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MAP - Aziz Lamsayeh - publié le Mercredi 8 Octobre à 16:42

Législatives en Tunisie: La campagne électorale se déroule dans un climat terne



Tunis - La campagne électorale pour les élections législatives en Tunisie se poursuit dans un climat terne, marqué par les festivités de Aid Al Adha, qui ont limité son rythme et son ardeur, dans l'attente du 26 octobre, le jour de ce scrutin, très attendu qui donnera lieu au premier parlement et gouvernement permanents dans le pays depuis la destitution de l'ancien président Zine El Abidine Benali en janvier 2011.



Ces élections connaitront la participation de 1.327 listes, entre partisanes, indépendantes et de coalition, réparties sur 33 circonscriptions (dont 6 à l'étranger), pour pourvoir les 217 sièges du parlement tunisien.

Le nombre de Tunisiens inscrits sur les listes électorales pour les élections législatives et présidentielles s'élève à 5.236.244 personnes, dont 311.034 établis à l'étranger, selon les statistiques de la Haute Instance indépendante pour les élections.

Le scrutin du 26 octobre intervient dans le cadre de la deuxième Constitution du pays adoptée en janvier dernier, qui accorde de larges pouvoirs au parlement et au chef du gouvernement contre des attributions limitées pour le chef de l'Etat.

Selon les observateurs, la campagne électorale a démarré en douceur, dans un climat pluvieux marqué par les festivités de Aid Al-Adha, ce qui a limité les déplacements des candidats et des citoyens en général. Elle s'est limitée, jusqu'à présent, au collage des affiches électorales d'un nombre réduit de candidats comparativement aux milliers de listes en lice.

La campagne a été entachée par certains dépassements concernant notamment l'affichage de certaines listes dans des endroits non appropriés, ce qui a poussé la Haute Instance indépendante pour les élections à émettre des avertissements à l'encontre des candidats contrevenants, selon les observateurs, qui n'ont pas manqué de souligner également l'absence de meetings électoraux et de réunions pour présenter les programmes électoraux des partis, en conformité avec les règles fixées par la loi.

Plusieurs candidats ont saisi également l'occasion de Aid Al-Adha pour visiter les bidonvilles et procéder à "la distribution de l'argent et des cadeaux aux citoyens, soulignent des observateurs, qui ont averti contre l'usage de "l'argent politique" dans l'opération électorale.

Par ailleurs, les chaînes de télévision et les stations radio ont commencé la diffusion des programmes des candidats qui mettent l'accent sur la promotion de l'économie du pays, la réduction des disparités sociales, la création de conditions favorables pour le développement régional et la lutte contre le "terrorisme".

Les ministères tunisiens de la Défense et de l'Intérieur avaient annoncé l'intention de groupes terroristes en relation avec "Al Qaida" d'organiser des attaques terroristes" ciblant le processus électoral dans le pays, chose qui a poussé le Premier ministre, Mehdi Jomaa, à convoquer l'armée de réserve pour sécuriser l'opération électorale.

En 2013, le pays avait connu une forte crise politique après l'assassinat de deux dirigeants de l'opposition et des membres de l'armée et des services sécuritaires dans des attaques attribuées par les autorités au groupe "Ansar Al-Charia en Tunisie", associé à "Al-Qaïda".

La crise avait également précipité le départ du gouvernement de Hamadi Jebali, ancien secrétaire général du mouvement Ennahda, formé suite aux élections de "l'Assemblée nationale constituante", (chargée d'élaborer une nouvelle constitution), qui ont eu lieu le 23 octobre 2011, et celui de Ali El-Arrayed, l'actuel secrétaire général du mouvement Ennahda qui a cédé la place, après sa démission début 2014, au gouvernement non partisan dirigé par Mehdi Jomaa.

Selon les résultats des sondages effectués, récemment, les partis du "Mouvement Ennahda" et de "Sawt Tounes" (la voix de Tunisie), fondé en 2012 par l'ancien Premier ministre, Béji Caïd Essebsi, sont les mieux placés pour remporter ces élections législatives.

Le gouvernement de M. Caïd Essebsi avait dirigé le pays durant la première phase de la transition qui a suivi la révolution et a organisé les élections de l'Assemblée nationale constituante, durant lesquelles le mouvement Ennahda a remporté 37 pc des voix.

En Tunisie, la campagne électorale est encadrée par un ensemble de principes et règles fixés par la loi organique sur les élections et le référendum. Il s'agit notamment de la neutralité de l'Administration, des lieux de culte et des établissements d'enseignement. Toute forme de propagande électorale y sera ainsi prohibée, tout comme l'apologie de la haine, de la violence, du fanatisme et de la discrimination, avec à la clé, la garantie de la protection de la vie privée et des données personnelles des candidats.

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