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Kamal Mansour - publié le Jeudi 6 Mars à 16:09

Les cafés de chicha entre le marteau des exactions policières et l'enclume des confusions administratives




Une scène récente et pour le moins grave de conséquences, au moment même où des policiers avec moyens automobiles sont mobilisés dans une opération soit-disant d'ssainisement dans un café de chicha, une femme se fait agresser au coin de la même rue.



Pour ce fait une question s'impose avec force: le citoyen, à -t- il le plus besoin d'une sécurité visible et efficace sur la voie publique, ou de ces mascarades et mises en scène dans des lieux somme toute publics qui ne constituent nullement une menace directe et sérieuse à  la sécurité publique ?

En effet, Depuis  quelque jours les services de police de Casa Anfa se livrent au même  jeu confus consistant à opérer des descentes dans des cafés pour des motifs relevant de l'imaginaire.

Lors de ces descentes bâclées et dénotant beaucoup d'improvisations, ces policiers se contentent de contrôler les identités des clients et de faire quelques pointages de sécurité, avant d'embarquer quelques narguilés et autres ustensiles.

Toute cette histoire de campagnes policières  épisodiques contre les cafés de chicha, focalisant notamment sur ceux situés dans le centre ville de Casablanca, donne à penser. Parce qu'au même moment les débits de boissons de Ain Diab ne sont nullement touchés par ces descentes de police.

Comme s'il avaient un sauf-conduit tacitement délivré pour avoir l'exclusivité de servir le narguilé et de fructifier ainsi leur commerce, en contrepartie d'une générosité gratifiante et obligé.

Les véritables dessous et objectifs des ces campagnes policières    contre une pratique faussement diabolisée, au point de la considérer  comme illégale et interdite seulement au centre ville de Casa Anfa, et curieusement tolérée ailleurs dans le même district de police, restent évidemment obscures.

Obscures d'autant plus que les motifs restent discutables; le tabac ou m3assal est légalement vendu dans les bureaux de tabac et sa vente est maintenant autorisée par Altadis, héritière de l'ancienne Régie des tabacs. 

Comble de l'absurde, l'Etat marocain récupère des taxes sur chaque kilo de m3assal Fakher vendu dans ces bureaux de tabac, via l'Administration des Douanes.

D'autres part, les narguilés sont exposées et vendues au vu et au su de toutes les autorités locales et services de police.

D'autres langues parlent naïvement  de lutte contre la prostitution. 

Sur ce sujet il est notoirement connu que  la zone de Ain Diab constitue le noyau dur de tous les vices imaginables et imaginaires; on y trouve toutes sortes de dérives et délinquances; prostituées, homosexuels, proxénètes, vendeurs de drogues et voleurs s'y adonnent à leurs activités dûment illégales et punissables par la Loi.

Une question; si fumer ou servir une chicha est illégal, pourquoi on ne présente pas les contrevenants devant les tribunaux et pourquoi ils ne font pas l'objet d'une condamnation ?

Tout au plus se contente -t- on d' une opération de contrôle d'identité pour tant de moyens policiers mobilisés. 

Evidemment, la suite de ces mises en scène est connue et négociée en billets sonnantes et trébuchantes. Il est connu que le domaine des cafés de chicha génère beaucoup de corrupteurs et de corrompus, notamment  pendant la période de ces campagnes policières où la mise est généreusement augmentée.

Ce qui précède est véridique et connu de tout le monde. Il suffit de faire des investigations approfondies pour en évaluer l'ampleur. Des villas luxueuses sont construites par des personnes touchant des salaires relativement moyens.

Enfin,   à méditer :   Tout récemment un rapport des Nations-Unies vient de brosser un tableau noir sur les libertés individuelles et collectives et les droits de l'Homme au Maroc. Ce rapport a précisément souligné la facilité avec laquelle un policier peut interpeller et arrêter une personne sur la voie publique.
 


Tagué : Kamal Mansour

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