permettre aux journalistes d'exercer leur fonction dans des conditions sécuritaires satisfaisantes", souligne l'association dans un communiqué.

L'attaque s'était produite après que les journalistes ont quitté la permanence du principal rival d'Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis où des rapports leur ont été remis sur plusieurs cas de fraude, précise RSF.

Les journalistes étaient chez le chef de cabinet de la wilaya. Ce dernier était "très gêné par nos questions, notamment sur les bourrages d'urnes et les expulsions des représentants de Benflis des bureaux de vote", a indiqué l'un des journalistes agressés.

Abdelaziz Bouteflika a été réélu vendredi pour un quatrième mandat avec près de 82 pc des voix. Son rival, Ali Benflis, conteste d'ores et déjà les résultats et dénonce des fraudes.

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